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Ci-gît l’enrichissement illicite, Criez (Crei) Merci ! (Par Alioune Badara Niang)

Ce qui devait arriver arriva: Karim Wade, fils de l’ancien Président de la République Abdoulaye Wade, écope d’une peine de six (06) ans de prison ferme assortie d’une amende de 138 (cent trente huit) milliards de nos francs. Pauvre Karim ! (je le plains). Il a récolté ce qu’il a semé (le laboureur est bien le moissonneur !). Il doit en vouloir terriblement à son père qui l’a jeté (au propre comme au figuré) en prison, ce trou sombre dont même ses rêves météoriques d’enfant gâté, à coup sûr, n’ont jamais effleuré. Quelle consécration, même s’il n’est pas très glorieux d’être condamné ! Il faut bien l’admettre, la vérité suit parfois des sentiers caillouteux avant de se révéler à tous, dans la grande tradition romanesque. Le père a tué le fils. Scrogneugneu !


Rédigé par leral.net le Lundi 30 Mars 2015 à 11:27 | | 4 commentaire(s)|

Ci-gît l’enrichissement illicite, Criez (Crei) Merci !  (Par Alioune Badara Niang)
C’est triste et pathétique (il suffit d’ouvrir les yeux) mais que voulez-vous, le Sénégal de(s) rupture(s) en est effectivement là. Oui, justice est rendue au peuple ! Peu me chaut que l’affect et l’émotion (dans certains cas) prennent le pas sur le raisonnement ; Et loin de moi l’idée de me réjouir du malheur de quelqu’un ou de « frapper » un homme à terre, mais il est difficile de ne pas sourire aux mésaventures de Karim Wade, aussi impossible de ne pas faire un lien entre ses déboires et son mépris du Sénégal et des sénégalais. Il est difficile de ne pas se rappeler les rodomontades du même Karim lorsqu’il était maître du ciel et de la terre (un demi-Dieu) sous le magistère de son père, qui ne ratait aucune occasion de le présenter comme le meilleur des sénégalais (posture guignolesque qui n’a d’effet que de nous faire rire jaune trop souvent !) oubliant qu’il n’était pas un parangon de vertu. Ce n’est pas seulement le fou qui court derrière son ombre. Cherchez l’erreur !

Cette courageuse décision de la Crei, qui prouve l’indépendance et l’impartialité de notre justice, constitue aussi une victoire du peuple contre ses (ces) prédateurs car n’oublions pas que tout cet argent détourné aurait pu servir à construire des hôpitaux, des écoles, des routes, créer des emplois et à rendre la dignité au …peuple. Merci la Cour !

Ces « voleurs de la république » (leur gestion n’était pas tip-top), ont provoqué de graves hémorragies financières préjudiciables à l’économie du pays. Ces illuminés (souvent aussi pétrie d’inculture), qui ne connaissent pas de problème de fin de mois, ne voient donc pas ce fossé qui se creuse chaque jour davantage entre leur coterie et le peuple. Pire, après avoir dilapidé allègrement les deniers de la nation, ils se sont transformés en milliardaires artificiels avec l’aval de Wade, qui se glorifiait d’ailleurs honteusement, de ce triste fait.

Tous ont profité sans la moindre vergogne d’une République qui était à bout de souffle comme des parasites prêts à tuer leur hôte plutôt qu’à tenter la symbiose. N’est- ce pas Wade lui-même qui disait qu’il a créé de nouveaux milliardaires ? Le cas de Karim vient le confirmer ! De ce fait, quel ancien dignitaire libéral d’envergure peut sincèrement se vanter aujourd’hui d’avoir eu une attitude parfaitement honnête, morale et intègre sur les douze années qu’ils sont restés au pouvoir (au pinacle)? Tous, sans doute. Beaucoup moins, si leur déclaration était passée au détecteur de mensonge. Vous vous rendez compte ?

La posture de rebelle du Parti démocratique sénégalais (PDS) est une imposture de plus. Le déni de réalité, symptomatique des « bleus », est manifeste dans leur persistance à penser que ce procès est politique, que cette justice est instrumentalisée (c’est la justice de Macky Sall !). C'est absurde et méprisant ! Alors rien de bien surprenant à tout ce cirque qui a déjà commencé avec cette atmosphère anxiogène que le « grand camp » du PDS (politiciens, avocats, droits de l’Hommistes, souteneurs…) tente d’imposer. Mais en y regardant de plus près, on se rend compte qu’il traduit seulement au terme de ce coup remarquable, qu’il ressemble à un boxeur KO debout qui balance quelques coups à l’aveugle pour montrer à tous qu’il est encore en mouvement.

Bien sûr, chacun sait que les gens du PDS sont avant tout des alpinistes du grotesque (les propos du « Sall » Maître le confirment) qui, chaque jour, atteignent de nouveaux sommets : « Nous allons boycotter la Présidentielle de 2017 ou alors l’empêcher …. » ! Décidément, comme toujours dans les moments « difficiles » où il faudrait redevenir sérieux et parler de problèmes vitaux pour le pays, ces brochettes d’aigrefins barbotent dans le dérisoire, le futile et l’insignifiant. Euh ! Ils nous amusent avec des commentaires faciles alors qu’il est question de justice sociale, d’égalité, bref de bonne gouvernance. Leurs pathétiques guignolades permettent de jauger à leur juste valeur ces clowns et ces bouffons qui forment ce parti. Ce ne sont même plus des intermittents du spectacle mais des permanents d’une tragique farce politique. Il est difficile de trouver les mots justes tant la réalité dépasse l’exagération caricaturale.

Je ne suis pas fan des petites phrases et de longs discours baignés de moraline à bas prix mais Karim Wade doit purger sa peine et rembourser l’argent du contribuable sénégalais. C’est une vérité mais il y en a une autre: Le néo- patron du PDS (décision issue d’une Primaire fiction, j’y reviendrai dans mes prochains billets) ne doit pas être le seul à payer, et donc s’arrêter à son unique cas, serait la fausse réponse à un vrai fléau, une vraie demande sociale. Cela signifie autrement, que tout le peuple est derrière la justice, soutient ses décisions courageuses de lutter contre l’enrichissement illicite et surtout attend d’elle, qu’elle poursuive le travail déjà commencé. La réédition des comptes est un acte de bonne gouvernance et en cela, elle ne doit épargner aucune personne incriminée, quel que soit son appartenance politique, religieuse ou même ethnique. La « case » Karim est un passage obligé. La cohérence ne peut attendre.

L’exemplarité aussi ne peut attendre ! D’autant plus que cette décision historique de la Crei met un terme à une longue et fâcheuse réputation bien sénégalaise, celle de détourneurs de deniers publics. Mais au-delà de marquer clairement l’ère de sanctionner sévèrement les pilleurs (prédateurs) de biens publics, cette condamnation est aussi un signal fort lancé à nos gouvernants, présents comme futurs. Ce verdict (déjà une jurisprudence !) doit donc servir d’exemple et contribuer à une prise de conscience salutaire.

Le peuple veut des gens probes, à l’honnêteté d’airain et au casier judiciaire aussi vierge qu’un jeune enfant. Qu’ils soient riches ou pauvres, il s’en fiche tant que tout est bien acquis ! La fête est finie, l’impunité est terminée. Quel autre mot peut convenir ?

aliounebadaraniangjunior@gmail.com






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