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Bienvenue dans le chemin de croix de Dakar !

NETTALI.NET - On ne peut pas dire que Dakar soit un modèle de propreté tant le spectacle que sa région offre est désolant. La pluie a fini de semer le désordre avec son cortège de crasses et de saletés. Les flaques d’eau sont partout, les eaux stagnantes mélangées avec du sable et de la poussière, ont fini de rendre le sol boueux. De la gadoue, il y en a presque partout. L’on se demande finalement s’il y a quelque part dans cette région, un système de canalisation ?


Rédigé par leral.net le Jeudi 3 Septembre 2009 à 21:40 | | 0 commentaire(s)|

Bienvenue dans le chemin de croix de Dakar !
Tout ce qui reste encore de route décente, est bouffé par les eaux de pluie stagnantes. Il y a quand même, n’exagérons pas quelques routes qui tiennent encore la... route : la route des Almadies, celle des "VIP", celle du centre ville autour de la place de l’indépendance, qui avait connu des inondations il y a quelques années, l’ancienne piste… Et pourtant, on est très loin de ces tornades que connaissent les pays traversées par des ouragans.

Mais malgré tout, partout où elle tombe, l’eau stagne et forme de "petits bassins de rétention". Et l’on se demande finalement si notre destin est de continuer à regarder chaque année le même spectacle se dérouler sous nos yeux ?

En effet, les années se suivent et se ressemblent et le décor reste identique. Refus du progrès ou alors sorte d’amnésie qui s’est emparée de nos dirigeants. Et l’on se pose la question de l’utilité de l’Onase ? Et celle de l’Agence autonome des Travaux routiers ? A-t-on seulement songé à revoir le système de canalisation ou de construction des routes ? C’est vrai que dans un pays où, la planification, la rigueur et le souci de bien faire, un pays où règne l’anarchie la plus totale, le résultat ne peut être que celui-là.

Pour en tout cas être édifié sur l’état de dégradation avancée des routes et la saleté qui s’est confondue à l’environnement, il suffit de sillonner la région de Dakar pour se rendre compte qu’il ne reste presque plus de route digne de ce nom, ni d’espace convivial : les deux voies de Front de terre, celles de Liberté 6 en allant vers le camp pénal, la route de Grand Yoff qui mène vers le pont de la Patte d’Oie, tout est rongé par les eaux de pluie ; Colobane, Derklé, PAI vers la Cité Fadia, Parcelles assainies, la route de la poste Thiaroye qui mène vers Dakar, Pikine Rue 10, Texaco Pikine, Tally Boubess Pikine, Tally Icotaf Pikine, Thiaroye, Yeumbeul, Médina Gounass, la route en face de la police de Guédiawaye, la liste n’est pas exhaustive, mais que de routes cassées et de nids de poule !

Alors on se demande légitiement si vivre dans un environnement dégradé ou rouler sur des routes décorées par les nids de poule, n’est pas finalement un choix de vie, voire une fatalité ?

La solution est-elle alors de toujours attendre au fil des années, la fin de la saison des pluies pour oublier ce spectacle, ou alors colmater les brèches en donnant l’impression de retaper les routes ? Dans le second cas, ce sont des dépenses pour rien car le prochain hivernage recommencera son "travail de destruction".

S’il y a en tout des sénégalais qui souffrent de cette situation, ce sont bien les automobilistes, eux qui en ont vraiment pour leur argent. Car entre les taxes qu’ils paient, les amortisseurs ou rotules cassées, et les frais de tôlerie, le porte monnaie s’amenuise chaque jour dans ce champ de ruines et de désagréments que constitue l’environnement de cette région de Dakar.

Lorsqu’on y ajoute les moustiques, les coupures de courant, les inondations et le Ramadan, le cocktail ne peut être qu’explosif. On imagine ce que l’enfer doit être même si on n’y a jamais mis les pieds , mais à y regarder de près, on n’en est pas finalement très loin.
- Par Nettali -






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