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Chers parents, chers gouvernants ne faisons pas de ces Maitre-Coraniques des boucs-émissaires, Nous sommes les vrais responsables !

Évitons de sombrer dans l'anarchisme, même si nous tous, nous sommes contre l'exploitation de ces enfants...Si tous les parents avaient respecté les recommandations de Serigne Saliou Mbacké, concernant l'éducation des enfants, on n'en serait pas là. Mais, il y a toujours eu de la tromperie et de l'hypocrisie, de la part des parents, comme de la part de l'Etat. La personne humaine, il faut la connaitre, la maîtriser avant de vouloir l'orienter dans cette vie.


Rédigé par leral.net le Vendredi 8 Mars 2013 à 12:43 | | 0 commentaire(s)|

Mais rien de tout cela, n'existe dans ces Daaras qui sont dans les centres urbains. Rares sont les Daaras qui réunissent ces conditions. Quand un Daara, ne fonctionne pas avec l'essence même de l'Education qui est la Taarbiyya, ceci n'est pas un Daara... Certes, certains Serigne Daara avaient l'Habitude de se déplacer vers les grandes villes à des moments précis, dans l'année, accompagnés de quelques dizaines de Talibés. C'est vers les années 80/90 que ces Daaras se sont considérablement développés dans nos agglomérations, prenant des allures inhumaines. Ceci, parce que les conditions de vie dans le monde rural commençaient à devenir difficiles pour cette élite. Ce phénomène, il faut l'analyser humainement, moralement, socialement, spatialement, pour qu'on puisse situer les responsabilités. Cela permettrait d'avancer au niveau de la recherche de solutions durables de sa résolution.

Ces Daaras dont nous fustigeons aujourd’hui, arrangent beaucoup de chefs de familles: nos familles, nos parents, etc. Et ceci parce qu'ils veulent tromper la vigilance et faire croire que leurs enfants sont dans les Daaras, alors que ça ne l'est. Ils veulent satisfaire le stricte minimum, pour leurs enfants, pour qu’ils maitrisent superficiellement des Sourates du Saint Coran (ne pas confondre avec le cas de nos frères qui sont tombés à la Medina, dont leurs parents ont eu le courage d’amener leurs enfants dans un Daara. Discutable sur le fait que c’était le bon endroit ou pas).

Donc, il ne faut pas jouer à l’hypocrisie en tirant sur ces Daaras. Il faut plutôt jouer à la franchise, pour dire que, nous avons joué et nous avons perdu. Ces Daaras n'ont pas donné et ne peuvent pas donner, l'éducation attendue par nos familles, et les Serignes Daaras n'ont pas eu les félicitations et applaudissements qu'ils attendaient, de la part de ces citadins que nous sommes. Ces citadins qui clament tout le temps leur appartenance à Cheikhoul Khadim, à El Hadj Malick Sy, Limamoulaye, Baye Niass, Serigne Amary Ndack Seck, Cheikh Oumar Foutiyou, sans oublier toutes les grandes familles religieuses au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine...ces citadins n'ont jamais suivi, comme il se devait, les recommandations de nos illustres chefs-religieux qui demeureront, quelles que soient les générations qui seront aux responsabilités, des régulateurs sociaux incontestés du Sénégal. Et L'Etat n’a jamais voulu accompagner ces recommandations qui sont d'un grand intérêt pour l'orientation de la jeunesse sénégalaise, depuis trente (30) ans. La main colonialiste a toujours facilité ce phénomène, faisant des différents gouvernements qui se sont succédés, des saboteurs, voire des destructeurs de ce processus de régulation sociale qu'avaient engagé les grandes familles religieuses du Sénégal. Ce processus qui devait, permettre de détenir un résultat plus que satisfaisant, sur la préservation de nos cultures et de nos valeurs, au sein de nos familles, a été profondément saboté voire entaché.

Ce qui est désolant au Sénégal, c'est le fait que les experts dans un domaine, on ne leur reconnait jamais leur expertise, préférant les calomnier, les critiquer, parler sans aucune connaissance ou savoir sur les idées que nous avançons. Le sénégalais est un expert en tout mais ne produit aucun résultat. Regardez où se trouve l'erreur !

