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Certains professionnels ne se retrouvent pas dans la visite de Youssou Ndour à Saly et à Mbour, une visite considérée comme de l’homochromie

La visite de Youssou Ndour ministre du tourisme et de la culture à Mbour et à Saly n’a pas fait que des heureux. Certaines voix se sont soulevées pour dénoncer le mimétisme des différents ministres du tourisme qui se sont succédé depuis l’alternance.


Rédigé par leral.net le Lundi 16 Juillet 2012 à 18:33 | | 0 commentaire(s)|

 Certains professionnels ne se retrouvent pas dans la visite de Youssou Ndour à Saly et à Mbour, une visite considérée comme de l’homochromie
« On dépense beaucoup d’argent pour les visites de ministres. Et cet argent pouvait nous servir à quelque chose de plus bénéfique pour le secteur. De 2 000 à nos jours on a enregistré 7 ou 8 ministres, qui ont effectué les mêmes visites et aujourd’hui toutes les conclusions de ces visites dorment encore dans les tiroirs du ministère, » a relevé Doudou Ndiaye Kopa directeur de l’Office communal de Tourisme de Mbour. Pour Mr Ndiaye, il faudrait ressortir ces conclusions et commencer à travailler. Selon Kopa, il est grand temps de s’arrêter et d’impliquer tous les acteurs du tourisme dans la réflexion, pour sortir le secteur de cette situation moribonde. Kopa Ndiaye croit que jusqu’à présent, le Sénégal n’organise que des voyages. Car malgré les fonds engrangés par le tourisme, estimés à 350 milliards de manne financière par an versés à l’état, les populations n’y trouvent leurs comptes. « Quand tu sors d’une station balnéaire, tu sens la pauvreté. Donc, il faut habiller cette forme de tourisme, » propose t-il.
D’après le directeur de l’Office du tourisme, pour développer le tourisme, il faut innover et avoir des initiatives, et cesser l’homochromie. « il faut penser à trouver une politique du tourisme adaptée à nos réalités. Le Sénégal est un pays de culture et de rythme, donc de tourisme. On, peut développer l’écotourisme, le tourisme religieux, le tourisme culturel, le tourisme des jeunes, et revivifier la formule de TRI tourisme rural intégré lancé en 1970 en Casamance. Toutes ces formes de tourisme participent au développement de la localité, » déclare Mr Ndiaye.
Doudou Ndiaye Kopa pense que la saisonnalité est le grand mal du tourisme sénégalais. « Pourquoi une basse saison au Sénégal, s’interroge t-il. Alors que notre pays regorge de bons créneaux porteurs. Si on arrive à enrayer la saisonnalité les 350 milliards seront multipliés par 3. La destination est bien prisée mais on ne travaille pas, » soutient-il, avant de préciser les raisons d’un tel choix, « Nous tablons sur 2 saisons parce que la France est le plus grand client du Sénégal. Or à partir du mois de Mai, il fait très beau en France ; c’est l’été et les français ne voyagent pas. »
les artisans estiment, quant à eux, que ce n’est pas normal que des produits extra réservés aux nationaux soient vendus par des étrangers. « Je l’ai dit depuis 1980, que je ne suis pas d’accord qu’un étranger vende un objet d’art, des cacahuètes, ou des cures dents, » dénonce Kopa qui leur emboite le pas. Tout ce qui appartient aux sénégalais se trouvent dans les boutiques ouvertes à l’intérieur des réceptifs hôteliers. Et les centres commerciaux, les villages artisanaux ne servent plus à rien. Lorsque les touristes arrivent, selon les acteurs, on leur dit dans les réunions d’information de ne pas sortir de l’hôtel, n’ayez pas de contact avec les sénégalais. « Or pour mettre en place un tourisme de développement, il faut y associer ces sénégalais qui jouent les grands rôles dans ce tourisme, avec le sourire, l’hospitalité, le soleil et la sécurité, » indique Kopa.a
Les pensionnaires du village artisanal de Saly se sont plaints du fait que le ministre ne leur a pas adressé la parole lors de son passage au village.



Source:MK Petitecote.net






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