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Bravo et adieu Benno ! ( Par Babacar Justin Ndiaye)

« Messieurs, l’Angleterre est une île » répétait inlassablement et ironiquement Jules Romains. Preuve que les évidences n’ont pas toujours eu la vertu escomptée de rendre inutiles les loupes et les microscopes. Car il y a encore des Sénégalais que trouble la persistante difficulté à désigner un candidat unique (synonyme de consensuel) au sein du mastodonte de l’opposition.


Rédigé par leral.net le Jeudi 3 Novembre 2011 à 10:54 | | 15 commentaire(s)|

Bravo et adieu Benno ! ( Par Babacar Justin Ndiaye)
Et pourtant, avec ou sans un scanner, il est aisé de comprendre que Benno Siggil Sénégal est – nonobstant le vocable ouolof à tonalité unitaire –  une coalition. Traduction : une constellation de formations politiques. Toutes souveraines avant, d’être, dans un contexte précis, coalisées. 
En clair, Benno est le fruit de circonstances politiques, à l’émergence desquelles son adversaire (le régime libéral) n’est pas étranger. Loin s’en faut. En effet, deux raisons ont fortement accéléré ce regroupement qui a fonctionné, d’abord comme un parapluie. Et ensuite en tant que char d’assaut (électoral) contre la majorité présidentielle.

Premièrement, Benno a été une impérative trouvaille pour la survie de l’opposition face à la stratégie d’anéantissement concoctée par Wade. Singulièrement au lendemain de la présidentielle de février 2007. Et, surtout, après le boycott des législatives qui a laissé les coudées (parlementaires) franches au parti du Président de la république. Une stratégie qui a culminé avec les signes avant-coureurs du fameux mode de dévolution monarchique du pouvoir. A vue d’œil, le Parti démocratique sénégalais (Pds) a entamé sa mue vers le Parti dynastique sénégalais ; non moins Pds. Une perspective fatale, aussi bien, pour la démocratie que pour l’opposition.

Deuxièmement, Benno a eu l’intelligente démarche qui a consisté à prendre en charge la colère et les frustrations découlant des délestages, des inondations et de la lancinante demande sociale. Autant d’affres qui ont été politiquement bien captées et électoralement transformées en gains partagés, lors des locales de mars 2009. Il s’y ajoute le rôle considérable joué par Benno dans l’avènement et le déroulement des Assises qui, tel un antidote, ont empêché le naufrage de l’opposition dont le boycott des législatives avait brutalement planté le décor.  
Ces missions fondatrices étant entièrement accomplies, Benno a atteint ses limites objectives. Comme toute coalition, Benno a son heure de vérité qui est sur le point de sonner à l’horloge de 2012. Ce qui n’est pas sans effets dissolvants ; puisque les intérêts et les destins de plusieurs partis ne peuvent pas être comprimés dans un cadre. Large et souple soit-il.

Par ailleurs, la facilitation pilotée par des chefs de partis membres de Benno, est vouée à la lenteur. Pire elle suscite des persiflages de la part de gens qui trouvent surréaliste que les partis nains de Benno (Msu, Pit et autre Ld) jouent les locomotives censées tirer les géants vers la solution idoine. Or sur l’échiquier comme sur le ring des boxeurs, c’est le poids qui do offre la voix au chapitre ici ; et fait la différence là. Mais au Sénégal, les mœurs politiques sont franchement…sénégalaises.

Du Ps ou de l’Afp, qui doit être le navire-amiral de la flotte – pardon ! – de la coalition ? Voilà la question incontournable qui irrite et… délite Benno. A juste titre. Car l’enjeu de 2012 brasse et malaxe beaucoup de considérations et de motivations. Notamment pour les deux poids lourds de Benno : Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse.

Le leader de l’Afp est condamné à livrer la bataille (électorale) du destin. Niasse ne saurait passer sa vie à faire des rois, sans être roi. En mars 2000, il avait couronné Wade du diadème de ses 17 %. S’il intronise Tanor en 2012, il aura été l’éternel faiseur de rois. Ce qui est politiquement aberrant. 

