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CAMPUS SOCIAL DE L’UNIVERSITÉ DE DAKAR : Les résultats et l’argent retiennent les étudiants

Le 15 août est la date fixée par les autorités du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) pour la fermeture du campus social. Mais pour les étudiants, quelque soit la date imposée, il est hors de question de partir avant la proclamation des résultats et sans leur argent.


Rédigé par leral.net le Mercredi 5 Août 2009 à 14:21 | | 0 commentaire(s)|

CAMPUS SOCIAL DE L’UNIVERSITÉ DE DAKAR : Les résultats et l’argent retiennent les étudiants
Des valises posées juste à l’entrée de la cité Aline Sitoé Diatta attirent l’attention du visiteur qui franchit le seuil de la cité des filles. En effet, depuis le début du mois de juillet, la plupart des pensionnaires plient bagages. Un calme presque plat dans les couloirs des pavillons habituellement très frénétiques. L’accès au restaurant est devenu facile à l’heure du petit-déjeuner. Tout le contraire de ce qui s’y passait durant l’année scolaire : une queue d’une heure au moins pour se restaurer.

Toutefois, certaines étudiantes occupent encore les lieux. De teint noir, descendant les escaliers du pavillon B 1, Fatou Kiné Sarr, étudiante à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG), fait partie de celles-là. Même si elle fait savoir qu’elle compte quitter mardi prochain, elle reconnaît néanmoins qu’il y a des filles qui ne peuvent pas encore quitter la cité. « Il y a des étudiantes qui attendent toujours les résultats. Et celles qui seront en position d’admissibilité, seront obligées de rester pour les épreuves orales », fait-elle remarquer.

En pleine révision dans leur chambre, trois étudiantes à la faculté des lettres qui ont requis l’anonymat, se disent obligées de rester à la cité Claudel ; elles révisent dans la perspective de subir les épreuves orales une fois admissibles. « Si nous sommes là jusqu’à présent, c’est parce que nous avons des cours à réviser et rien d’autre. D’ailleurs, qui aime rester ici de son plein gré ? », lance l’une d’elles. De plus, avec le système LMD, appliqué dans certaines facultés, nombre d’étudiants risquent encore d’attendre jusqu’à la fin du mois d’août pour être fixés sur leurs résultats. « Avec le nouveau système LMD, il y a une session dite rapprochée, qui se tient juste une semaine après la proclamation des résultats. Donc, la date du 15 août va poser problème », fait remarquer Mame Coumba Niane en maîtrise à la FASEG.

Du côté des autorités, les différentes observations des étudiants ne semblent pas être un problème. Selon Mactar Ndoye, le directeur des cités, la date du 15 août a été prise en tenant compte des délibérations des différentes facultés qui, d’après lui, « vont se tenir avant la date de fermeture ». « Avant de retenir cette date, on a fait le tour des facultés qui nous ont fait part de leurs calendriers », ajoute-t-il. Toutefois, il se pourrait qu’il y ait une possibilité de prolonger cette date s’il « est avéré qu’il y a des facultés qui n’ont pas encore fini avec les examens ».

Si certains sont retenus au campus universitaire pour des raisons pédagogiques, d’autres, par contre, attendent le paiement de leur bourse pour renter chez eux, surtout ceux qui habitent à l’intérieur du pays. C’est le cas de Mansour Diop, en année de maîtrise à l’Inseps. Originaire de la région de Kaolack, il est obligé d’attendre son argent. « J’ai fini, mais je ne peux partir sans mon argent », affirme-t-il. Même son de cloche chez ce groupe d’étudiants retrouvés dans leur chambre, à la grande cité, en train de jouer au scrabble. Ils déclarent attendre le paiement des bourses, qui d’après l’un d’eux, débute aujourd’hui même. « On ne peut pas rentrer et revenir, parce qu’on n’habite pas à Dakar », dit Waly Sarr. Pour cet autre étudiant, les autorités doivent prendre l’avis des étudiants avant de fixer une date de fermeture ». Son voisin Hamidou Barry n’est pas de cet avis : « Si on n’impose pas une date, ils ne vont jamais quitter, car il y a des étudiants qui aiment trop le campus », lance-t-il. Selon lui, certains restent au campus pour fuir la cherté de la vie, « dans la mesure où avec 375 FCFA, on assure les trois repas et on ne paye que 3000 F pour le loyer ».






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