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Choix de Karim Wade comme candidat du Pds contre Macky Sall, appel de Wade pour une présidentielle anticipée... : Les vérités de Souleymane Ndéné Ndiaye

La sortie de Babacar Gaye sur le choix de Karim Wade comme candidat du Pds, à la présidentielle de 2017 continue encore de susciter des réactions de divers ordres au sein même des responsables de la formation libérale. La dernière en date est celle de l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye qui a indiqué que "les déclarations de Babacar Gaye n’engagent que lui".


Rédigé par leral.net le Mardi 25 Novembre 2014 à 13:44 | | 16 commentaire(s)|

Choix de Karim Wade comme candidat du Pds contre Macky Sall, appel de Wade pour une présidentielle anticipée... : Les vérités de Souleymane Ndéné Ndiaye
L’ancien Premier ministre libéral Souleymane Ndéné Ndiaye est formel. Les déclarations de Babacar Gaye sur le choix de Karim Wade comme candidat du Pds à la présidentielle de 2017 "n’engagent que lui".

Joint au téléphone hier, lundi, le dernier chef de gouvernement de Me Wade a indiqué que la sortie du porte-parole du Pds n’engage nullement le Pds. "Franchement, je ne fais pas de commentaire sur la sortie de Babacar Gaye. Il est majeur, vacciné. Donc, il est libre de faire la déclaration qu’il veut. Mais retenez simplement que cette déclaration n’engage que lui."

Toujours, dans la même mouvance, l’ancien Pm a tenu à remettre les choses à l’endroit, notamment pour tous ceux qui assimilent la forte présence du nom de Karim Wade sur les pancartes lors de ce rassemblement de vendredi dernier, à une sorte de quitus pour 2017.

"Il faut comprendre une chose, Karim Wade, pour l’opinion publique sénégalaise, est victime de tracasserie judiciaire. Parce que depuis le temps qu’on annonce les milliards qu’il aurait dissimulés, ceux à qui la charge de la preuve incombe tardent à montrer exactement ce que les populations attendent d’eux. Aujourd’hui, pour l’opinion, Karim est une victime et comme vous le savez, au Sénégal, quand quelqu’un subit une injustice, les gens le supportent. C’est comme ça que je perçois cela au-delà même de la politique. Là, c’est humain. Karim Wade est le fils d’Abdoulaye Wade, fondateur du Pds, victime de l’injustice depuis presque deux ans sans que ceux qui l’ont arrêté puissent dire exactement ce qu’il a fait. Donc, cela emporte un vent de sympathie pour lui."

"Même si, en politique, on ne peut jamais dire jamais…"

Interrogé sur sa possible candidature à la candidature du Pds pour la présidentielle de 2017, l’ancien maire de Guinguinéo a tout simplement préféré jouer au clair-obscur. Bien qu’il ait évoqué précédemment sa candidature à la magistrature suprême, il y a quelques mois.

"Je ne veux pas me prononcer sur le sujet. Je suis Souleymane Ndéné Ndiaye, vous savez moi, je ne change pas d’opinion. Je suis peut-être un mauvais politicien mais sachez que je ne bascule jamais. Je suis cohérent avec ce que j’ai dit, je suis constant. Il ne m’arrive jamais de changer même si, en politique, on ne peut jamais dire jamais. Je suis cohérent et constant. Mais pour l’heure, je préfère me focaliser sur ce qui me regarde. Les déclarations de Babacar Gaye ne me regardent pas. Le moment venu, je ferai une déclaration dans ce sens."

Quid de la grande mobilisation des libéraux, lors du meeting du 21 novembre dernier ? Pour Souleymane Ndéné Ndiaye, ce rassemblement dénote tout simplement la vitalité du Pds mais aussi la déception des Sénégalais, vis-à-vis du régime en place. "Ce meeting a montré que le Pds peut être assimilé à un grand lion qui s’est endormi quelque temps. Ce qui est normal parce qu’on venait de perdre des élections. Mais plus on avance dans le temps, plus les gens se rendent compte que ce gouvernement-là ne peut pas faire mieux que nous. Il a même fait pire que nous, cela a fait renaitre l’espoir."

Retrouvailles libérales

À propos des retrouvailles de la grande famille libérale, l'ancien Premier ministre ne déborde pas d'optimisme. "La famille libérale, avec Pape Diop et Idrissa Seck, c’est possible mais les retrouvailles de la grande famille libérale, ce n’est pas possible. Macky Sall de l’Apr est avec ses alliés. Nous, on est de l’opposition. Je pense qu’il est plus facile qu’on se retrouve avec Pape Diop et Idrissa Seck qu’avec Macky Sall. Lui, qui s'est arrivé au pouvoir avec nos adversaires."

Et d’ajouter : "Nous, nos véritables adversaires dans la politique, ce sont l’Afp et le Ps. Toute notre vie, nous avons combattu ces deux formations qui n’étaient en réalité qu’un seul parti. On ne peut pas donc par un jeu de ruse se retrouver." Se faisant même plus direct, voire républicain, Souleymane Ndéné Ndiaye fera comprendre qu’en "tout point de vue, il n’est même pas souhaitable que le Sénégal puisse se retrouver un jour sans un pouvoir qui exerce le pouvoir et une opposition qui s’oppose. Il est donc illusoire de parler de retrouvailles. Maintenant, ce qu’il faut, c’est un dialogue politique entre les deux partis sur les sujets d’intérêts communs pour éviter certains débordements".

"Il y a un calendrier républicain qu’il faut absolument observer"

Quid de l’appel au départ de Macky lancé par le secrétaire général national du Pds ? A ce niveau, Souleymane Ndéné Ndiaye tempère : "Il ne faut pas que la passion prenne le pas sur la raison. Je pense qu’on devra rester encore raisonnable, rien ne presse, Macky Sall est élu pour sept ans, je ne sais pas s’il va écourter son mandat, comme il l’a promis, ou pas. Mais dans tous les cas de figure, pour moi, Souleymane Ndéné Ndiaye, il y a un calendrier républicain qu’il faut absolument observer. Chacun jouera sa partition le moment venu."

Sud Quotidien






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