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Bignona : une "importante quantité" de chanvre indien saisie à Néma

Des militaires ont procédé à une "importante saisie" de charbon de bois et de chanvre indien contenu dans 46 sacs et des bidons, dimanche à Néma, dans le nord du département de Bignona (sud), au cours d'une opération de sécurisation, a appris le correspondant de l'APS, lundi à Ziguinchor.


Rédigé par leral.net le Lundi 21 Avril 2014 à 22:08 | | 0 commentaire(s)|

Bignona : une "importante quantité" de chanvre indien saisie à Néma
La drogue saisie est composée de 46 sacs de chanvre indien déjà conditionnés, en plus d’un fût d’une capacité de 50 litres remplis de ce stupéfiant, a précisé le commandant de la zone militaire 5, le colonel Cheikh Wade, lors d'un point de presse.

Les militaires ont également découvert un sac de 50 kg et 3 bidons de 5 litres remplis de graine de semence de chanvre indien. S’y ajoute une importante quantité de charbon de bois, une tronçonneuse, 4 vélos et une moto.

Au total, 8 personnes ont été interpellées pour les délits de culture de chanvre indien et exploitation illicite de bois. Sur les 8 personnes interpellées figurent un Sénégalais, cinq Guinéens de Conakry et deux Gambiens, a indiqué le colonel Wade.

"En fait, c'est une maffia. Ce sont des gens qui viennent s'installer à côté des villages pour exploiter le bois. Mais, en arrière-plan, ce sont des champs de chanvre indien qui s'étalent à perte de vue. En tout les cas, nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour arrêter ces activités illicites", a-t-il déclaré.

"Sur le terrain, pendant toute la matinée, nos hommes ont eu à détruire de vastes champs de chanvre indien. Ils ont aussi eu à brûler des quantités importantes qu'ils n'étaient pas en mesure de transporter", a confié le commandant de la zone militaire 5.

"C'est inacceptable. Nous agirons en conséquence avec tous les moyens pour mettre un terme à ces activités illicites", a-t-il martelé, en allusion à l'ampleur de la culture de chanvre indien dans la zone.

"Aujourd'hui, beaucoup de populations sont détournées de force ou de gré vers ces activités illicites, alors qu'elles ont toujours gagné leur vie dans la dignité", a-t-il déploré

"Donc, il n'est pas acceptable que les terres fertiles et bénites de la Casamance soient transformées en zone de culture d'une plante maléfique à tout point de vue", a fait valoir le colonel Cheikh Wade.

"Il est clair que certaines bandes armées agissent de connivence avec ceux qui travaillent dans cette activité-là pour renforcer leur logistique et probablement faire durer malheureusement le conflit", a-t-il souligné.

Selon le commandant de la zone militaire numéro 5, les forces de sécurité et de défense vont agir de concert pour bien maitriser cette "activité intolérable" dans cette zone frontalière de la Gambie.

"Nous avons compris depuis très longtemps d'ailleurs que c'est la principale racine du mal. Et pour arrêter un mal, il faut l'arrêter à sa source. En tous les cas, c'est un des éléments qui font que pour ramener la paix dans cette zone, il faut faire beaucoup d'efforts dans ce sens-là", a assuré le colonel Cheikh Wade.






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