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Circulaires - Serigne Mbaye Thiam tacle Mamadou Lamine Dianté et Cie: "Ils véhiculent des contrevérités"

"Nous sommes des enseignants, nous ne sommes pas en service commandé. Cet ordre ne sera pas exécuté dans nos établissements. Nous ferons en sorte qu'aucun enseignant ne respecte cet ordre. Nous demanderons aux élèves de refuser de s'asseoir à quatre (4)", martelait le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (SAEMS-CUSEMS), Mamadou Lamine Dianté contre lesdites circulaires. La tutelle leur apporte la réplique. Serigne Mbaye Thiam dénonce "une volonté manifeste de véhiculer des contrevérités pour semer la confusion". Et le ministre de l'Education nationale ne manque pas de mettre en avant une "feuille de présence signée par les représentants des organisations syndicales".


Rédigé par leral.net le Jeudi 17 Décembre 2015 à 00:31 | | 6 commentaire(s)|

Le communiqué est parvenu à la rédaction de Pressafrik.com. "A l’heure actuelle, le ministère de l’Education nationale consacre 85,10% de son budget à la prise en charge des salaires et rémunérations. Ce taux, particulièrement important, risque de progresser très sensiblement, dans les années à venir, et d’obérer, par voie de conséquence, les capacités d’intervention du Gouvernement dans l’amélioration de la qualité des enseignements-apprentissages et dans la construction d’infrastructures, s’il n’est pas mis fin à certaines pratiques notées dans le système éducatif et qui vont à l’encontre de l’impérieuse nécessité d’une rationalisation des ressources, conformément aux principes du Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence (PAQUET)", lit-on.

"C’est dans ce contexte et pour mettre fin à ces pratiques au profit d’une minorité mais détriment de l'intérêt général du système éducatif que les règles relatives à l’utilisation du personnel ont été rappelées pour certaines, édictées pour d’autres : par circulaire n° 5979 en ce qui concerne le Préscolaire et l’Elémentaire et par circulaire n° 5980 pour le Moyen-Secondaire, toutes deux datées du 25 novembre 2015. Ces lettres circulaires reviennent sur plusieurs dispositions comme celles régissant les charges horaires hebdomadaires de l’enseignant, les conditions de nomination d’enseignants suppléants, de surveillants ou de chargés de cours, les décharges des directeurs d’école et des principaux de collèges, la gestion des enseignants malades, etc", campe Marie Siby Faye, porte-parole du ministère de l'Education nationale.


"Selon les services de Serigne Mbaye Thiam: "parmi les pratiques qui vont à l’encontre d’une gestion rationnelle des ressources humaines, il en est une courante, qui consiste à scinder, au bon vouloir de certains directeurs d’école et chefs d’établissement, une classe en deux cohortes, en violation des dispositions réglementaires qui régissent cette opération et, dans la plupart des cas, pour tout simplement maintenir un enseignant en surnombre ; c’est pourquoi, les deux circulaires rappellent et réactualisent les règles à appliquer en la matière".


Pour le Préscolaire, il est notamment écrit: « L’effectif par classe ne pouvant dépasser 30 élèves, n’affecter un maître dans une classe que si la cohorte compte au minimum 20 élèves ; en deçà de cet effectif, fusionner les cohortes pour en faire une classe multigrade». Pour l’Elémentaire : « Mettre fin à la pratique qui consiste à scinder une classe en deux cohortes de moins de 30 élèves chacune. Dans une école de 12 classes et plus, un cours ne peut être éclaté que si l’effectif total à scinder est de 80 au moins ; en deçà de ce nombre, ouvrir une classe à double flux ; dans les zones à forte demande d’Education, l’effectif minimum d’une classe est fixée à 50 élèves ». Et « Mettre fin à la pratique qui consiste à créer, de manière non justifiée, des classes pédagogiques. Une classe ne pourra être éclatée en deux que si l’effectif total est au moins de 80 élèves », pour le Moyen-Secondaire.


"Ainsi qu’on le constatera à la lecture de ces dispositions, il n’est dit, nulle part, tant pour l’Elémentaire que pour le Moyen-Secondaire, que les effectifs, par classe, doivent être de 80 élèves ; bien au contraire, c’est à partir de 80 élèves qu’on peut scinder la classe en deux. Or, il a été enregistré plusieurs réactions tendant à faire accréditer cette thèse d’un impératif de 80 élèves par classe, du Cours d’initiation à la Terminale, que le ministère de l’Education nationale aurait institué ; cela procède de commentaires faits soit sans une lecture préalable des circulaires, soit d’une mauvaise compréhension des textes, soit, pour certains, d’une volonté manifeste de véhiculer des contrevérités pour semer la confusion", note le ministre qui souligne "à l’attention de ceux qui affirment que ces circulaires ont été prises de manière unilatérale et sans concertation, qu’ils ont fait l’objet, d’abord, d’une réflexion interne au niveau des professionnels enseignants et inspecteurs du ministère, du mois d’août au mois d’octobre 2015, avec la participation de représentants des inspecteurs d’Académie, des inspecteurs de l’Education et de la Formation, des principaux de collège, des proviseurs de lycée, des directeurs d’école, des directions nationales en charge de l’Elémentaire, du Moyen-secondaire, des ressources humaines, etc.".

"Comme en témoigne la feuille de présence signée qui peut être consultée à tout moment au ministère de l’Education nationale, sur un nombre total de 38 participants à cette réunion, vingt-cinq (25) étaient des représentants d’organisations syndicales dont les observations pertinentes ont été prises en compte dans la finalisation des projets de circulaire. Il est, dès lors, incompréhensible que les responsables de certaines de ces organisations syndicales, pourtant dûment représentées, comme en atteste la signature de leur mandant sur la feuille de présence, affirment par voie de presse n’avoir pas été associés, ni de près, ni de loin, à l’élaboration de ces circulaires ; de telles affirmations ne correspondent pas à la vérité", sert Marie Siby Faye.

Pour le ministère, "il s’agit de comprendre que ces dispositions visent à rendre notre Ecole plus performante, plus juste, plus équitable et plus transparente, donc en définitive, à nous conformer aux trois orientations fondamentales définies par le chef de l’Etat, lors du Conseil présidentiel d’août 2015 sur les Assises de l’Education et de la Formation, à savoir : une École pour tous ; une École de qualité ; une École viable, stable et pacifiée.
Dakar, le 16 décembre 2015



Dié BA pressafrik.com






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