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Compagnonnage avec le parti présidentiel : L’Apr, une malédiction pour ses alliés ?

Tous les partis alliés à la mouvance présidentielle ont connu une implosion en raison de ce compagnonnage. Walf Quotidien rappelle que le Rewmi d’Idrissa Seck, en passant par l’Afp de Niasse, c’est le Ps de Ousmane Tanor Dieng qui fait les frais de cette alliance.


Rédigé par leral.net le Lundi 7 Mars 2016 à 10:01 | | 5 commentaire(s)|

Existe-t-il un syndrome Alliance pour la République (Apr) ? En tout cas, voilà un parti avec lequel il faut à tout prix éviter de s’accompagner. L’Apr, qui s’y frotte, s’y pique. A preuve, toutes les formations politiques qui se sont alliés au parti présidentiel ont connu le même destin : elles ont implosé en raison de cette alliance. Le Ps a fait l’amère expérience ce week-end. Ce parti, connu pour sa discipline, sa sérénité et son unité, a connu une division inédite et irréparable à cause du référendum du 20 mars, et plus généralement à cause de son compagnonnage avec le parti présidentiel.

Cette division, qui était jusque-là latente, depuis les dernières élections locales, quand Ousmane Tanor Dieng a décidé de se ranger derrière Macky Sall et la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) poussant Khalifa Sall, le maire sortant de la capitale, à créer la coalition Taxawu Ndakaru, a surgi au grand jour ce samedi. En effet, le bureau politique du parti, qui devait trancher entre partisans du « Oui » et ceux du « Non » a été perturbé par les militants qui réclament le divorce d’avec l’Apr. Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire général du parti, Abdoulaye Wilane, son porte-parole, le ministre Serigne Mbaye Thiam ainsi que d’autres responsables favorables à la poursuite du compagnonnage avec l’Apr, ont été violemment pris à partie et malmenés par les socialistes favorables à la fin de cette alliance. Ils n’ont dû leur salut qu’à l’intervention musclée des forces de l’ordre.

Avant le Ps, l’Alliance des forces de progrès (Afp) a également éclaté en mille morceaux en raison de son compagnonnage avec le parti présidentiel. Ce parti a aussi fait les frais de son alliance avec l’Apr. Malick Gackou et d’autres responsables ont claqué la porte du parti et mis sur pied le Grand parti. Ces derniers reprochent à Moustapha Niasse d’avoir « vendu » leur formation politique au Président Macky Sall. Le leader de l’Afp a connu cette mésaventure bien avant le secrétaire général du Ps.

Mais, il est à noter que c’est le Rewmi de Idrissa Seck qui a été le premier à faire l’amère expérience de cette alliance. Idrissa Seck n’a pas été malmené par ses partisans, mais Oumar Guèye et Pape Diouf, ses deux lieutenants, ont claqué la porte de leur parti quand ce dernier a décidé de mettre fin à son compagnonnage avec le chef de file de l’Apr. Ils ont refusé de quitter leurs fonctions ministérielles et ont quitté le parti Rewmi.







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