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Commémoration du 53ème anniversaire de la création de l’Ua : Le Pr Pape Demba Sy relève les carences de la Cedeao

Dans le cadre de la commémoration du 53ème Anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine devenue Union Africaine, les ambassadeurs des Etats membres, se sont retrouvés à l’ambassade de la Mauritanie à Dakar, pour aborder la question sur les Droits de l’homme en Afrique. A cette occasion, le Professeur de Droit à l’Ucad, Pape Demba Sy qui animait la conférence a indiqué que la Cedeao éprouve des difficultés à cause de la limitation de la saisine.


Rédigé par leral.net le Mercredi 25 Mai 2016 à 23:55 | | 1 commentaire(s)|

« La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en tant que mécanisme éprouve des difficultés même si elle fait un travail remarquable, parce que la saisine est limitée. Il n’y a pas parfois des voies de recours internes, soit elles sont difficiles à mettre en œuvre, soit elles sont injustes », a constaté, ce mercredi, le Professeur de Droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Pape Demba Sy qui animait une conférence de presse à l’ambassade de la Mauritanie à Dakar. C’était à l’occasion de la commémoration du 53ème anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine devenue Union Africaine. D’ailleurs, précise-t-il, « les instruments répondent aux standards internationaux en matière de Droit de l’homme qui s’inspirent des instruments onusiens. C’est-à-dire, des Droits de l’homme, qui sont très proches des instruments que l’on trouve en Amérique latine ou en Europe ».

Poursuivant ses propos il rappelle : « Il y a la charte africaine des Droits de l’homme et des Peuples, la Cour africaine des Droits de l’homme, la commission africaine des Droits de l’homme. Un ensemble de textes et un protocole à la charte africaine des Droits de l’homme relatif aux droits des femmes ». Selon Pr Demba Sy, « Ces instruments ne posent pas de problème du point de vue de leur valeur, mais c’est les mécanismes qui sont mis en place, qui posent problème ».

Il a, aussi, souligné l’absence de pouvoir coercitif de la part de la Commission de la Cedeao. « Les décisions ou recommandations qui sont données ne sont pas obligatoirement respectées et la commission n’a pas le droit à faire respecter ses recommandations », soutient-il, avant d’ajouter que la commission est obligée de s’en référer à la Conférence des chefs d’États qui doit prendre une décision. Or, la Conférence des Chefs d’États ne s’en presse jamais pour prendre des mesures coercitives ou des sanctions car les présidents ont des scrupules à accuser ou à condamner l'un des leurs tant qu'il est encore en exercie.

S’agissant des droits des femmes, M. Sy renseigne qu’il y a beaucoup d’efforts qui sont faits dans ce domaine. « Le protocole de la charte africaine des Droits de l’homme relatif aux droits des femmes prévoit un ensemble de Droits qui sont reconnus aux femmes pour ce qui concerne leur situation de manière générale, sur le plan politique, santé, violence qui sont faites aux femmes, les viols, les mutilations génitales, le Vih... », révèle-t-il.

L’ambassadeur de la Mauritanie au Sénégal, Sidi Ould Didi a pour sa part, soutenu que son pays a fait des progrès dans le domaine des Droits de l’homme et de la promotion du genre. « A cet égard, je peux citer, entre autres : la création d’un département ministériel chargé de la femme ; l’accès aux sphères de prise de décision des femmes à des postes électifs notamment « 30 % » des élus locaux et 19% des députés ».
Fara Mendy

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