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Ces délinquants de la République et leur mentor doivent payer pour tous leurs crimes !

Des dignitaires du défunt régime libéral continuent d’être entendus par les enquêteurs de la Division des Investigations criminelles (DIC) et de la Brigade de Recherches de la Gendarmerie nationale. Ainsi, le 4 juin 2012, Me Mbaye Jacques Diop, ancien président et président honoraire du Conseil de la République pour les Affaires économiques et sociales (Craes), est passé devant la Dic. Après huit heures d’audition, le « Porteur de pancarte » apparemment exténué et donnant l’impression d’être indigné, s’est adressé à la presse. Sa déclaration, pleine d’enseignements, n’a pas suffisamment retenu l’attention des observateurs. Le Maire honoraire de Rufisque s’est d’abord employé à régler des comptes. Le Président de la Centif, Ngouda Fall Kane, en a eu d’abord pour son grade. C’est « un fonctionnaire malhonnête et véreux », un « pauvre type », un « envieux, un jaloux ». Son rapport « est faux » et a « des soubassements politiques ». Comme si la Centif se réduisait à la seule personne de son président ! La presse n’a pas été épargnée, ni même le Crédit lyonnais traitée elle aussi de malhonnête.


Rédigé par leral.net le Mercredi 20 Juin 2012 à 23:38 | | 3 commentaire(s)|

Ces délinquants de la République et leur mentor doivent payer pour tous leurs crimes !
Ce rapport de la Centif est donc une entreprise destinée à le salir, à le traîner dans la boue, lui qui, depuis l’âge de 17 ans, a servi son pays dans la loyauté, l’abnégation et n’a jamais détourné un seul franc Cfa (sic). Il est donc blanc comme neige et réfute catégoriquement les accusations portées contre lui. Et il s’emploie consciencieusement à justifier les 309 millions de francs qu’il a fait virer en trois ans au Crédit lyonnais, par personnes interposées. Donc, 103 millions en liquide déposés annuellement à la banque, soit 8,5 millions par mois. Rien de vraiment étonnant, explique « le doyen des hommes politiques du Sénégal », puisqu’il touchait un salaire mensuel de 8,5 millions et une indemnité de logement également mensuelle de 2 millions. Pour se faire plus convaincant encore, il révèle que le Craes était doté d’un budget annuel de 2,7 à 3 milliards de francs Cfa et que ce budget n’était pas un budget d’investissements mais seulement de fonctionnement. Trois milliards pour le seul fonctionnement y compris les salaires et des fonds politiques ! Encore ces fameux fonds politiques qui permettent de tout justifier, de tout légitimer ! Notre ancien président du Craes révèle également qu’il avait comme collaborateurs un directeur de cabinet, un secrétaire général, un chef de cabinet, des chargés de missions, des conseillers techniques, un directeur de l’administration et des finances (Daf), un billetteur, etc. En outre, 172 personnes émargeaient sur les fonds politiques, sans compter les 10, 15, 20 personnes qui étaient envoyées annuellement aux lieux saints de l’Islam. Le président conduisait aussi de fortes délégations composées de 20 à 30 personnes aux quatre coins du monde, avec des perdiems dont le montant était laissé à sa seule discrétion. Je n’ai rien inventé. Je renvoie le lecteur à la déclaration de l’ancien président du Craes devant la presse et à sa prestation lors du « Grand Jury » de Mamadou Ibra Kane du dimanche 10 juin 2012, dont il était l’invité. Il serait également difficile de passer sous silence ce fameux décret qui l’a nommé président honoraire du Craes, avec un salaire mensuel de 4 millions de francs Cfa. Montant qu’il n’a jamais démenti, se contentant d’expliquer qu’il n’est pas seul à bénéficier d’une telle faveur et que le premier en avoir bénéficié est le président honoraire du Conseil économique et social, Monsieur Famara Sagna.
