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Boko Haram et polisario un seul et même danger pour l’Afrique

le 12 Mai 2014 à 18:53 | Lu 218 fois

Il convient de rappeler que terrorisme n’est pas lié à l’Islam. Il a existé, et existe toujours, dans les sociétés européennes, asiatiques et américaines où il a développé, et perfectionne encore, tout son art morbide. Ce terrorisme n’avait que très peu de lien avec la religion, il était plutôt politique.

A la fin du XXème siècle est née une nouvelle forme de terrorisme, qui lui est à connotation religieuse, particulièrement sioniste puis islamiste.

Le terrorisme jihadiste islamiste a pour lieu de naissance l’Afghanistan et avait pour objectif de bouter les russes hors de ce pays. Ce à quoi s’attela Oussama Ben Laden avec l’aide des occidentaux et des Etats-Unis et les recrues venues du Moyen-Orient, d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique pour s’embrigader sous la bannière d’Al Qaïda.

Ces recrues, une fois la guerre d’Afghanistan terminée et la mise hors la loi du groupe Al Qaïda par la communauté internationale, retournèrent dans leur pays respectif pour y créer des cellules terroristes, y mener des actions terroristes et tenter d’instaurer un Etat islamique inféodé à Al Qaïda.

Aujourd’hui, les groupes les plus actifs et dangereux se trouvent en Afrique, notamment en Algérie, dans la bande sahélo-saharienne, en Somalie et au Nigéria, où ils tentent de reconstituer un nouvel Afghanistan, mais cette fois-çi à l’échelle continental et surtout face à l’Europe où ils disposent d’appuis solides prêts à agir au premier commandement.

Sur l’ensemble des groupes terroristes jihadistes qui sévissent en Afrique deux seulement se distinguent par leur mode opératoire et leur phraséologie.

Le Boko Haram et le polisario. Je dis bien le polisario, bien que des ONG’s, Associations, élus, dirigeants de pays s’obstinent à ne pas le reconnaître en tant que tel et, qui plus est, est membre de l’Union Africaine et soutenu diplomatiquement par le Nigéria, aujourd’hui à la une de la presse mondiale et soutenu par la communauté internationale suite au rapt immonde de près 300 jeunes lycéennes.

Des lycéennes, qui seront vendues comme esclaves, mariées de force, mises dans les circuits internationaux de la prostitution ou serviront d’objets sexuels pour les militants de ce groupe terroriste nigérian Boko Haram.

Ce groupe terroriste, de son vrai nom le Groupe de la Loi pour la Prédication et le Jihad, dirigé par un alliéné mental qui répond au nom d’Abubakar Shekau, ne s’attaque pratiquement jamais aux ressortissants ou intérêts étrangers et son modus operandi est identique à celui du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, le fameux GSPC algérien, une création du DRS, qui se transforma par la suite en AQMI.

D’ailleurs nombre de cadres de Boko Haram ont reçu des entrainements en Algérie, particulièrement à Tindouf auprès des éléments du polisario et des experts du DRS.

Ceux sont les instructeurs du polisario et du DRS qui ont inculqué aux stagiaires du Boko Haram l’ABC du terrorisme non pas islamiste, comme le font les autres groupes qui sévissent dans la région, mais criminel pour s’attaquer à la population locale en kidnappant les fillettes et les garçonnets pour en faire des objets sexuels, des esclaves et les vendre comme les pratiquaient le GSPC et le GIA algériens, deux créatures immondes du DRS qui ne s’attaquaient qu’à la population locale.

Une pratique très bien rôdée par le polisario, une organisation terroriste criminelle et mafieuse qui pu rentabilser son extra-territorialité en soumettant à l’esclavage des centaines de sahraouis marocains, prostituant des milliers de jeunes filles et garçons à Cuba, en Libye et en Algérie et, contre monnaie sonnante et trébuchante, en portant secours à l’ex-président Kaddafi et en renforçant les hordes terroristes islamistes qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne.

Autant la réaction internationale au rapt de ces jeunes filles nigérianes et la poursuite de la mobilisation pour les libérer des mains de Boko Haram sont réconfortantes autant le Black out sur le sort, non pas de 300 enfants, mais de milliers bambines et bambins sahraouis est révoltant.

Ne pourait-il pas y avoir une même mobilisation pour les libérer de leurs proxénètes cubains ainsi que leurs parents des mains de leurs kidnappeurs de dirigeants algériens ?

Dans les deux cas, il est hors de question de faire un quelconque rapprochement avec l’Islam car ces pratiques sont illicites et jugées hérétiques par les Doctes de la foi Musulmane.

Des pratiques exercées par des illuminés anachroniques qui entretiennent la haine contre l’Islam et portent atteinte à la sécurité des populations africaines et par ricochet à celles d’Europe et d’Amérique.

Pour conclure, ce drame nigérian, à portée internationale, amène la question triviale suivante : comment est-il admissible que le pouvoir nigérian puisse t-il soutenir le polisario, connu pour ses liens étroits avec le terrorisme et la criminalité transnationale, et ne pas assurer la sécurité de ses propres citoyens et de son pays ?

La réponse est toute simple en soutenant le polisario, les dirigeants nigérians ont ouvert grandes toutes les portes de leur pays à cette forme inédite du terrorisme. Un grand pays africains, qui plus est présidait il y a un mois Conseil de Sécurité de l’ONU.

Il serait temps que les habituels zélés défenseurs des Droits de l’Homme se mobilisent sur la question des séquestrés sahraouis marocains à Tindouf, demandent le retour à leurs parents des enfants vendus à Cuba et ouvrent un corridor humanitaire sécurisé pour permettre le retour dans leur pays qu’est le Maroc des populations sahraouies embastillées dans les mourroirs de Tindouf.

Tant que l’organisation criminalo-terroriste polisarienne survivra, avec la haute bénédiction des dirigeants algériens, il est clair que le continent africain restera sous la menace d’actions terroristes. Une menace qui est déjà lourdement présente en Europe et sur le continent américain.

C’est pourquoi, autant l’acte de Boko Haram envers les fillettes est ignoble, autant celui du polisario et des dirigeants algériens envers les sahraouis marocains est vil et abject.


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