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Combat pour la libération de Karim: Après Touba et Tivaouane, Paris se braque contre Me Wade !


Rédigé par leral.net le Lundi 9 Mars 2015 à 08:43 | | 40 commentaire(s)|

Combat pour la libération de Karim: Après Touba et Tivaouane, Paris se braque contre Me Wade !
C’est maintenant limpide que la France a choisi de s’éloigner d’Abdoulaye Wade dans son combat paternaliste pour obtenir la libération de son fils Karim. Une position affirmée sans détour hier par l’ambassadeur de la France au Sénégal, Jean Félix Pagano, dans l’émission “Grand Jury de la RFM” : les Wade n’ont plus l’agrément des têtes pensantes de la politique africaine de l'Elysée, et cela depuis 2011, au summum de la confrontation sur le projet de dévolution du pouvoir à Karim. Malheureusement pour lui, Abdoulaye Wade n’a jamais su tirer les enseignements de cet épisode et se croit jusqu’ici capable de retourner les situations complexes en sa faveur. Visiblement, la France a très mal pris le fait que Wade veuille mettre la pression sur le président François Hollande via une lettre ouverte. C’est pourquoi Paganon a choisi délibérément de s’affranchir de l’orthodoxie diplomatique en assénant de façon bien crue ce qu’il pense de Karim Wade. Et en poussant la galanterie jusqu’à pronostiquer une peine ferme sans risque de chaos pour le Sénégal, le message est très clairement adressé à Me Wade. Le message est aussi clair que personne ne peut accepter qu’on installe le Sénégal dans un tourbillon en pleine guerre contre le terrorisme au moment où Bamako a encore du mal à tenir en équilibre. EnQuête informe que la France n’est pas seule dans cette position. A en croire le journal, les Etats-Unis aussi, sans le dire, suivent la situation avec beaucoup d’attention. Déjà, il y a quelques jours, renseigne le canard de Mamadou Wane, lorsque Me Wade s’est fendu d’une sortie bien volcanique, les Américains sont restés très attentifs aux mouvements de l’opinion. La saisine de la France et des Etats-Unis fait suite au lobbying intense enclenché par Gorgui au niveau africain, aussi bien en Afrique de l’ouest (le président Ouattara) qu’en Afrique centrale et australe. Mais cela n’a pas empêché la machine judiciaire de s’enclencher.






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