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Cheikh Ndiaye Teranga sur le différend avec la Gambie : "Même le Président Sall ne peut nous obliger à payer les 400 000 FCfa"

Vu la détermination des transporteurs sénégalais à aller jusqu'au bout de leur bras de fer avec Yahya Jammeh, il n'est pas exagéré de dire que ce n'est pas demain la fin du boycott de la transgambienne. Le président de l'Union des groupements de chauffeurs et propriétaires du Sénégal, Cheikh Ndiaye Teranga, qui est revenu sur l'origine du conflit frontalier entre le Sénégal et son voisin, s'est montré catégorique sur la question dans l'entretien qu'il a accordé à La Tribune.


Rédigé par leral.net le Jeudi 7 Avril 2016 à 09:28 | | 3 commentaire(s)|

Cheikh Ndiaye Teranga sur le différend avec la Gambie : "Même le Président Sall ne peut nous obliger à payer les 400 000 FCfa"
"Ce différend ne date pas d'aujourd'hui, car la Gambie est coutumière des faits. Elle nous taxe comme bon lui semble. Et maintenant la taxe devient exorbitante car elle passe de 100 000 à 400 000 FCfa. Comme on ne peut pas payer cette somme, on se prépare à rester chez nous. On préfère même prendre la voie de contournement qui est assez périlleux. Car, on ne peut plus être constamment confronté à un Président qui change la loi et les taxes de son pays comme bon lui semble. Puisque nous somme des hôtes, nous avons le droit de ne pas aller en Gambie et personne ne nous y obligera", tranche Cheikh Ndiaye Teranga.

A la question de savoir s'il n'est pas plus reposant de payer les 400 000 que d'emprunter la voie de contournement, le président de l'Union des groupements de chauffeurs et propriétaires du Sénégal rétorque : "Non. La taxe dépasse 300 000 FCfa et en faisant ce détour, on ne rajoute que 50 000 FCfa sur le prix du carburant. Et mieux, l'argent qu'on dépensait pour la restauration en Gambie, maintenant ce sont nos restauratrices qui en bénéficient ; et cela impacte directement sur l'économie sénégalaise, ce qui n'était pas le cas, car la restauration était pratiquement morte dans certaines localités du pays. Avec ce contournement, on la fait revivre".

Quid d'une éventuelle négociation avec la Gambie ? "Du tout, on n'a rien à négocier. Et je n'aimerais même pas qu'on y implique le gouvernement car ça ne le regarde pas. Le problème, on va le prendre à bras le corps. Notre plan d'action, c'est le boycott à 100%. Heureusement que les passagers sont des patriotes, ils nous soutiennent dans notre combat et ils ajoutent 2000 FCfa sur le prix du transport qui revient maintenant à 7000 FCfa. Les clients n'auront plus besoin de payer de taxe d'entrée en Gambie. Même le Président Sall ne peut nous obliger à payer les 400 000 FCfa ; donc négociation, il en est hors de question", martèle-t-il.






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