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Burkina Faso : à Mantougou, la police évite un lynchage au nouveau chef

le 11 Janvier 2016 à 11:15 | Lu 542 fois

Le nouveau chef traditionnel de Mantougou est fortement contesté par une partie de sa population qui lui préfère un autre. Son intronisation aurait pu virer à l’affrontement n’eût été la dextérité des forces de sécurité dépêchées sur les lieux le dimanche 10 janvier, nous rapporte l’Agence d’Information du Burkina.


Burkina Faso : à Mantougou, la police évite un lynchage au nouveau chef

e nouveau chef traditionnel de Mantougou a eu maille à partie avec certains de ces administrés. Appelé à succéder au défunt chef, l’on assiste à une situation de bicéphalisme en gestation dans cette localité comme l’indiquent des sources concordantes : « Justin M.Lompo a été désigné par les sages du village de Mantougou et le 4 juillet 2015, il a été couronné chef du village par le chef de Matiacoali, comme il est de coutume. Le 5 juillet 2015, soit le lendemain, Boukari Y. Lompo est, à son tour, couronné par une autre grande famille à Mantougou. »

 

 

Mais la promptitude des autorités policières a été salutaire, se félicitent certains observateurs : « La sécurité est arrivée au bon moment, c’est-à-dire au moment où le camp contestataire s’apprêtait à faire les rites. La police leur a donné 30 mn pour libérer les lieux et c’est ce qui fut fait. »

 

 

Notons que pour annihiler toute velléité d’affrontement, le préfet-président de la délégation spéciale de la commune de Kantchari avait signé un arrêté interdisant toute forme de manifestation dans le village.

 

 

La chefferie traditionnelle est une véritable institution au Burkina Faso. Loin d’être des faire-valoir, elle constitue un bras bras séculier de l’administration centrale. Ces gardiens de la tradition jouent un rôle consultatif et de tribunaux traditionnels non seulement dans leurs contrées mais aussi au plan national. C’est le cas du Mogho Naba. Vivement que le nouveau président Roch Kaboré  tape du poing sur la table pour éviter des querelles intestinales comme celles de la région du Guenon en mars 2012.

 

 

Selon vous, l’Etat ne gagnerait-il pas à donner un caractère beaucoup plus formel à la nomination des chefs pour éviter ce genre de situation ?

afrique sur7