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Confirmation de la détention arbitraire de Karim Wade : Le camp du pouvoir botte en touche


Rédigé par leral.net le Samedi 30 Janvier 2016 à 10:29 | | 21 commentaire(s)|

La confirmation de la détention arbitraire de Karim Wade par le Groupe de travail de l'Onu n'est pas du goût du goût de certains partisans du chef de l'Etat. Au sein du gouvernement, renseigne Le Populaire, il y en a qui s'offusquent de ce qu'ils qualifient de "vaste campagne de désinformation orchestrée par Me Wade". Selon eux, "il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Ce n'est pas un nouvel avis qui a été donné par ce groupe de travail. Après l'avis qu'il avait donné, il avait rencontré les avocats de l'Etat du Sénégal et ceux de Karim Wade, il devait donc faire la synthèse de tout cela et c'est ce qui a été fait avec la décision de maintenir ce qu'il avait auparavant dit". Parce qu'il n'y pas d'éléments nouveaux à cause de la forclusion du Sénégal qui a déposé ses conclusions le samedi jour non ouvré, lendemain du deadline qui avait été fixé le vendredi.

Les sources du journal pensant que, si le premier jour ouvrable suivant, c’est-à-dire le lundi, le groupe avait examiné les arguments du Sénégal, on ne parlerait alors pas de prétendue détention arbitraire. Pis, soutiennent nos interlocuteurs au sein de l'Etat, "ces arguments du groupe de travail sont caducs parce que Karim Wade a été jugé par une juridiction régulière et condamné, ses avocats ont fait des recours qui ont été rejetés et son jugement confirmé. Pourquoi alors revenir sur une affaire de détention supposée arbitraire ?". Selon ces officiels sénégalais, le camp de Wade-fils, comme le groupe de travail, "veulent entretenir la confusion parce qu'on a dépassé le stade de la détention préventive et même celle du jugement et des recours. Il faut respecter l'autorité de la chose jugée".

C'est pourquoi ces officiels pensent que "le groupe de travail est totalement en déphasage avec la réalité". Pis, ajoutent-ils, "l'avis d'un groupe de travail ne peut pas prévaloir sur les juridictions du Sénégal". Enfonçant le clou, ces ils pensent que cet avis du groupe de travail sur la détention préventive est disqualifié, parce qu'étant sans objet, le dossier est clos, la chose étant définitivement jugée". Par ailleurs, nos interlocuteurs persistent à dire qu'il y a conflit d'intérêts et des suspicions légitimes au sein de ce groupe de travail. Selon eux, "des contacts ont été établis entre la famille béninoise de Pierre Agboba, (co-accusé de Karim Wade relaxé) et le Béninois Roland Adjovi, membre de ce groupe de travail".






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