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Colère à Kigali après l’arrestation du chef du renseignement rwandais

le 23 Juin 2015 à 13:30 | Lu 586 fois

En vertu d’un mandat d’arrêt européen, exécuté par la Grande-Bretagne, Emmanuel Karenzi Karake, chef du service de renseignements et de la sécurité du Rwanda, a été arrêté, samedi, à l’aéroport de Londres. Ce qui a fait réagir les autorités rwandaises très en colère.


Colère à Kigali après l’arrestation du chef du renseignement rwandais
 
 
 
 
 
Après l’arrestation, samedi 20 juin 2015, à Londres, d’Emmanuel Karenzi Karake, chef du service de renseignements et de la sécurité du Rwanda suite à un mandat d’arrêt européen émis à son encontre, la réaction de Kigali ne s’est pas fait attendre.
Louise Mushikiwabo, la ministre des Affaires étrangères du Rwanda est montée au créneau pour dénoncer cet acte. « La solidarité occidentale pour avilir les Africains est inacceptable. C’est un scandale d’arrêter un responsable rwandais sur la base de la folie de pro-génocidaires », peut-on lire sur son compte Twitter.
Emmanuel Karenzi Karaké fait partie de 39 autres responsables militaires rwandais recherchés pour l’implication dans le génocide, de 1994 à 1997, qui est reproché à l’Armée Patriotique Rwandaise (APR), aile militaire du Front patriotique rwandais, dont le patron n’est autre que le Président Paul Kagamé. Le mandat d’arrêt met en accusation la responsabilité du Général Karenzi qui dirigeait les renseignements militaires de ce mouvement armé.
En 2007, l’ONU avait été saisie par l’organisation Human Right Watch pour l’ouverture d’une enquête sur le rôle du Général dans les massacres des civils imputés à l’armée rwandaise, dans les années 2000, à Kisangani, Est de la République démocratique du Congo (RDC). Pour Human Right Watch, la responsabilité du Général est établie. « En tant que commandant des forces rwandaises engagées à Kisangani, en juin 2000, le général Karake porte une responsabilité directe ou de commandement pour les violations du droit international commises par les troupes rwandaises contre les civils congolais », relève-t-elle.
afrik.com