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Colombie: Un correspondant de France 24 porté disparu avec cinq Colombiens après une attaque des FARC

le 29 Avril 2012 à 14:07 | Lu 559 fois

En Colombie, on reste sans nouvelles ce dimanche 29 avril 2012 d’un journaliste français qui suivait une opération militaire lorsque la patrouille est tombée dans une embuscade tendue par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Bilan : quatre morts et quatre blessés. Roméo Langlois est porté disparu avec cinq autres personnes.


Colombie: Un correspondant de France 24 porté disparu avec cinq Colombiens après une attaque des FARC
Le journaliste porté disparu s’appelle Roméo Langlois, il est correspondant de France 24 et du journal Le Figaro.

Roméo Langlois vit en Colombie depuis plus de dix ans. Mardi, il est parti dans le département du Caquetá, pour filmer une opération anti-drogue de l’armée colombienne. Le Caquetá est un département du sud du pays, où la guérilla des FARC sévit.

Le journaliste est monté ce samedi à bord d’un hélicoptère de la Brigade mobile anti-narcotique numéro un, avec 27 militaires. L’objectif était de détruire des laboratoires de coca, ces installations de fortune dans la forêt où on fabrique de la cocaïne.

Les militaires avaient prévenu qu’il s’agissait d’une zone rouge, mais l’opération ne présentait pas de danger particulier. L’hélicoptère a atterri dans un champ apparemment miné. Les guérilléros du Front 15, qui est actif dans la région, ont attaqué.

Bilan officiel : 4 morts, 4 blessés et 6 disparus, dont Roméo Langlois. L’espoir est qu’il ait été fait prisonnier par les FARC.

LE REGAIN DE TENSION ENTRE LES FARC ET LE GOUVERNEMENT COLOMBIEN EST DÉSORMAIS MANIFESTE

Même jugés affaiblis après la mort des principaux chefs, les FARC frappent toujours et violemment. Déjà avant l'attaque qui a fait quatre morts et six disparus, la guérilla multipliait ces derniers temps ses offensives. La semaine dernière, les rebelles marxistes s'en étaient pris à un commissariat de police, tuant deux adultes et un bébé. L'attaque la plus meurtrière commise cette année remonte au mois dernier, quand les rebelles avaient tué onze militaires à Arauquita, à l'est du pays, près de la frontière avec le Venezuela.

Pourtant, au début de l'année, les FARC avaient proposé d'ouvrir le dialogue. En signe de bonne volonté, les rebelles avaient même libéré les derniers policiers et militaires qu’ils retenaient encore en otages, renonçant aussi officiellement aux enlèvements contre rançon. Aujourd'hui, le groupe détiendrait toujours plus d'une centaine de civils. Tant que ces prisonniers ne sont pas libérés, Bogota refuse toute négociation.

Fondés en 1964, les FARC comptent aujourd'hui encore près de 8000 combattants, pour la plupart repliés dans les montagnes colombiennes. Ces nouvelles attaques commises par les rebelles éloignent les perspectives de paix.

RFI