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Cinq morts, dont un Français, dans une attaque à Bamako

le 7 Mars 2015 à 18:27 | Lu 312 fois

Cinq morts, dont un Français, dans une attaque à Bamako

BAMAKO (Reuters) - Des assaillants ont tué cinq personnes à Bamako - un Français, un Belge et trois Mali ens - et en ont blessé neuf autres, aux premières heures de la journée de samedi.

Deux suspects ont été arrêtés, a rapporté un responsable de la sécurité dans la capitale malienne sans donner plus de précisions sur ces hommes.

A Paris, l'Elysée a condamné cette attaque, dénonçant "avec la plus grande force le lâche attentat perpétré cette nuit au Mali contre un restaurant de Bamako, La Terrasse, dans le quartier des expatriés."

Les présidents français et malien ont convenu de prendre des mesures communes pour renforcer la sécurité au Mali, a annoncé la présidence de la République française. François Hollande s'est entretenu avec son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, et "il lui a fait part du soutien total de la France dans la lutte contre le terrorisme", a précisé l'Elysée.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a confirmé la mort du ressortissant français, identifié comme étant Fabien Guyomard. Le ressortissant belge tué était un officier de sécurité de la délégation de l'Union européenne au Mali.

L'attaque a commencé vers 01h00 du matin (01h00 GMT) quand un homme cagoulé a surgi dans le restaurant La Terrasse, un établissement situé au-dessus d'une boite de nuit prisé des expatriés, et a ouvert le feu. Il s'est enfui à bord d'un véhicule à bord duquel un complice l'attendait.

DEUX MILITAIRES SUISSES BLESSÉS

"Alors qu'ils fuyaient par une rue voisine, ils ont tiré sur un ressortissant belge qui était devant chez lui. Il est mort. Un peu plus loin, ils sont passés près d'un véhicule de police et ont jeté une grenade, tuant le conducteur", a déclaré à Reuters un officier de police, Falaye Kanté.

La police a sécurisé la rue où a eu lieu l'attaque du restaurant, en raison de la présence possible de grenades qui n'auraient pas explosé.

Deux experts internationaux du Service de l’action antimines des Nations unies (UNMAS) sont au nombre des blessés, selon les premières informations, a déclaré Mongi Hamdi, émissaire spécial de l'Onu pour la mission de maintien de la paix au Mali (Minusma).

En outre, deux militaires suisses ont été blessés et hospitalisés, et se trouvaient samedi dans un état grave mais stationnaire, a déclaré le commandement international des forces armées suisses. L'un d'eux travaillait pour l'UNMAS et l'autre se trouvait à Bamako dans le cadre d'une mission exploratoire.

Le chef de l'Etat malien s'est rendu dans la journée sur les lieux de l'attaque.

"Le gouvernement malien a ouvert une enquête et est déterminé à persévérer jusqu'à ce que les coupables soient retrouvés et punis comme ils le méritent", a déclaré le gouvernement.

Deux ans après l'intervention militaire française au Mali pour stopper l'avancée de groupes djihadistes liés à Al Qaïda, le nord du pays reste en proie à l'instabilité. Dans le cadre de son opération, l'armée française dispose toujours d'un point d'appui permanent à Gao et d'une base avancée temporaire à Tessalit.

(Avec Adrian Croft à Riga et Jean-Baptiste Vey à Paris, Nicolas Delame et Eric Faye pour le service français, édité par Gilles Trequesser)