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Chambres africaines extraordinaires : Habré refuse de comparaître et installe une bagarre générale

Le procès de l’ancien Président tchadien, Hussein Habré, a repris ce lundi, après 45 jours de suspension due à la commission d’office de trois avocats. L’audience de ce matin a démarré sur fond de tension. Le principal accusé ayant refusé de comparaître, il a été conduit de force. Une situation qui n’a pas laissé indifférents ses partisans qui se sont une nouvelle fois frottés aux forces de l’ordre.


Rédigé par leral.net le Lundi 7 Septembre 2015 à 15:10 | | 7 commentaire(s)|

Hussein Habré reste campé sur sa position. Pas question pour lui de se faire juger par les Chambres africaines extraordinaires qu’il accuse d’être à la solde de "ses ennemis". Conduit au Palais de justice de Dakar, très tôt ce matin, Habré a opté pour la même stratégie que lors du premier jour de son procès. Il a encore refusé de s’installer dans le box des accusés et de comparaître devant la barre. Interpellés sur l’attitude de leur client, Mes Mbaye Sène, Mounirou Balal et Abdou Gning, les trois avocats commis d’office, disent s’en remettre à la décision du tribunal. Ne voulant pas tomber dans le piège que Habré a certainement mis en place, le président du tribunal spécial, a décidé, séance tenante, de suspendre l’audience le temps de s’attacher les services d’huissier pour faire le constat. Après quoi, une notification a été faite aux concernés. À la reprise, le Burkinabè, Gberdao Gustave Kam, a déclaré que Habré a non seulement refusé de "prendre connaissance de l’acte encore moins la copie". Prenant acte de la décision de refus de l’accusé, le président dira que l’audience ne va pas être ajournée ou suspendue pour ce motif. C’est ainsi qu’il demandera à ce que l'ancien Président tchadien soit amené de force. "Que Hussein Habré soit conduit immédiatement devant la barre", lance le juge Gberdao Gustave Kam, s’adressant au procureur général Mbacké Fall. Et, ce dernier de dire, à son tour, aux forces de sécurité d’exécuter le mandat d’amener. Ce qui fut fait. Habré a été pris comme un bébé par les éléments pénitenciers d'intervention qui l’ont installé sur une chaise, près de la barre. Cette scène n’a pas laissé indifférent ses partisans qui ont laissé éclater leur colère. Avec des cris et des slogans hostiles, ces derniers ont installé la salle dans une ambiance indescriptible. Il s’ensuivra une bagarre avec les forces de l’ordre. Ils seront maîtrisés avant d’être expulsés de la salle. L’audience pouvait continuer, avec notamment la lecture de l’acte d’accusation.

M. L. DIEDHIOU






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