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Ce que pense la Commission « Orientations et Stratégies » du M23 sur l'actualité brûlante du pays

La Commission « Orientations et Stratégies » du M23 vient par ce présent communiqué, à l’issue de sa rencontre ordinaire tenue hier au siège du RND, interpeller le Président de la République et le Gouvernement sur des questions plus qu’importantes et relatives aux principes de transparence, de bonne gouvernance et de redevabilité exigés dans la gestion des affaires publiques. Des dossiers dont certains d’entre eux, n’ont manqué de susciter l’inquiétude et l’intérêt des Sénégalais, les poussant même à demander des clarifications et une tenue responsable de la part de nos gouvernants, ont été évoqués. A l’instar de l’opinion publique, nous nous sommes penchés sur les dossiers Arcelor-Mittal, Pétro-Tim, Ofnac, le Code minier, entre autres sujets d’actualité qui préoccupent la COS et une certaine opinion, soucieuse du respect des règles d’éthique, de morale et de bonne gouvernance dans la gestion de l’Etat.


Rédigé par leral.net le Mardi 30 Décembre 2014 à 23:17 | | 0 commentaire(s)|

Ce que pense la Commission « Orientations et Stratégies » du M23 sur l'actualité brûlante du pays
Dans les discussions, la Commission n’a pas manqué d’apprécier certains actes positifs posés par le pouvoir en place, notamment, la baisse du prix du carburant, l’ultimatum du Président de la République concernant la déclaration de Patrimoine etc. Une dynamique à saluer et à encourager, compte tenu des effets bénéfiques aux populations et aux principes de bonne gouvernance escomptés et prévus par Monsieur Macky Sall et son gouvernement.

En effet, La Commission a lors des débats, apprécié à sa juste valeur la mesure portant sur la baisse du prix du carburant, considérant que c’est une décision salutaire sur le plan social et économique. Au-delà de cet acquis, nous estimons que c’est un pas de plus pour le Président de la République dans le cadre du renforcement du pouvoir d’achat des Sénégalais, mais aussi, une réponse à une demande sociale jadis inscrite dans son agenda préélectoral.

Concernant la Déclaration de patrimoine exigée des hauts fonctionnaires de la République sous le contrôle de l’OFNAC et les lenteurs constatées dans l’exécution de la règle, nous soutenons la dynamique du Président de la République et battons en brèches les motifs officieux avancés par certains concernés, mettant en cause l’intégrité de quelques cadres de la structure précitée. Nous demandons le respect formel de la procédure et conseillons au président lui-même de mettre les conditions nécessaires à la bonne exécution du règlement. Cependant, nous persistons dans notre position d’antan, à savoir : la déclaration de Patrimoine avant et après fonctions, l’autonomisation des corps de contrôle de l’Etat, leur indépendance de la présidence de la République et une disposition légale leur permettant de saisir directement le procureur de la République, dans le cadre de leur mission.


Par ailleurs, nous considérons que tant que le Président de la République, chef de parti en quête de forces nouvelles et de mandat aura la main mise et l’autorité sur le ministère de la Justice et ces types d’institutions, tout ce qui se fera ou se dira, ne sera que saupoudrage et vérité de façade. Les suspicions de protocole d’accord, d’arrangement et de deal que nous avons du dossier Karim Wade, le non-lieu d’Awa Ndiaye et d’autres faits, illustrent et justifient suffisamment nos craintes et nos réticences à accorder quelque confiance que ce soit au pouvoir en place. D’ailleurs, nous profitons de l’occasion pour demander à Monsieur Macky Sall, comme c’est lui qui décide de tout dans ce pays, de veiller à ce que cessent les orientations complaisantes et politiciennes de la justice sénégalaise et que les principes d’égalité et d’équité soient respectés dans le traitement de tous les dossiers, pour un apaisement du climat social du pays.