De son côté, Ousmane Tanor Dieng a déjà collectionné deux défaites : principalement en tant que candidat en 2007 ; et subsidiairement en sa qualité de directeur de campagne de Diouf. Malgré son âge moins élevé que celui de Niasse, le Secrétaire général du Ps sait intimement qu’il s’apprête à livrer son ultime combat électoral. De nos jours, la social-démocratie, partout dans le monde, s’accommode mal de tout phénomène de fossilisation dans les instances dirigeantes. Le Ps français vient d’en administrer une éclatante leçon, avec ses fantastiques primaires. Et Tanor est suffisamment averti pour savoir que des camarades loyaux (et valeureux) piaffent d’impatience derrière la porte.

Enfin, la position rigide du Parti socialiste s’explique par le fait que Tanor n’entend pas être historiquement le premier responsable socialiste, depuis 1948, (Bds, Ups et Ps confondus) auteur du sabordage électoral de son parti. Une place peu enviable lui serait alors réservée dans les manuels d’Histoire. Inacceptable pour le successeur de Diouf à la tête du Ps. Bref, 2012 positionne les patrons de l’Afp et du Ps, à la croisée des chemins : l’âge d’or présidentiel ; ou le cimetière politique.  

En définitive, la première erreur aura été de propager la théorie (discutable) suivant laquelle, seule la candidature unique peut venir à bout du virtuose Wade. Aujourd’hui, l’impasse assez prolongée dans la désignation du candidat consensuel de Benno, a déjà fait des dégâts dans l’opinion publique. Qui forme, par ricochet, une grande partie du corps électoral.

La seconde erreur aura été le surgissement encouragé d’une mystique de Benno Siggil Sénégal. Les militants et sympathisants de  toutes formations membres de Benno ont longtemps vibré à l’unisson. Donc à la quête de l’unité organique. Au point de l’intérioriser psychologiquement. Or Benno n’est pas plus qu’un agrégat d’intérêts condamnés à se désagréger.  

Sans trop s’éloigner du sujet, on peut rappeler qu’une coalition militaire a également son heure de vérité. « On ne se bat bien que sous le drapeau national » disait le Général De Gaulle. Les casques bleus qui évoluent sous la bannière de l’Onu (un peu moins de 200 Etats membres) n’ont jamais été plus efficaces qu’une armée nationale en guerre.

La leçon qu’on peut tirer de l’impasse actuelle, c’est qu’elle est d’ores et déjà contre-productive au plan électoral. Même si – par extraordinaire Benno arrive à désigner un candidat – pareil accord d’états-majors n’induira pas un effet automatiquement bénéfique, le jour du scrutin. Sur le terrain, les reports de voix socialistes ou progressistes ne s’effectueront pas mécaniquement. Un parti politique n’est pas un régiment de la Légion Etrangère. Tanor dirige le Ps mais ne le caporalise pas. Autrement dit, l’impératif de balayer Wade, ne conduit pas forcément un parti de l’envergure du Ps, à vendanger ses intérêts.

La politique, c’est le réel, avant d’être l’idéal. Bravo Benno, le bon bouclier contre les plans de Wade. Adieu Benno, la mauvaise fusée pour l’horizon 2012.    
 



1.Posté par Bébé le 03/11/2011 11:42 | Alerter
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Pertinent. Mais quelle est la solution donc pour balayer Wade à la tête de ce pays. Franchement Wade ça suffit.

2.Posté par deugue le 03/11/2011 12:04 | Alerter
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la solution est simple une candidature plurielle et se retourver avec la coalition idy4président en 2éme tour et bouter wade hors du pouvoir vive idy

3.Posté par Patisco le 03/11/2011 12:15 | Alerter
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une alliance de bien situe le Bennoo au-dessus de tout. une alliancede bien qui a la bravoure mais qui ignore le Bennoo sera un rebelle. une alliance médiocre qui a la bravoure mais qui ignore la le Bennoo sera un brigand.

Wade dou sen morom

wade dolignou yow lagnou gueum ya niou doy thia kaw thia kanam rek

vive wade et ses alliés 75% au premier tour

4.Posté par Mbour le 03/11/2011 12:16 | Alerter
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Les héros ont leur accès de crainte, les poltrons des instants de bravoure, et les femmes vertueuses leurs instants de faiblesse.

