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Comment un adjudant-chef de l'armée française a été grugé par sa maîtresse

L’adjudant-chef Chevris n’oubliera pas de sitôt sa liaison amoureuse avec la nommée Jeanne Fatim Mendy. Cette dernière, qui a réussi à le ruiner en usant de manœuvres frauduleuses, a été arrêtée et croupit actuellement en prison avec ses complices, informe La Tribune.


Rédigé par leral.net le Jeudi 7 Janvier 2016 à 11:28 | | 7 commentaire(s)|

Nicolas Paul Christian Chevris est un adjudant-chef affecté au détachement des éléments français du Sénégal basés à Ouakam. En 2010, alors qu’il faisait ses courses, il a fait la connaissance d’une certaine Jeanne Fatim Mendy. Cette relation, qui a duré 5 ans, a été un véritable calvaire pour le militaire français, indique le journal qui renseigne que sa maîtresse, usant de manœuvres frauduleuses, lui en a fait voir de toutes les couleurs. Peu de temps après leur liaison, Jeanne, qui vivait pratiquement en concubinage avec son amant, lui a annoncé qu’elle était enceinte. Dans la foulée, elle lui a demandé la somme de 4 millions FCfa pour avorter. Le militaire, de peur que son épouse ne soit mise au parfum de cette relation extra-conjugale, a mis la main à la poche avant de s’envoler pour la France. Dès, son retour, il est contacté par des individus qui se seraient présentés comme les parents de sa maîtresse. Ces derniers, prétextant que leur « fille » est mineure, lui ont réclamé la somme de 5 millions FCfa en guise de dédommagement sinon, ils allaient porter plainte contre lui. Malgré tout, les deux amants continuent à se fréquenter. Un autre jour, une autre personne, qui s’est fait passer pour le père de Jeanne Fatim Mendy, a appelé Chevris au téléphone. Très exigeant, il a réclamé 4,5 millions FCfa en échange de la renonciation de la plainte qu’il a déjà rédigée contre lui à son unité. Quelque temps après la remise de cet argent, c’est Jeanne Mendy en personne qui monte au créneau. Sous le prétexte qu’elle était à nouveau tombée enceinte, elle exige 1,5 millions FCfa pour interrompre la grossesse. A la suite de ce coup, une troisième personne, la « mère » de Jeanne, a réussi à joindre Nicolas. Mais, cette fois, pour lui annoncer le décès de sa maîtresse à la suite d’un avortement. Elle réclame 1,6 millions pour étouffer l’affaire. Quelques jours après le prétendu décès de Jeanne, le militaire français reçoit un coup de fil de la part d’un homme qui se faisait passer pour le commandant de la Section de recherches de la gendarmerie. Ce dernier lui demande de verser 8 millions FCfa qu’il va se partager avec le Procureur pour mettre un terme à la procédure pendante à son unité.

Le militaire, guidé par son instinct, a commencé à avoir des doutes. Flairant une vaste opération d’extorsions de fonds, il a câblé la Section de recherches. Ordre lui a été donné de jouer le jeu afin que les hommes du Chef d’escadron, Issa Diack, puissent mettre hors d’état de nuire cette bande d’association de malfaiteurs.

Sur ces entrefaites, Nicolas donne rendez-vous au faux commandant de la Section de recherches, le 23 décembre dernier, devant la base militaire de Ouakam. Ne se doutant de rien, Saliou Mar, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été capturé. Dans la foulée, Jeanne Fatim Mendy et Kiné Diaby, qui jouait le rôle de la mère, ont été arrêtées. Seul le nommé Bayel Dioum a pu s’échapper. C’est lui qui se faisait passer pour le père de Jeanne dans cette tragi-comédie. Ils ont tous été placés sous mandat de dépôt le 28 décembre dernier. Jugée hier, Jeanne Fatim Mendy a écopé de 6 mois de prison ferme. Quant à ses acolytes, ils ont été condamnés, chacun, à deux ans de prison, dont 3 mois ferme. En plus, les prévenus devraient payer, solidairement, la somme de 10 millions Cfa à la partie civile en guise de dommages et intérêts.






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