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Ce que gagne le Directeur général du Cosec : Un salaire de 5 millions, 2 millions 500 mille d’indemnités de logement... * Il a aussi droit à 2 000 litres de super et à 10 millions d’indemnité d’équipement, dès son installation

Des directeurs généraux plus heureux que celui du Cosec, ça pourrait se compter sur le bout des doigts ! Ce dernier dont le salaire mensuel (tous avantages y compris) tourne autour de 10 millions de nos francs, trouve en sa boîte une véritable vache à lait à donner le tournis aux crève-la-faim.


Rédigé par leral.net le Samedi 30 Mai 2009 à 00:58 | | 0 commentaire(s)|

Ce que gagne le Directeur général du Cosec : Un salaire de 5 millions, 2 millions 500 mille d’indemnités de logement... * Il a aussi droit à 2 000 litres de super et à 10 millions d’indemnité d’équipement, dès son installation
Si les chasseurs de gros salaires et de primes devant l’Eternel savaient ce que perçoit le Directeur général (Dg) du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) comme émoluments, sûr qu’il y aurait eu beaucoup de bousculade pour occuper le poste. Le salaire mensuel que perçoit le patron de cette boîte est simplement effarant : 10 millions de nos francs (avec tous les avantages y compris). Dans le contrat de travail à durée indéterminée qui lie l’actuel Dg au Conseil d’administration du Cosec, prenant effet à partir du 24 novembre 2006 et dont nous avons pu nous procurer copie, il est fait mention, dans le chapitre Classement et Salaire, que ‘sur la base de la durée de travail en vigueur au Sénégal, la rémunération mensuelle brute du Directeur général sera de cinq millions (5 0...) Cfa’. Le document de préciser que l’emploi indiqué implique le classement du Directeur général à la catégorie C4/10 de l’accord d’établissement. Toutefois, mentionne le document, si l’évaluation annuelle du Dg faite par le Conseil d’administration (Ca) s’avère positive, il sera procédé à la réévaluation de son salaire. Il peut, également, bénéficier de gratification chaque fois que le Conseil d’administration décide d’en octroyer aux employés de la boîte et ce qu’il reçoit représente 30 % du montant global à verser au personnel (15 millions de bonus annuel). Pour ce qui est des avantages en nature, le contrat stipule que le Dg peut bénéficier, auprès du Ca, de prêts ou d’avance dans les limites de sa capacité d’endettement.

Ces avantages à donner le tournis à un crève-la-faim sont énumérés sur une longue liste contenue dans le même contrat de travail. Il s’agit, d’abord, d’une indemnité mensuelle de logement de 2 millions de francs Cfa. Il a également droit à une dotation mensuelle de 2 000 litres super en carburant ainsi qu’à ‘un forfait en guise de participation aux frais d’eau, d’électricité et de téléphone de son domicile d’un montant de 2 millions 500 mille francs Cfa par an, soit 208 333 F Cfa par mois’. Le Directeur général du Cosec a, par ailleurs, une indemnité d’équipement d’un montant de 10 millions de francs Cfa dès son installation. Et son contrat précise que ‘la mise en œuvre de cette indemnité se fera sur la présentation de factures proforma payées par le Cosec’ et qu’‘en cas de départ du Cosec, l’équipement pourra être cédé au Directeur général selon des modalités qui seront définies par le Conseil d’administration’. En outre, il lui est affecté ‘un véhicule de fonction et des véhicules de liaison faisant partie du parc automobile du Cosec’.

Sur le plan de la couverture médicale, il n’a pas, non plus à se faire du souci, aussi bien pour lui-même que pour sa famille. Parce que le Cosec devrait, selon son contrat signé le 24 novembre 2006, souscrire une police d’assurance maladie en sa faveur. En conséquence, il devrait bénéficier ‘d’une couverture médicale à hauteur de 3 millions 307 mille 150 F Cfa aux conditions suivantes : lui-même : 100 % au Sénégal comme à l’étranger avec évacuation sanitaire ; sa famille : 100 % au Sénégal’. Comme toute entreprise qui se respecte, le Cosec versera pour son illustre employé les cotisations de ce dernier à l’Institut de prévoyance retraite (Ipres) et à la Caisse de sécurité sociale (Css). Et en cas de départ du fait de l’Etat ou à l’initiative du Ca, le contrat stipule qu’il ‘sera attribué au Directeur général un bonus équivalent à 25 % du montant des émoluments perçus au cours de la période de référence’. Toutefois, note le document en notre possession, il ne sera versé aucune indemnité au Directeur général en cas de départ pour faute lourde.

Le plus aberrant dans ce traitement de faveur, c’est qu’il est fait sur le dos du contribuable sénégalais, car le Cosec ne mène pas d’activités commerciales. La mission principale du Conseil sénégalais des chargeurs est de financer des opérations ayant pour but de réduire le coût d’acheminement des marchandises importées. Ce qui veut dire que toutes les importations par voie maritime rentrent au Sénégal à moindre coût pour le consommateur. Aussi, le Cosec, a-t-il été institué pour soutenir les entreprises qui interviennent dans la chaîne et n’ayant pas toujours les moyens de faire face à la rude concurrence des sociétés étrangères intervenant dans ce secteur. Les fonds alloués au financement du Cosec proviennent d’un prélèvement de 0,2 % sur la valeur en douane des marchandises importées par voie maritime. Ce qui est dans l’ordre de 3 milliards 7 00 millions. Ce prélèvement est payé par le chargeur, c’est-à-dire, celui qui importe la marchandise. Il est, ainsi, intégralement répercuté sur le prix de vente des marchandises au consommateur. En définitive, les ressources qui sont constituées à 98 % de ce prélèvement, appartiennent au consommateur.

Aguibou KANE







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