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Blocus de la transgambienne : Me Mame Adama Guèye appelle les transporteurs sénégalais à la retenue


Rédigé par leral.net le Mardi 19 Avril 2016 à 09:51 | | 3 commentaire(s)|

Le blocus de la frontière entre le Sénégal et la Gambie occupe toujours le devant de l'actualité au vu de la sensibilité de la question. Après les les commerçants et transporteurs Dakar/Banjul, la plateforme "Avenir Senegaal Bi Nu Begg", regrette le blocus de la frontière entre les deux pays voisins. Elle note qu'"au moment où partout dans le monde les pays lèvent les frontières pour bâtir des espaces de co-prospérité et de co-développement entre les peuples, rien ne peut justifier que les peuples sénégalais et gambiens soient privés du droit de circuler librement dans leurs territoires artificiellement séparés par les puissances coloniales". Pis, souligne Me Adama Guèye et Cie, "pour le Sénégal, le fait d’avoir laissé les syndicats de transporteurs prendre le leadership de la communication et de l’action est une erreur politique". La plateforme politique pense que "les relations entre Etats voisins sont trop sérieuses et trop sensibles pour être laissées entre les mains de corporations professionnelles. Un syndicat de transporteurs ne peut avoir la prérogative de faire fermer une frontière entre Etats et priver d’autres citoyens du droit de circuler". C'est la raison pour laquelle elle "appelle les transporteurs à la retenue et les invite à comprendre qu’ils ont le droit de boycotter le territoire gambien mais ils n’ont, en aucun cas, le droit de bloquer le passage de la frontière".

La Plateforme lance aussi un appel au Président Macky Sall "pour qu’il agisse sans délai pour la réouverture de la frontière. "Car ce sont les deux peuples qui ressentent la souffrance engendrée par le blocus. Entre la Gambie et le Sénégal, la coexistence ne doit pas être définie par les structures existantes établies par les maîtres coloniaux. Les valeurs et les traditions de nos ancêtres qui nous lient devraient guider nos relations", dit-il ajoutant que "le différend actuel ne doit pas être vu comme un combat de lutte où l’un chercherait à terrasser l’autre, mais comme un malentendu ponctuel qui doit être dépassé dans les meilleurs délais".






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