Serigne Saliou Mbacké avait vu cette crise venir, et s'est mis à développer les Daaras dans le monde rural, avant même avant son arrivée au Khalifa de la Confrérie Mouride. Ayant la certitude, que jamais on ne peut réussir la Tarbiyya dans les centres urbains. Mais quand on veut être son seul expert, dans un projet où nous l’on n’a aucun savoir, ni connaissances, il faut s'attendre à ce que l’échec soit plus profond. Les parents en majorité, disciples, ne veulent pas intégrer leurs enfants dans l'orthodoxie du Mouridisme, ou de la Tidjaniyya, qui est l'enseignement coranique accompagné d'une vraie éducation spirituelle (La Taarbiyya). C’est ce qu’on appelle l’éducation par la pratique. Je tiens à rappeler que le résultat est sans commentaire, pour la majorité qui avait fait semblant de ne pas entendre l'appel de Serigne Saliou Mbacké au début des années 90 jusqu'en 2000. Beaucoup d’entre nous se rappelleront, son Illustre appel à l’endroit des Daaras (En Avril 1992). Une longue expérimentation d’une cinquantaine d’années qu’il a voulu matérialiser au niveau du grand projet agro-éducatif qu’est Khelcom.

Cette jeunesse qui devait servir les vertus d'une génération, s’est retrouvée de l'autre côté, du mauvais côté de la société, puis-je dire. Jetons, juste un œil autour de nous, pour se rendre compte qu'on est train de payer, cette passivité qu'avait fait montre nos chers parents. Rares sont les jeunes qui s'orientent vers quelque chose de productif, les parents ont préféré jouer dans l’alternative, alors qu'il ne peut pas y avoir d'alternative pour une éducation issue des Daaras. C'est un programme singulier qu'on ne peut trouver ailleurs, que dans le cadre définit par ces guides religieux éclairés. Kes Sénégalais doivent intégrer la franchise en eux, et comprendre que les gènes « Ceddo » qui se développent dans le Sénégal, ne peuvent disparaitre complètement qu’à travers une éducation spirituelle, une éducation par la pratique. Vouloir, faire abstraction des Daaras, Version Serigne Saliou Mbacké, des Daaras Sokhna Diarra,version Serigne Moustapha Bassirou Mbacké, des Daara version Serigne Mansour Sy, entre autres exemples, c'est vouloir tromper sa propre conscience et celle de ses enfants... Voilà ce qu'il ne faut jamais perdre de vue, même si nos connaissances sont limitées dans ce domaine. Il y a un proverbe Wolof qui le dit "Kou Démoul Aljoumay Yonentbi rekk, Demm Dimanchou Firhawana"" (Soit on est Imam, Soit on est prêtre, Mais pas les deux à la fois). Je me demande si la fierté qu’on clame haut et fort, à l’endroit de nos guides religieux éclairés, si on y croit réellement.

Les véritables responsables de cette crise socio-urbaine ?

Que L'Etat prenne ses responsabilités, par rapport aux chantiers qui sont les siens, et que ces gouvernants arrêtent de chercher des bouc-émissaires en ces maître-coraniques qui font tout pour ne pas voler, ou mentir. Ouvrir une école coranique est une chose, utiliser des enfants pour gagner de l'argent c'en une autre. Quand on est abonné absent, par rapport à la demande sociale, par rapport à la prévention des risques qui pèsent sur la population, par rapport à la protection sociale, civile et sanitaire de la population, il faut apprendre à gérer les problèmes avec prudence et retenu, en créant une consultation populaire. On ne peut pas régler ce problème, avec une euphorie, ou avec des crises de nerfs. Il faut le régler humainement, et avec de véritables consultations et enquêtes sociologiques, sur le terrain.

Des budgets qui sont votés chaque année, et remis à des autorités politiques et administratives, pour mener une politique de protection sociale, civile et sanitaire, envers une population, quand ces mêmes autorités nous disent que cet argent n'a pas servi à grand-chose pour donner des résultats, n'est-ce pas là, un gros problème? Aucune direction, ni ministère, en charge de cette politique sociale et sanitaire, ne peut prouver des résultats probants, sur ce domaine. La population n'est pas protégée, les agents de l'Etat ne travaillent pas, et font totalement dans la tricherie, en tout cas, pour une grande partie, pour ne pas généraliser. Le premier objectif d'un agent de l'Etat, dès qu'il est nommé, est « comment s'enrichir, à travers cette mission que l'on m'a confiée ». Mais, jamais, il ne se posera la question de savoir « comment œuvrer pour ce noble peuple qui mérite tout respect et investissement de ma part ».