Voilà donc, pour revenir au fonctionnement du Craes, neuf milliards qui se sont pratiquement volatilisés en trois ans, servant à entretenir le président et une clientèle politique, composée essentiellement de militants du Pds et du Ppc, son Parti à lui qu’il avait dissous dans le premier. Neuf milliards pour quels résultats ! Combien de forages, de centres de santé, de brigades et d’escadrons de surveillance et d’intervention de gendarmerie, de commissariats de police, de casernes de sapeurs pompiers, de lycées, de collèges pourrait-on construire avec autant d’argent ? Combien d’autres milliards se sont-ils volatilisés dans les mêmes conditions du 1er avril 2000 au 2 avril 2012 ? Nul ne le saura peut-être jamais.
On n’a vraiment pas besoin d’aller jusqu’en Mauritanie pour savoir que c’est la nuit qu’on y dîne. En d’autres termes, c’est un secret de polichinelle : Me Mbaye Jacques Diop s’est enrichi pendant trois ans avec le budget du Craes. Rien d’anormal, serait-il tenté de nous rétorquer ! La gestion des fonds politiques était laissée à sa seule discrétion. Tout cela est vraiment trop facile et le seul responsable de cette situation est l’ancien président de la République, dont nous nous sommes heureusement débarrassés le 25 mars 2012. « Lu njiin Njaaga », dit le proverbe wolof, et c’est le vieux président qui est incontestablement Njaag. Si la corruption, la concussion, les détournements de deniers publics, l’abus des biens sociaux et toutes les autres manifestations de la mal gouvernance devaient avoir un seul nom, ils s’appelleraient Abdoulaye Wade. C’est le premier délinquant, le premier voleur de la République. Et c’est dommage, voire carrément inacceptable qu’il occupe encore le devant de l’actualité et profère chaque jour ses menaces ! Dès qu’il a cessé d’être président de la République, Jacques Chirac a été jugé par le Tribunal correctionnel de Paris et a été condamné, malgré son âge et son état de santé déficient, à deux ans de prison avec sursis. Les maigres emplois fictifs pour lesquels il était poursuivi sont une peccadille par rapport aux graves forfaits qui ont jalonné la maudite gouvernance de Wade. Le moins grave de ces forfaits devrait le conduire devant la Commission d’Instruction de la Haute Cour de Justice. Il suffirait à nos nouveaux gouvernants d’agiter, pour ne citer que ces forfaits, la rocambolesque rénovation de la « Pointe de Sangomar », la gestion des fonds spéciaux de la présidence de la République, le détournement flagrant des 15 millions de dollars de Taïwan, le monstrueux montage financier du Monument dit de la Renaissance africaine, pour le traduire devant cette Haute Cour. Même sa déclaration selon laquelle il nourrissait les rebelles y suffirait. Peut-être même, son fameux maa waxoon waxeet. Arrêtons-nous un peu sur la gestion des fonds spéciaux, communément appelés fonds politiques ! Dans ce cadre, l’Assemblée nationale alloue annuellement au président de la République un certain montant. Du temps des Socialistes, ce montant tournait autour de 640-650 millions de francs Cfa. Ce sont ces fonds-là, réguliers, qui sont laissés à sa discrétion (républicaine). Il est vrai que, en douze ans, avec les gros appétits de l’ancien vieux président politicien, ils ont crevé tous les plafonds. Pour ne donner qu’un exemple, les seuls « fonds secrets », qui sont une composante des fonds spéciaux, sont passés, selon « L’AS » du 4 juin 2010, de 9, 895 milliards à 16, 895 milliards, soit une hausse de 7 milliards. C’était lors d’un vote d’une loi rectificative en juin 2010. Dix sept milliards pour les seuls fonds secrets ! Le vieux président s’abrite toujours facilement derrière l’autorisation de l’Assemblée nationale pour justifier tous ces milliards. Il en a géré malheureusement bien plus, des dizaines, des centaines qui ne sont jamais passés par le Parlement. Pour permettre au lecteur d’en avoir le cœur net, je le renvoie à la déposition de l’ancien Premier Idriisa Seck, devant la Commission d’Instruction de la Haute Cour de Justice que j’ai résumée au chapitre VI, point 4 (pp. 142-149) de mon dernier livre : « Le clan des Wade ……… ». L’ancien Premier ministre révèle avoir géré, dans le cadre de ces fonds spéciaux, des dizaines de milliards de francs Cfa, qui provenaient, non pas de l’autorisation de l’Assemblée nationale, mais bien de chèques que le vieux président