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Changement climatique, extraction du sable marin : Ces roues qui accélèrent l'avancée de la mer

Des houles dangereuses générées par une mer très agitée ont fait des ravages sur tout le littoral sénégalais ces derniers jours. Selon Souleymane Diallo, directeur de Cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, ce phénomène naturel est une conséquence des changements climatiques. Toutefois, la construction de digue et la sensibilisation des populations sur les conséquences des extractions de sable marin semblent incontournables pour atténuer ou prévenir les risques.


Rédigé par leral.net le Mercredi 2 Septembre 2015 à 11:33 | | 0 commentaire(s)|

Changement climatique, extraction du sable marin : Ces roues qui accélèrent l'avancée de la mer
Le réchauffement de la planète fait que les glaciers qui fondent augmentent le niveau de la mer et les houles atteignent un niveau beaucoup plus important que d’habitude. C’est un phénomène naturel qui est une conséquence des changements climatiques. C’est Souleymane Diallo, directeur de Cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement qui donne ainsi des explications par rapport au phénomène des houles dangereuses qui ont occasionnée beaucoup de dégâts dans nombre de localités le long du littoral. Selon lui « ce sont des phénomènes qui arrivent dans tous les pays côtiers avec souvent des prévisions d’environ une semaine. Mais il y a toujours des dégâts matériels comme humains dus aux houles dangereuses générées par la mer. « Heureusement qu’au Sénégal, qui compte 700 km de côtes, nous n’avons pas de pertes humaines causées par cet agissement de la mer », ajoute-t-il dans les colonnes de Sud Quotidien.

Pour atténuer ou prévenir les risques, le gouvernement a misé sur des programmes tout au long du littoral. « Au niveau de Dakar, un projet a été mis en place à Diokoul (Rufisque) dans le cadre du Fonds d’adaptation (au changement climatique) permettant de construire un mur ». Cependant, conscient que le mur n’était pas aussi efficace que les digues, M. Diallo annonce un nouveau programme qui va permettre de mettre en place une digue. « Un programme a été ficelé et le financement du projet par l’Uemoa est déjà acquis. Les travaux vont démarrer d’ici à l’année prochaine », soutient le directeur de Cabinet du ministre de l’Environnement. Souleymane Diallo révèle qu’« à Joal et Saly aussi le même fonds d’adaptation a permis de construire des brise-lames pour atténuer la force des vagues avant que ça n’arrive à la rive ».

A Saly particulièrement, le phénomène touche aussi l’activité touristique. Ainsi le ministère du Tourisme, en rapport avec celui de l’Environnement, a élaboré un programme de récupération des plages. A en croire toujours Souleymane Diallo, « ce programme, qui est en cours de finalisation, va être financé par la Banque mondiale. Mais aussi, dans certaines zones, il y a des initiatives qui sont en cours. On peut citer la loi sur le littoral, l’Observatoire national sur le littoral qui doit être mis en place ». Cet observatoire, qui travaillera en rapport avec des unités de recherche et universités, va s’occuper de mesurer et d’évaluer un certain nombre de paramètres autour du littoral pour anticiper certains événements.

Hormis ces efforts consentis dans la construction de digues et autres brise-lames, la sensibilisation est l’un des leviers sur lesquels le ministère de l’Environnement s’appuie pour mener à bien sa politique. « Il faut sensibiliser les populations sur les conséquences de l’extraction du sable marin car cette pratique participe à l’accélération de l’avancée de la mer. Car le sable, bien en place, peut amortir la houle. Mais quand il y a extraction de ce sable, il n’y a plus rien qui retient l’eau », explique M. Diallo dans le journal. Mieux, il souligne : « Nous avons même mis à la disposition des populations un numéro vert (1221) qui peut être sollicité à tout moment pour dénoncer ces malfaiteurs car ces pratiques qui renforcent la vulnérabilité du littoral sont à dénoncer ».

Abordant la question du relogement des sinistrés, le directeur de cabinet soutient que la question dépasse les compétences de son ministère mais des programmes de ce genre existent au niveau du ministère de l’Intérieur pour secourir surement ces derniers.






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