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Cérémonie de lancement du dialogue national : "Y en a marre" et le M23 indésirables

Les mouvements "Y en a marre" et le M23 ne seront pas au Palais de République pour la cérémonie d’ouverture du dialogue national convoqué par le chef de l’État. Contactés hier, vendredi 27 mai, les responsables de ces mouvements ont indiqué qu’ils n’ont pas reçu leurs cartons d’invitation.


Rédigé par leral.net le Samedi 28 Mai 2016 à 11:41 | | 4 commentaire(s)|

Cérémonie de lancement du dialogue national : "Y en a marre" et le M23 indésirables
Contrairement à Amnesty International/Sénégal et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), les mouvements "Y en a marre" et le M23 ne seront pas au Palais de République pour prendre part à la cérémonie d’ouverture du dialogue national convoqué par le chef de l’État. Ces deux mouvements, pourtant très actifs dans la lutte contre un troisième mandat de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, ont été snobés par les services de la présidence de la République.

Contacté par la rédaction de Sud quotidien, hier, vendredi 27 mai, dans l’après-midi, Fadel Barro et Mamadou Mbodj, respectivement coordonnateur des esprits « Y en a marristes » et coordonnateur du mouvement des forces vives de la nation M23, ont tous confirmé qu’ils n’ont pas reçu leurs cartons d’invitation à cette rencontre.

Toutefois, au nom de la liberté et de l’indépendance de chacun, Fadel Barra refuse de spéculer sur les raisons de leur non convocation à cette rencontre qui ne les « intéresse d’ailleurs pas ». « Nous n’avons pas reçu d’invitation à cette rencontre qui ne nous intéresse pas d’ailleurs. On ne sait même pas sur quoi va porter les discussions. C’est dans la presse qu’on parle de dialogue, alors qu’on ne sait même pas quels sont les Tdr (Termes de références, ndlr).

Du moment donc, où nous n’avons reçu ni de convocation ni de Tdr de cette rencontre, on a rien à dire sur ça, à part que cela ne nous intéresse pas », déclare le leader des esprits « Y en a marristes » qui ajoute : « Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Ils sont en politique et ils sont de libres de faire les choses comme ils le veulent. Nous, on n’est pas dans ça. Pour le moment, on se concentre sur notre programme d’activités « Dox ak sa gox » (ndlr : marcher avec sa communauté) ; comment intéresser les jeunes à s’investir d’avantage pour la construction démocratique de notre pays. Et puis demain, c’est la remise du prix des ambassadeurs de la conscience. Ceci pour dire qu’on est sur une chose beaucoup plus importante que cette mascarade politicienne ».

De son côté, le coordonnateur du M23, Mamadou Mbodj, contrairement au leader de "Y en a marre", pense connaître les raisons de sa mise à l’écart. En effet, au téléphone Mamadou Mbodj, nous a éclairement affirmé que le fait de ne pas être convoqué est une chose à laquelle s’attendait leur mouvement. C’est juste une interrogation mais cela ne nous surprend pas. En vérité, c’est une chose à laquelle on pouvait s’attendre même si nous avions été dans une délégation reçue par le chef de l’État à la veille du référendum ou lui-même nous avait dit effectivement qu’il allait ouvrir des concertations sur les questions relatives aux lois organiques et aux réformes institutionnelles. De ce point de vue pour avoir été dans la délégation, on estimait que c’est toute la délégation qui serait conviée. Maintenant, c’est vrai que, depuis plusieurs semaines, nous avons des relations plus ou moins difficiles avec le pouvoir. Peut-être que c’est pour cette raison ou tout simplement que les cartons d’invitation ne sont pas encore arrivés», souligne le coordonnateur du M23, tout en réaffirmant la position de son mouvement en faveur des concertations permanentes.

« Nous sommes convaincus que c’est la seule issue pour notre pays de rester sur la voie de la stabilité parce que la gestion solitaire, c’est des erreurs solitaires que tout le monde paie alors que la concertation permet d’éviter certaines embûches. Nous pensons que donc que cette concertation est nécessaire et si nous étions conviés, nous aurions répondu présents. Il y a plusieurs questions d’intérêt national comme le vote des Sénégalais de l’extérieur, la crise dans les secteurs de la santé et de l’éducation qui méritent d’être débattues largement pour une solution consensuelle ».

Sud Quotidien






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