ramenait de ses nombreux voyages. Le vieux briscard alimentait donc ses fonds spéciaux en foulant allègrement aux pieds toute la réglementation budgétaire, avec des fonds diplomatiques, des aides budgétaires qui devaient atterrir au Trésor public, leur place naturelle. C’est donc avec ces dizaines, peut-être ces centaines de milliards détournés que le vieux bandit de grands chemins entretenait sa clientèle politique (et maraboutique) et achetait les centaines de véhicules qui lui sont confisqués aujourd’hui. Même si le président de la République ne peut pas être audité, il devrait être possible de faire au moins un relevé, pour notre information, des milliards qu’il a prélevés du Trésor public du 1er avril 2000 au 2 avril 2012 et, plus généralement, de tous les autres qu’il a gérés dans le cadre des fonds spéciaux. Nous ne devrions pas être loin de 1000 milliards. Donc, la gestion rocambolesque des seuls fonds spéciaux devrait conduire le vieux délinquant devant la Haute Cour de Justice. Et il devrait y entraîner le Ministre de l’économie et des Finances et ses différents Ministres délégués, pour leur silence complice et coupable.
Une autre gestion, celle du Prcpe qu’il s’est empressé de dissoudre après une dizaine d’années de bamboula devrait le conduire en prison. Il en est de même du « Protocole de Reubeuss » et de nombreuses autres forfaitures, comme par exemple les dizaines, voire les centaines de véhicules qui ont été donnés au pays et qu’il nous a fait facturer, avec la complicité de Serigne Mboup et la Cccbm. Le point devrait être fait des milliards qu’ils ont encaissés dans ce cadre-là, sur le dos du contribuable.
Les nouvelles autorités ont donc les moyens légaux de faire taire le vieux délinquant et ses acolytes. Nous comprenons d’ailleurs difficilement la passivité dont elles font montre devant les provocations agressives d’un Me Ousmane Ngom par exemple, rendu pourtant vulnérable par sa gestion des matériels électoraux ainsi que des passeports dits numérisés. Le président Macky Sall et son gouvernement doivent nous assurer qu’ils sont à l’aise et n’ont rien à cacher. Ils ont lancé les audits, réactivé la Loi sur l’enrichissement illicite et mis entre les mains de la Justice les différents rapports sur lesquels le vieux président avait mis les coudes. Ces trois actes de bonne gouvernance, en tout cas jusqu’à preuve du contraire, rencontrent l’adhésion de l’écrasante majorité des Sénégalais et je les soutiens personnellement. Ils doivent être menés jusqu’au bout et n’épargner aucun délinquant, fût-il un proche du président de la République.
Nous assistons aujourd’hui à beaucoup de ralliements à l’Apr, surtout de directeurs généraux. C’est ainsi que les Directeurs généraux de l’Isra, du Cosec et du Centre de Formation professionnelle et technique Sénégal-Japon ont détalé sans vergogne pour « aller travailler avec le président Macky Sall ». Leur seule préoccupation est de garder leurs strapontins et d’échapper aux audits. Ce serait trop facile d’accepter ces gens-là, ces minables transhumants qui rappellent trop les Aïda Mbodj, Sada Ndiaye, Allé Lo, Aïda Ndiongue, Adama Sall et consorts des années 2000.
La transhumance est détestable et le président Macky Sall ne devrait jamais en faire un cheval de bataille. La presse fait état de ses activités après la tenue du Conseil des Ministres décentralisé de Kaolack. Il aurait ainsi débauché des militants significatifs de l’opposition et distribué des millions de francs. Il aurait également rencontré un chef religieux de la localité qui a appelé ses talibés à lui donner une majorité de députés encore plus importante que celle encore en exercice. Mais, auparavant, il lui a rappelé que le président Wade l’avait « boxé » et que, lui Sall, devrait lui « donner l’estocade ». En d’autres termes, le vieux président lui avait donné 80 millions, son successeur devrait se montrer plus généreux encore. Le ndigël des chefs religieux ou prétendus tels ne fait plus recette. Il en est de même de l’achat des consciences, même à coup de millions, voire de milliards, de véhicules et de passeports diplomatiques. Le vieux président Wade l’a appris en tout cas à ses dépens le 25 mars 2012.
