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Conférence de Dakar sur la grande muraille verte : Des experts en conclave pour lutter contre la désertification en Afrique et au Sahel

La première conférence sur la grande muraille verte se tient à Dakar du 02 au 07 mai. Avec comme thème : « Restauration des paysages d’Afrique », cette rencontre, qui regroupe des ministres de plusieurs pays d’Afrique mais aussi des experts venus du monde entier, a pour but de trouver des voies et moyens pour lutter de manière efficace contre la désertification en Afrique.


Rédigé par leral.net le Mardi 3 Mai 2016 à 13:34 | | 0 commentaire(s)|

Le représentant du Directeur régional de la Fao, Vincent Martin, est revenu sur l’importance de la grande muraille verte qui, selon lui, « est un programme africain phare qui vise à réduire la pauvreté, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, à améliorer la résilience des populations à travers l’approche terroir intersectorielle pour la restauration des terres dégradées et la promotion de la gestion durable des terres », a-t-il dit avant d’ajouter que cette présente conférence constitue « une opportunité exceptionnelle pour mobiliser, voire, galvaniser les pays, les institutions régionales en Afrique, et les partenaires internationaux à s’inscrire dans cette perspective ».

Revenant sur l’impact des terres arides sur le vécu des populations, la représentante de la Banque Mondiale a d’abord rappelé qu’en Afrique de l’Ouest et de l’Est, 300 millions de personnes vivent sur des terres arides, le nombre peut aller jusqu’à 540 millions, avant de soutenir qu’ils vivent des difficultés liées à la dégradation des sols, des eaux et des forêts. En plus de ces difficultés, indique-t-elle, des poches de pauvreté se multiplient. Sur une note d’espoir, elle dira : « Nous croyons tous ici que l’initiative de la grande muraille verte va générer une plateforme pour lutter contre la dégradation des sols dans les zones arides en Afrique ».

Très confiant, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, soutient que « cette première édition a toutes les chances de tenir ses promesses » non sans rappeler que « la bande du Sahel et du Sahara est fortement affectée par l’avancée du désert, le stress hydrique, la perte de biodiversités résultant, à la fois des changements climatiques et des phénomènes anthropiques liés a une exploitation abusive du capital naturel ». « Cette situation rend encore plus difficile la prise en charge des questions de pauvreté, de sécurité alimentaire et de développement dans les zones concernées avec, notamment, la dégradation des terres cultivables et l’absence d’aliments de bétail pour l’élevage. Cette situation contribue à l’émigration des jeunes en quête de meilleures conditions de vie et accentue le risque d’insécurité dans la zone, liée notamment au terrorisme. Des lors, nous sommes tous interpellés pour démultiplier nos efforts et donner le maximum de nous-même pour la sauvegarde de nos terres et la restauration de la biodiversité au profit des générations futures », appelle-t-il.

Mariama Kobar Saleh






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