Le mensonge, la corruption, le laxisme, le « racquet », l’absentéisme, le retard, ces maux demeurent la cheville ouvrière de nos services étatiques, qui doivent protéger ce peuple, ces quartiers populaires, ces populations pauvres, désorientées, violées, volées, agressées, persécutées, oubliées, méprisées, etc. Il faut oser le dire, ceci n'est rien d’autre qu'un manque de respect, de l’abandon et une fuite de responsabilité, vis-à-vis des administrés. Le service public est massacré au Sénégal. Un fourre-tout total, qui devient à la longue une bombe socio-économique, parce que les réseaux et les politiciens véreux en font fait une source d'enrichissement illicite.
Beaucoup de milliards ont été votés et investis, depuis des décennies, et rien de profond ni de particulièrement spécial n'a changé, dans toutes les grandes villes du Sénégal. Les politiques de logement, d'aménagement et d'urbanisme ont lamentablement échoué, parce que n'ayant pas été adossés à aucune digne expertise de terrain. Tout le Sénégal est géré dans "le tout bureautique" " et "le tout virtuel", "le tout tâtonnement". Une grande partie des directions et agences qui doivent dérouler cette politique sur le terrain, par des faits, sont confiés à des irresponsables, qui, soit, n'ont aucune ambition pour développer le Sénégal (si ce n'est de s'enrichir de façon irresponsable), soit, n'ont aucune connaissance dans ce domaine. Un pays sans rigueur ne peut pas se développer.
Et dans un autre registre, quand des autorités étatiques qui gèrent la destinée d'un pays avec 90 voire 95 % de musulmans, ne mènent aucune politique d'orientation et de justice sociale, digne de ce nom, envers cette communauté, il y a là un problème. Tout le système éducatif financé par l'Etat, n'accorde qu'une minuscule partie à ce secteur qui devrait permettre à cette société de retrouver ses marques, ses repères, ses valeurs les plus cardinales. L'Etat investit dans tout ce qui peut permettre de dévier la conscience de la jeunesse et des parents, et ignore totalement la mise en valeur des consciences du peuple. La seule politique sociale que mènent les autorités sénégalaises, depuis des décennies, est la dénaturation, la désocialisation et désolidarisation des consciences : Divertir pour mieux pervertir, et ensuite répandre la pandémie de détournement des deniers publics.

Et, avec le constat alarmant sur l'éducation et l'orientation de la jeunesse ?

Les parents ont choisi d’entraîner leurs progénitures vers la recherche du gain facile, vers l'irresponsabilité dans la conduite de leur quotidien et de leur avenir. Le cadre familial ne jouit plus de l'autorité qu'il avait et qui servait à l'orientation de la famille vers une voie salutaire. Maintenant, la voix autoritaire, a changé de ton, de nature et de provenance. Les parents, et les pères en particulier, ont perdu leur capacité à tenir les reines familiales. Et, en plus de cette incapacité, ils ont choisi de jouer, avec le « coaching ardu » des épouses, dans un terrain, où ils ne seront que perdants : « le tout mercantilisme » prend le dessus sur le temps que devait consacrer un père ou une mère, à ses enfants, pour les orienter et gérer leur quotidienneté. Un musulman qui accorde beaucoup plus d'importances à l'enseignement occidental, minimisant l'enseignement et l’éducation islamique, pour la seule et simple raison que l'école est la seule voie capable d'offrir un avenir à sa progéniture, en voilà une inconscience notoire.

Et pire, quand ils ne sont plus capables de produire des résultats à l'école, les enfants commencent à être orientés vers des mariages d'intérêt financier (pour la plupart des filles), vers des activités mercantilistes, alors qu'ils ne sont pas suffisamment outillés pour réussir dans ce terrain. Les parents sont les premiers responsables, il faut oser le dire.

