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CENTRE-VILLE DE DAKAR / Les activités ont repris leur rythme normal

Les activités, perturbées pendant la campagne électorale par les manifestations de candidats à la présidentielle et le Mouvement du 23 juin (M23), ont repris petit à petit leur rythme habituel dans le centre-ville de Dakar, a constaté mardi un reporter de l'Agence de presse sénégalaise (Aps).


Rédigé par leral.net le Jeudi 1 Mars 2012 à 00:35 | | 0 commentaire(s)|

CENTRE-VILLE DE DAKAR / Les activités ont repris leur rythme normal
De fait, l'espoir renaît chez les commerçants qui espèrent écouler leurs produits. Ainsi, l'ambiance des jours ordinaires est de retour le long des trottoirs de l'avenue Georges Pompidou. Plus connue sous son ancien nom de baptême, William Ponty, elle est située entre le marché Sandaga et la Place de l'Indépendance. C'est là que les manifestants tentaient de se rendre pour contester la candidature du président sortant et exprimer leur opposition à la mesure qui interdit d'y tenir des manifestations. Quarante-huit heures après la tenue d'un scrutin apaisé, les marchands ambulants ne semblent plus craindre d'être contraints de remballer leurs marchandises en début d'après-midi pour éviter de se retrouver prisonniers des échauffourées entre policiers et manifestants qui étaient devenus presque quotidiennes. Ça et là, quelques vendeurs assis devant leur magasin discutent et commentent l'actualité. Mais tous semblent encore hantés par l'impact négatif des jours agités qui ont précédé le scrutin de la présidentielle sur leurs activités. «Aujourd'hui, le commerce a repris tranquillement. Nous étions fatigués avec les manifestations », confie Khalifa Sarr. De taille moyenne et âgée d'une vingtaine d'années, il affirme que les manifestations ont porté préjudice aux vendeurs établis sur «Ponty». «La campagne électorale qu'ont menée ici certains leaders politiques, nous a beaucoup portée préjudice. On n'arrivait pas à écouler nos marchandises », fustige-t-il. Pour Khalifa, «le pays n'avait pas besoin de ces violences ». Selon lui, «aujourd'hui, seules les familles des victimes sont perdantes : le pouvoir et l'opposition ont déjà oublié ces morts», une dizaine durant la campagne électorale.
Au rond-point Sandaga également, les marchands ambulants sont encore loin d'oublier les longues et chaudes journées de la campagne électorale. «Durant la campagne électorale, on n'arrivait même pas à avoir de quoi se payer le repas, c'était très dur », raconte l'un de ces commerçants qui préfère garder l'anonymat. «Maintenant, dit-il, le calme commence à revenir petit à petit, même si jusqu'à présent les clients se font désirer.»
Mais pour ce Sénégalo-libanais propriétaire d'un magasin, qui a lui aussi requis l'anonymat, la situation n a pas encore changé. «La situation est toujours la même, avant et après les élections. C'est toujours un calme très plat. Jusqu'à présent; rien ne marche. Je ne sais pas si c'est la crise ou si ce sont les élections qui sont à l'origine de cela», indique-t-il, espérant un second tour sans violence. «Ces deux candidats (Abdoulaye Wade et Macky Sall) qui sont en ce moment en tête, sont à la hauteur de la situation. On espère que le 2e tour va se passer dans le calme et dans la paix, même si les résultats ne sont pas encore définitifs », déclare-t-il.
Salimata Sagna, la responsable d'un magasin d'équipements sportifs, sis à quelques mètres de la Place de l'Indépendance, regrette, elle aussi, les manifestations. «Les manifestations n'étaient pas du tout à notre profit. Nous sommes en période de solde, surtout le mois de février, (mais) personne ne pouvait circuler », déplore-t-elle. Elle dit constater un changement depuis la tenue du scrutin de la présidentielle. «Aujourd'hui, note-t-elle, on peut dire que les activités commencent à reprendre un peu. Hier encore, c'était le calme. Les activités n'avaient pas bien repris.» «Après les élections, poursuit-elle le sourire aux lèvres, les gens s'attendaient aussi peut-être à un peu de manifestations. Ils ont peur de sortir de chez eux. Mais là, on a constaté que depuis ce matin, les gens commencent à revenir et que c'est fini pour de bon.» .

SOURCE : Walf Grand Place






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