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COP 22 : ce qui s’est dit pendant le sommet des chefs d’État africains

Voulant que le continent s’exprime « d’une seule voix », le roi du Maroc a réuni, mercredi 16 novembre, une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement africains au Palais des Congrès à Marrakech afin de se mettre d’accord sur les solutions qui pourraient sauver un continent pénalisé par les changements climatiques. Dans ce sommet africain de l’action, les priorités ont été fixées. « Au-delà de l’enveloppe prévue à partir de 2020, par l’accord de Paris, la présidence marocaine de la COP s’intéresse à la mobilisation des financements publics, à la diversification des montages financiers, et à la facilitation de l’accès aux fonds consacrés au climat », a expliqué le roi.


Rédigé par leral.net le Jeudi 17 Novembre 2016 à 11:58 | | 1 commentaire(s)|

« Les projets prioritaires sont d’ores et déjà identifiés. Nous allons les soumettre au sommet de l’Union africaine (UA) en janvier, pour entériner leur financement », affirme le président guinéen, Alpha Condé, également coordinateur de l’Initiative pour les énergies renouvelables.

« Ce que nous attendons de nos partenaires, c’est de nous soutenir sur les projets d’énergies renouvelables pour rendre plus compétitif les coûts de production de cette source », enchaîne le président sénégalais, Macky Sall. Un autre chantier fondamental pour lui est la lutte contre la désertification et la déforestation, dont l’exemple phare est la grande muraille verte contre l’avancée du désert qui trace doucement son chemin au Sénégal pour s’étendre jusqu’à Djibouti sur 7 600 km.

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguessou, a annoncé la création, à son initiative, d’un fonds bleu pour sauver le bassin du Congo, deuxième poumon de la planète après l’Amazonie. Onze pays de la zone sont touchés par la dégradation de ce bassin qui représente 220 millions d’hectares de forêts.

Le président soudanais, Omar El Béchir – sous mandat d’arrêt international pour génocide car condamné par la Cour pénale internationale (CPI) en 2009 -, prononce un discours sur « la croissance soutenue » de son pays malgré « la conjoncture politique et économique difficile », avant de remercier les chefs d’État frères qui l’ont soutenu, dont Mohammed VI. Mahamadou Issoufou, président du Niger, a tiré la sonnette d’alarme sur le bassin du Tchad, cette plaie climatique africaine qui concentre, à elle seule, toutes les menaces qui pèsent sur le continent (migration, réduction des eaux, Boko Haram…).

Représentant 8% de la superficie de l’Afrique, le lac est réparti entre 8 pays africains, dont la plupart sont les plus pauvres du monde, et abrite 375 millions d’habitants. « Il faut mettre en place des plans de développement et d’adaptation pour ce lac afin d’éviter une catastrophe écologique et humanitaire », prévient Issoufou.

À la fin du Sommet africain de l’action, les chefs d’État ont adopté une déclaration commune fixant leurs priorités climatiques et ont invité Mohammed VI et le président en exercice de l’Union africaine (UA), Idriss Déby Itno, à l’exécuter. Trois commissions seront créées à cet effet : une pour la région du Sahel, présidée par le Niger, une deuxième pour la région du bassin du Congo, présidée par le Congo-Brazzaville et une troisième pour les États insulaires, sous la houlette des Seychelles.

Source jeune afrique.com






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