Je pense que, tout le Sénégal peut voir que, ce sont les parents qui occupent une grande responsabilité, par rapport à cette débandade, ce libertinage, la prostitution déguisée, cette forte dégradation des mœurs, ces maux qui se vantent à chaque coin de rue, dans chaque salon familial, dans chaque cours de maison, dans les quartiers, les places publiques, etc.

Tous ceux qui entretiennent ce libertinage, s’identifient aux différentes familles religieuses de notre pays, ce sont eux qui organisent, au niveau des télévisions et radios, les soirées de Tabaski, de Korité, de Tamkharitt avec « leurs normes et langages Ceddo», qui ne répondent à aucune logique morale. Ils sont à la tête des Médias et laissent se développer des programmes ultra-violents, destinés à la jeunesse. Ce sont eux qui gèrent tous les édifices de libertinage de ce pays, font proliférer tous les interdits de Cheikh Sidy Al Moukhtar, depuis qu’il gère les responsabilités suprêmes du Mouridisme. Ce sont ces mêmes gens qui s’identifient aux familles religieuses de notre pays, qui vont braver interdit sur interdit, sans état d’âme. C’est eux qui sont les gestionnaires du fameux « Système LMD » (Lutte, Musique/Mode, Danse). Et leurs parents, continuent à être foncièrement fiers d’eux. Je me dis que c’est tout à fait normal, on ne peut que, se satisfaire de sa propre production, de son propre travail, sinon on n’est pas conséquent avec nous-mêmes.

Et l’envie de voir se concrétiser le travail des guides religieux ?

Les religieux, ont fait ce qu'ils devaient faire, et le perpétuent, toujours, davantage. Ils ont tracé un chemin, et y ont orienté les disciples que nous sommes. Mais quand nous voulons emprunter ce chemin en ayant dans notre conscience, une hypocrisie déviante, nous ne verrons jamais le bout du tunnel. Il ne faut pas qu'on mélange les choses : les chefs religieux, ne seront jamais des chefs litigieux. L'orthodoxie des Familles religieuses, demeurera toujours intacte et inchangée. On ne peut jamais explorer et comprendre le centre, si on ne fournit jamais l’effort de quitter la périphérie. A nous de voir si, on a réellement envie de réussir réellement, l’avenir de nos enfants. L’avenir d’un être humain doit être vu, comme du hautement sacré. L’Humanisme n’est pas un vain mot, et on ne peut le retrouver que par une sérieuse éducation. Sinon, on retrouve à la place, une barbarie.

Nous comptons beaucoup sur le cadre organisationnel comme « Rawdou Rayyakhinn », entre autres organisations, à peser de toutes leur forces, pour faire comprendre à l’Etat, son rôle de Protecteur à l’endroit de cette jeunesse, qui est en train de surfer dans les eaux troubles de la violence. Une violence et une dégradation des mœurs qui se développent sur toutes les formes. Pour avoir exploré superficiellement, les objectifs de « Rawddou Rayyakhinn », je pense que cette organisation, qui a été orientée par Serigne Saliou Mbacké, renforcée par El Hadj Bara Falilou et Cheikh Sidy Al Moukhtar et tous les Khalif généraux du Sénégal, devrait pleinement jouer son rôle de garant de cette régulation sociale. C’est une mission qui leur a été confié. Moi en tant que jeune, je leur demande de nous aider, à mener cette démarche. Certes, elle fait un travail considérable, mais un coup médiatique sur la régulation des mœurs, ferait comprendre aux jeunes qu’ils ont des limites à ne pas franchir, dans un Sénégal à 99% croyant. Il est plus qu’urgent de stabiliser cette dégradation des mœurs, ces pertes de valeurs. Pour rappel cette organisation regroupe toutes les organisations islamiques et familles religieuses du Sénégal.

Heureusement que la Grâce du Seigneur est immense, et personne d’entre nous ne peut et ne doit prétendre, se mettre à la place de Dieu. Mais au moins, tout le monde peut identifier le bien et le mal. Nous ne devons jamais s’épuiser à souhaiter cette Grâce pour le Sénégal et pour l’Humanité, qui est en train de vivre ses moments les plus troubles. Que Dieu nous accorde longévité, longue vie et santé de fer, et une conscience positive exclusivement tournée vers les enseignements de Khadimou Rassoul. Amine.



Gorgui DIOP






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