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Cheikh Yérim Seck ne fait-il pas partie de ces goulots qui étranglent le Sénégal ?

Suite à la liberté conditionnelle dont il a bénéficié après 15 mois passés derrière les barreaux, l’ancien journaliste du magazine panafricain Jeune Afrique L’intelligent sort de la prison du Cap Manuel avec un livre, dans lequel il diagnostique sans complaisance la société sénégalaise à travers ses coins et recoins, qui constituent selon lui un obstacle à l’émergence socio-économique du Sénégal. Dès lors, il s’avère nécessaire de s’interroger sur le cas Yérim.


Rédigé par leral.net le Mercredi 30 Avril 2014 à 18:00 | | 17 commentaire(s)|

Cheikh Yérim Seck ne fait-il pas partie de ces goulots qui étranglent le Sénégal ?
Cela nous semble d’autant plus important, car en dénonçant ces maux qui étranglent la République, il nous paraît aussi nécessaire de voir si Cheikh Yérim Seck n’est pas un goulot qui participe à l’étranglement du pays.

En effet, considérant qu’à travers l’affaire du viol dont il est l’acteur principal, le natif de Louga a avoué devant le Tribunal des flagrants délits et devant la Cour d’appel, avoir entretenu des relations charnelles avec cette fille sur la base du consentement mutuel, ce qui implique que le propriétaire du site web Dakaractu.com a commis un péché, voir un délit.

Le délit d’adultère, qui est prévu et puni par le Code pénal sénégalais. Cet acte est sanctionné, non seulement par la morale, mais aussi par la loi. Il fait partie de ces tares dont Yérim a peut-être oublié de mentionner dans son livre et qui étranglent voir détruisent la société.

Car s’il avait fait un tour au Tribunal départemental de Dakar, il se rendrait compte que son forfait qu’il qualifie de bon, en est un goulot, vu le nombre de divorces pour cause d’adultère.

D’ailleurs, le mouvement de soutien C 221, dont il est le président, interpelle toutes personnes rationnelles, car il est inacceptable qu’au regard de sa trajectoire que Monsieur Seck se permette de donner des leçons aux hommes politiques.

Comment peut-il avoir le scrupule d’affirmer que C 221 (son mouvement politique) va investir des personnalités crédibles ou nouer des coalitions avec des personnalités exemplaires et imbues de valeurs cardinales ?

Par ailleurs, il faut ajouter que les tromperies font partie des goulots qui nous bloquent .Un homme que beaucoup de ses concitoyens prenaient pour une référence n’est en réalité qu’un passionné qui a du mal à encadrer ses pulsions.

Lors de l’audience au Tribunal des flagrants délits, les travailleurs de l’hôtel qui étaient appelés à témoigner ont éclairé tous les Sénégalais sur les agissements non orthodoxes de cet homme, qui se déclare victime du père de sa proie, qui est un magistrat du siège et par ailleurs directeur de l’Observatoire des lieux de privation des libertés.

Le responsable de l’hôtel, devant le Tribunal, a soutenu que Cheikh venait régulièrement à cet hôtel et à chaque fois, il prenait les clés et toutes ses visites qui débarquaient dans ce lieu, on leur indiquait le numéro de la chambre.

Des filles venaient régulièrement lui rendre visite. Maintenant, la question est de savoir ; pour faire quoi dans cette paisible sphère ?

Il est notable de signaler que les pratiques immorales dont il a recourt pour faire chanter certains mannequins sont passées sous silence par beaucoup de personnes qui se targuent d’être ses amis.

Cette hypocrisie qu’il masque derrière sa cagoule illustre ce que disait un grand professeur de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Dakar : «Au Sénégal les gens se prennent au sérieux, alors qu’ils ne sont pas sérieux.»

Lui, il en est un et cette hypocrisie constitue le grand goulot qui étrangle cette République. En définitive, est-il autorisé à nous dire ce qui est goulot et ce qui ne l’est pas ?

Nous n’avons pas oublié ses pratiques bannies par l’éthique et la déontologie, dont il avait recourt fréquemment. N’en parlons pas de ses articles commandés. Sa proximité avec certains chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest a une histoire et un contenu que le propriétaire de Jeune Afrique L’intelligent, Béchir Ben Yahmed, a su tardivement, ce qui a motivé la reconsidération de leur relation.

Cet homme, qui se dit victime d’une machine de guerre orchestrée par le père de sa proie, a osé commettre un blasphème pour légitimer son crime sexuel, particulièrement son engagement politique.

Il invite les Sénégalais, précisément ses sympathisants, à dire à ses critiques : «Si on vous parle de mon incarcération, convoquez l’histoire du prophète Youssoupha qui a été accusé à tort et emprisonné, mais a pris le pouvoir à sa sortie de prison.»

Le cheikh a osé franchir le Rubicon. Un homme pareil ne doit pas être mêlé à des frivolités, comment peut-il comparer son divertissement sexuel raté aux péripéties d’un envoyé de Dieu ?

Monsieur Seck, ce prophète est différent de celui-là qui se pavane dans un hôtel avec une fille pour son propre plaisir.

Choisissez d’autres exemples et arrêtez de nous servir ce ramassis de billevesées, rempli de galimatias. Il est inutile de faire de la propagande à travers les télévisions, radios, journaux voir les sites web. S’il vous plaît, sachez raison garder et surtout faites profil bas.

PAR AMADOU TRAORÉ






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