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Conduire pour travailler plus : Sarkozy veut casser le coût du permis de conduire et réduire les délais

le 4 Avril 2012 à 18:06 | Lu 980 fois

Conduire pour travailler plus : Sarkozy veut casser le coût du permis de conduire et réduire les délais
Une mesure concrète et qui concerne toutes les familles : le candidat Sarkozy compte faire, jeudi 5 avril, des propositions pour réduire les coûts et les délais d'obtention de permis de conduire. La secrétaire d'Etat à la jeunesse, Jeannette Bougrab, avait tiré la sonnette d'alarme en juillet. Le permis est un obstacle discriminant qui empêche l'entrée dans la vie active, notamment pour les plus modestes en zone rurale. Conduire pour travailler plus, tel pourrait être le slogan du candidat UMP.

"Le coût global du permis de conduire, qui est un sésame pour entrer dans la vie active, est cher. C'est minimum 1 500 euros et d'autre part, cela prend des mois", confie Claude Guéant le ministre de l'intérieur. Le permis est passé par 1,5 million de Français par an, deux fois plus que le baccalauréat, et le taux de succès n'est que de 57 %.

Une réunion s'est tenue début février avec Nicolas Sarkozy, en présence de Claude Guéant, Nathalie Kosciusko-Morizet et de Jeannette Bougrab. Les annonces du président ont été retardées par la grève des inspecteurs du permis de conduire et doivent être annoncées jeudi lors de la présentation du programme.

Parmi les pistes explorées : faire participer l'éducation nationale à l'apprentissage du code de la route. Celle-ci est réticente à faire passer le code elle-même, mais l'idée est qu'elle mette ses locaux à disposition. Certaines d'avoir des effectifs plus nombreux à leurs cours qui consistent à diffuser des diapositives, les auto-écoles seraient invitées à se grouper et à diviser par près de deux leurs tarifs. Une réflexion est menée sur les questions, qui seraient excessivement complexes.

Seconde piste, continuer d'augmenter les effectifs des inspecteurs de la sécurité routière pour réduire les délais. Ces inspecteurs ne surveilleraient plus les examens de code, mais seulement ceux de conduite.

Troisième piste, profiter d'une directive européenne pour élargir la profession d'auto-école. Il n'est pour l'heure pas possible de s'inscrire en candidat libre et les délais d'attente augmentent par définition les heures de conduite que suivent les jeunes.

Quatrième piste : généraliser la conduite accompagnée pour réduire le nombre de cours nécessaires et développer les système d'aide, peu efficient en dépit du permis à un euro lancé par Jean-Pierre Raffarin lorsqu'il était premier ministre.

SOURCE:lemonde.fr