Toujours dans les discussions, la Commission « Orientations et Stratégies » du M23 qui a suivi avec beaucoup d’intérêts les péripéties des affaires Pétro-Tim et Arcelor-Mittal, estime ici que le peuple sénégalais est encore une fois abusé par le flou et le manque de transparence constatés dans la gestion de ces dossiers. Nonobstant les motivations politiques qui guident Abdoulaye Wade et ses collaborateurs dans la lutte pour la libération de Karim Wade, l’incohérence et la contradiction dans les sorties de Monsieur le Premier ministre Mohamed Ben Abdallah Dionne, du ministre de l’Industrie et des Mines, Monsieur Aly Ngouye Ndiaye entre autres sur ces dossiers, ont été soulignées et dénoncées. A cela s’ajoutent la nébuleuse et l’obscurantisme constatés dans les procédures de cessions de permis d’exploration et d’exploitation, de vente de pétrole accordé à Pétro-Tim Limited et à Monsieur Aliou Sall de Petro-Tim Sénégal, et la renonciation injustifiée de l’opportunité de gagner des sommes colossales d’argent issues du préjudice financier causé par le Groupe Arcelor-Mittal, suite au verdict rendu par la CCI (2500 milliards), pour se contenter de mille fois moins (75 milliards) au détriment du Sénégal.

La COS estime que le peuple sénégalais ne peut se contenter de la seule publication de documents désarticulés et incomplets par l’Etat, ou de sorties orchestrées çà et là de la part de nos gouvernants, ceci dans un élan expéditif, comme simples justificatifs pour des questions aussi sérieuses et vitales. Des questions qui en l’état, dénotent d’un vrai manque de sérieux dans la gestion de la chose publique, et d’un total mépris à l’endroit des Sénégalais. En outre, nous exigeons de Monsieur Macky Sall et son gouvernement, une réponse conséquente aux préoccupations de respect de l’orthodoxie républicaine et de transparence obligatoires à l’exécution des politiques publiques. En d’autres termes, des réponses claires et précises, et l’application des traitements prévus pour tout acte d’enfreinte et de violation des textes et règlements qui régissent les différents secteurs concernés.


Concernant le Code minier, la Cos du M23 espère que dans sa révision, les autorités étatiques prendront en compte la désuétude et l’obsolescence de l’article 66 statuant sur la confidentialité des documents et renseignements de ce dernier, qui interdit la publication du contenu des contrats et accords liant le Sénégal aux entreprises bénéficiaires. Ce qui évidemment, favorise la mal gouvernance et la non transparence. Par ailleurs, au-delà de la suppression de cet article 66, nous exigerons dans les dispositions du nouveau Code, l’implication de la Société civile, et les Collectivités locales abritant les entreprises minières dans le contrôle citoyen, gage de transparence et un des principes fondamentaux de bonne gouvernance. Par ces exigences, la Commission, veut souligner l’incohérence qu’il y a entre les dispositions réglementaires de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives dont notre pays est candidat, et la disposition de l’article 66 du Code minier. Au moment où l’ITIE et la Directive de la CEDAO exigent la participation et l’implication de la Société civile et les Collectivités locales et la publication des contrats et rapports entre les parties, le Code minier sénégalais lui, dispose et préconise la clause de confidentialité, ce qui est en notre sens inacceptable.

Toujours dans ce cadre, la COS du M23 et ses partenaires comptent impliquer les populations dans un front contre un Code qui ne prendrait pas en charge, ces préoccupations énumérées. En sus, nous envisageons d’autres actions à dévoiler et dérouler très prochainement, portant sur la Responsabilité Sociale des Entreprises. Ce que les Sénégalais ne doivent plus accepter, c’est le fait que des entreprises viennent puiser toutes nos richesses et ressources en complicité avec des courtiers dont le seul mérite est d’être proche du pouvoir pour s’enrichir sur le dos des populations. Des populations laissées en rade sur le plan social, environnemental, économique et sanitaire, cependant qu’on extirpe de leurs sols des centaines de milliards.

Cette démarche de la COS du M23 est bien sûr justifiée par le rôle de participation citoyenne, de sentinelle et d’avant-gardiste, approprié par notre structure, pour la défense des intérêts majeurs de la Nation sénégalaise et la constance qui y sied tant bien que mal. Par ailleurs, elle nous permet de poser les jalons d’un combat contre certaines pratiques néfastes et nébuleuses, pouvant constituer un vrai frein à l’éthique et la déontologie républicaine, au développement de notre pays. Un combat porté avec des partenaires qui partagent nos préoccupations et convictions, dont les motifs, objectifs et plan d’action seront dévoilés au grand public très prochainement en conférence de presse. Tout en espérant une oreille attentive du Président de la République, nous lui disons ici, toute la détermination et l’engagement que nous mettrons dans ce combat pour les intérêts de la nation.

Par souci et par conviction, vive le Sénégal, vive la Nation !







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