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Chronique d'un républicain désabusé- Par Abdoulaye Diop


Rédigé par leral.net le Vendredi 16 Septembre 2016 à 09:59 | | 5 commentaire(s)|

Nous venons de sortir d'une très grande fête religieuse au cours de laquelle tous les fidèles se sont pardonnés mutuellement, tous les préjudices qu'ils se sont causés. Ainsi pour sacrifier à ce rituel, je demande à tout un chacun de bien vouloir accepter de m'expier toute forme de tort dont il a été l'objet par ma faute. Quant à moi, n'ayez aucun souci, j'ai déjà tout pardonné, même les préjudices à venir.

L'objet du chronique d'aujourd'hui n'est ni plus ni moins qu'un véhément appel à un pragmatisme intelligent si nous voulons réellement réélire notre candidat en 2019; mais avant, lui assurer une majorité parlementaire en 2017. Comme on le sait, le cavalier qui veut faire long chemin ménage sa monture, je crois qu'il est plus qu'impératif pour les responsables politiques du département de Dakar, de se comporter conséquemment à ce dessein.

Il est grand temps que cette guéguerre fratricide cesse d'autant plus qu'elle ne leur a menée nulle part, sinon à de cuisantes défaites face à un adversaire dont l'invincibilité tend à devenir une réalité.

Nous avions perdu les élections locales, et tout dernièrement celles des hauts conseillers des collectivités territoriales. Si un décryptage objectif des résultats s'est fait, il doit apparaître clairement que les raisons sont essentiellement dues aux guerres de positionnement entre responsables républicains. Donc, le bon sens aurait voulu que l'on se pose la seule question qui vaille : comment faire pour unir nos forces, si tant est que notre volonté est de travailler pour le triomphe de la coalition du Président Macky?

Cette question se pose avec une grande acuité. Non seulement Khalifa Sall est toujours indétrônable dans la capitale, mais aussi les législatives arrivent à grands pas. Or, ce qui prévaut encore dans nos rangs, et particulièrement dans le département de Dakar, c'est un désordre notoire, une cacophonie qui ne saura jamais être porteuse d'espoir pour une quelconque victoire. Et pourtant la force de notre adversaire s'est considérablement atrophiée. Mais si nous n'essayons pas de nous unir autour de l'essentiel, nous risquons encore une fois de lui offrir sur un plateau doré les sept sièges de députés à pourvoir.

Au moins pour l'amour du parti, faisons abstraction de nos différends, de nos intérêts personnels. Soyons un peu plus généreux envers le parti et envers le Président. Essayons de combler notre retard sur l'applaudimètre. N'oublions pas que nos opposants sont en train de récolter des dividendes qui peuvent augmenter leur capital de sympathie à l'endroit des populations en général, et des démunis en particulier.

Je ne peux pas comprendre qu'une fête aussi importante que la tabaski soit entièrement laissée aux maires opposants qui, soit disant faire du social envers les couches vulnérables, en récoltent immanquablement un regain de confiance et de gratitude que tout politique recherche. Notre combat doit consister à non seulement transcender les velléités qui nous divisent, mais de tout faire pour reconquérir le cœur de tous les dakarois du département. Ce n'est pas une chose impossible, d'autant plus que nous pouvons nous targuer d'un bilan assez reluisant.

Seulement, il faudrait aussi que nos responsables soient moins arrogants, moins hautains, moins cupides, plus humbles, plus altruistes, en somme plus républicains!

Je prie pour une entente cordiale de tous les dirigeants apéristes, pour un renforcement substantiel de tous les responsables de comité car, il ne faut pas nous leurrer, ce sont eux qui font le travail à la base, ce sont eux que les populations locales côtoient jour et nuit, ce sont eux qui consentent des sacrifices qu'il n'est pas très commode de divulguer au grand jour…

Par conséquent, tout ce qui se fait sans eux, se fait contre eux. S'il nous est possible de méditer sur la déroute de nos prédécesseurs, nous devons comprendre qu'il y a un écueil à éviter absolument, c'est le chauvinisme entre responsables d'une même formation politique. Cela entraine des frustrations et des défections qui, à la longue, mettent le parti à genoux.

Les exemples du Ps et du P.D.S. sont suffisamment illustratifs. Donc pour éviter ce travers, je recommande vivement à tous les responsables B.B.Y. de prendre de la hauteur et ne plus accepter les clivages.
Unis, les élections législatives ne seront qu'une simple promenade de santé pour notre coalition.

Abdoulaye Diop, Commissaire politique
Responsable A.P.R. à Gand Yoff et National






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