Et souvent il y a plus de bravoure à se retenir et à passer : pour se réserver pour un ennemi plus digne.

wade dolignou yow lagnou gueum ya niou doy thia kaw thia kanam rek

vive wade et ses alliés 75% au premier tour


5.Posté par RITA le 03/11/2011 12:23 | Alerter
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Pour répondre à bébé, je tiens juste à dire que y'a pas de solution pour balayer Wade, il restera au pouvoir tant qu'il le veut.

6.Posté par RITA le 03/11/2011 12:50 | Alerter
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L'opposition peut mettre en œuvre toutes les stratégies possibles, le plus important c'est que wade vous battra un point c'est tout.

7.Posté par Euyineuw ................... le 03/11/2011 12:51 | Alerter
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Tassaroo Seuggeul Sénégal ( TSS ) ne nous a jamais préoccupé , parceque nous avions prévu et prédit le scénario en cours chez eux . La plus belle leçon de maturité politique que le Sénégal peut donner au monde conptemporain , consiste pour TASSAROO SEUGGEUL SENEGAL ( TSS ) à ralier la CAP 21 , et travailler Honnêtement , la main dans la main avec Abdoulaye WADE pour un développement durable de notre pays et une réalisation dans les plus brefs délais des Etats Unis d'Afrique . Cela seul compte vraiment , au regard de la marche actuelle du monde pour un avenir heureux des générations africaines à venir .

8.Posté par RITA le 03/11/2011 13:01 | Alerter
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Babacar Justin Ndiaye a fait une très bonne analyse sur tanor et Niasse, chacun d'eux joue sa dernière carte électorale. tanor malgré son âge moins avancé que Niasse est dans le même lot que les autres.

9.Posté par RITA le 03/11/2011 13:04 | Alerter
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Ce scénario de mésentente ne surprend personne, nous savions dès le début, ils ont fait du cinéma juste pour distraire les sénégalais et maintenant que l'heure de la vérité est arrivée, ils n'ont rien à nous servir.

10.Posté par RITA le 03/11/2011 13:33 | Alerter
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Benno est perdue dans sa démarche, il ne sait plus où se donner la tête, benno est traumatisé par Wade et c'est normal car le vieux ne cesse jamais de les surprendre, le Président Wade est plus intelligent et plus futé que les leaders de benno dans leur ensemble.

11.Posté par Fall le 03/11/2011 14:29 | Alerter
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La solution elle est toute simple.
Si vraiment Niass et Tanor ne sont mus que par l'interet supérieur du Senegal, ils n'ont qu'à se ranger et laisser la chance aux jeunes pour une vraie alternative.
Pour ma part je leurs suggere de prendre comme candidat Bamba Dieye, c'est le profil qu'il nous faut pour 2012.

12.Posté par deug le 03/11/2011 14:57 | Alerter
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CHEIKH BAMBA DIEYE la solution

13.Posté par Door Doorate le 03/11/2011 16:36 | Alerter
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Celui qui ne peut pas gérer une région ne peut pas gérer NOTRE TRES CHER SENEGAL
WADE au premier tour une majorité incontestable mieux qu' en 2007 . moy sen baye dou sen morom

14.Posté par Gueye le 03/11/2011 17:34 | Alerter
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14. posté par anassara

Ceux qui ont suivi l'évolution de ce pays de l'ingépendance à aujourd'hui ne se risqueront jamais
à troquer wade contre contre ces prédateurs rassemblée dans benno. Des losers et des assoifés de pouvoir, avide de bien etre

15.Posté par modou dieye le 03/11/2011 18:18 | Alerter
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OUI POUR UNE ALTERNANCE GENERATIONNELLE;MOI JE PROPOSE UN JEUNE DE THIES QUI EST ENTRAIN DE FAIRE BEAUCOUP DE CHOSES POUR LES THIESSOIS; IL EST LE FILS DE L ANCIEN MAIRE DE THIES.
IL S AGIT DE PAPA DEMBA NDAO AVEC SON PARTI LE MOUVEMENT FDES PROGRESSISTES DU TROISIEME MILLENAIRE M P 3 M
TOUTE LA JEUNESSE THIESSOISE EST DERRIERE LUI CA R C EST UN MODELE POUR LA JEUNESSE,IL S EST FAIT TOUT SEUL ET CEST UN GRAND MATHEMATICIEN ADORE DES THIESSOIS;

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