Le président Macky Sall nous a fermement promis une politique de rupture, une politique sobre et vertueuse. Nous nous posons déjà des questions s’il commence à débaucher des militants de l’opposition et à distribuer l’argent du contribuable aux quatre coins du pays. Il nous rassurerait, en particulier, s’il se prononçait publiquement par rapport aux fonds politiques. Ils son devenus trop chargés et le vieux président politicien en a usé et abusé. Les anciens Premiers ministres Idrissa Seck et Souleymane Ndéné Ndiaye expliquent sans état d’âme que, s’ils sont devenus riches, c’est grâce à ces fonds spéciaux. Le second a d’ailleurs insinué que l’actuel président de la République a bâti sa fortune à partir des mêmes fonds. Il ne faudrait surtout pas que demain, à l’heure des comptes, Abou Abel Thiam, Mahmouth Saleh, El Hadj Kassé, Abdoulatif Coulibaly, Seydou Guèye, Amsatou Sow Sidibé, Imam Mbaye Niang et d’autres collaborateurs du président Sall se réfugient derrière les fonds spéciaux pour justifier la fortune qu’ils se seront constituée. Je n’ai pris évidemment ces noms que comme exemples pour illustrer mon propos, ces amis ne pouvant être suspectés de quoi que ce soit, pour le moment tout au moins.
En particulier, le montant de ces fonds devrait être notablement revu à la baisse et leur gestion strictement encadrée par la loi. Ce sont des deniers publics et personne, fût-il le président de la République, ne devrait pouvoir les utiliser à sa convenance. Nous attendons donc le président Macky Sall sur ce terrain-là. D’ores et déjà, nous apprécions et soutenons avec force certains actes qu’il a posés, notamment le lancement de l’audit de la gestion du régime défunt (de 2000 à 2012), la réactivation de la Loi sur l’enrichissement illicite, la mise des rapports d’audit disponibles entre les mains de la Justice. Ces initiatives ont soulevé un tollé général, surtout du côté des anciens gouvernants, qui ont manifestement quelque chose à se reprocher. Ils font feu de tout bois, y compris en chargeant copieusement le président de la République. En particulier, les minables avocats du diable Mes Ousmane Ngom et Amadou Sall, ainsi que le tonitruant Serigne Mbacké Ndiaye le menacent de déballage. S’il n’a vraiment rien à se reprocher, il doit relever ce défi, en veillant à ce que la loi s’applique dans toute sa rigueur. Il gagnerait surtout à démentir formellement, par ses actes de tous les jours, nombre de ses détracteurs qui chantent sur tous les toits que lui et son mentor sont bonnet blanc blanc bonnet, et que sa gouvernance, c’est simplement du wadisme sans Wade.
D’ores et déjà – et nous l’en félicitons vivement –, il a rassuré en réaffirmant sans équivoque son engagement à réduire la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans et à se l’appliquer. Il a ainsi évité le piège du maa waxoon waxeet de certains de ses proches collaborateurs, et non des moindres, qui découvrent les délices du pouvoir et craignent déjà, qu’avec seulement cinq ans, ils n’auront pas suffisamment de temps pour en jouir au maximum. Nous espérons qu’il fera montre du même respect vis-à-vis de ses autres engagements, notamment de celui qu’il mettrait toujours en avant les critères de compétence et de bonne moralité, dans la nomination à des fonctions importantes de l’administration.

Mardi, le 19 juin 2012
Mody Niang, e-mail : modyniang@arc.sn



1.Posté par senebazar le 21/06/2012 00:26 | Alerter
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2.Posté par HAGHILELIGUOU le 21/06/2012 02:39 | Alerter
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MODY NIANE TU N'EST QU'UN MINABLE AIGRI QUI A LA BAVE A LA BOUCHE ET TU MOURRA EN PAUVRE TYPE CAR PASSANT TOUT TON TEMPS A CALOMNIER! COTTOU YOUMMA, SOLDE BAAMMA ANN DEEDADO KARMOUDO.

3.Posté par TALIBE le 21/06/2012 03:27 | Alerter
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BONNE REFLEXION. LES INJURES NE SERVENT A RIEN.
MERCI

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