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Cheikh Diallo contredit les deux Victor

C'est reparti pour les audiences du procès Karim Wade. Hier, c'était au tour de Cheikh Diallo, ex-DG de CD-Média, de défiler devant la barre de la Cour de répression de l'enrichissement illicite. Comme beaucoup s'y attendaient, Cheikh Diallo a enfoncé son ami Karim Wade. Les deux Victor (Tendeng et Kantoussan) ont été également contredits par Cheikh Diallo lorsqu'ils affirment ne pas avoir collaboré avec lui.


Rédigé par leral.net le Mardi 21 Octobre 2014 à 09:18 | | 9 commentaire(s)|

Cheikh Diallo contredit les deux Victor
Lors de leur interrogatoire, rappelle L'Observateur, Victor Tendeng et Victor Kantoussan ont dit n'avoir pas collaboré avec Cheikh Diallo, même s'ils le connaissaient. Des déclarations qui ne reflètent pas la réalité. Selon Cheikh Diallo, Victor Tendeng a procédé au dépôt du matériel (mobilier de bureau et le matériel informatique). "Je n'étais pas présent sur les lieux, mais le Directeur de publication, à l'époque Serigne Saliou Samb, a réceptionné le matériel avec une décharge... Cheikh Thiam et moi sommes partis à Londres pour les besoins d'une imprimerie, ce qui n'a pas abouti. Je n'ai jamais vu le matériel de radio, même si Mamadou Amar, qui devait s'en charger, m'a confirmé qu'il avait reçu le matériel", a-t-il dit.

Pour la logistique du groupe de presse, Cheikh Diallo jure, selon nos confrères, que c'est Victor Kantoussan qui a livré les deux voitures de reportage. "Il m'a dit que deux chauffeurs allaient passer pour prendre service. Il s'agissait de Albert Madiamé et de Antoine Diédhiou. C'était le 21 juin 2011. Et, c'est un certain Djibril Sow qui m'a appelé pour me demander notre siège et y a déposé les deux véhicules. Ou Victor Kantoussa a une mauvaise foi souriante ou il est devenu amnésique. Ce jour-là, Albert avait une veste flottante et Antoine était en jean", précise-t-il sûr de ce qu'il avance.

Mais, l'ex-patron de CD-Média ne s'arrête pas en si bon chemin. Alors que Victor Tendeng avait révélé qu'il entrait dans la chambre de Karim Wade sans même frapper à la porte, Cheikh Diallo dira : "Je n'ai jamais dépassé son salon". Même s'il est reconnaissant envers Karim Wade, qui lui a payé ses études en France, M. Diallo ne s'interroge pas moins : "Jusqu'à quand comptez-vous avancer dans le mur en klaxonnant, qu'est-ce qui arrive à mon cher ami pour qu'il refuse de reconnaître la paternité de son groupe de presse ?".






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