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Conflit diplomatique entre le Sénégal et la Gambie : Le silence coupable des partis politiques

Pour une question d’intérêt national comme la crise diplomatique entre le Sénégal et la Gambie, il est étonnant de constater le silence des partis politiques si prompts à écrire des communiqués sur les sujets qui font l’actualité. Une démarche qui suscite une réflexion sur la responsabilité de nos hommes politiques.


Rédigé par leral.net le Mercredi 20 Avril 2016 à 13:33 | | 5 commentaire(s)|

Conflit diplomatique entre le Sénégal et la Gambie : Le silence coupable des partis politiques
Ils sont prompts à commenter les polémiques stériles liées à des batailles de positionnement ou des candidatures à la Présidentielle. Aujourd’hui que le Sénégal traverse une crise diplomatique avec son voisin gambien, les partis politiques sont devenus subitement silencieux. Pourtant, ils étaient actifs (notamment l’opposition) quand il s’agissait de donner leurs points de vue sur la polémique consécutive à l’« accueil humanitaire » que le Sénégal a réservé aux deux Libyens, ex-détenus de Guantanamo. Et pourquoi pas la question gambienne ? Pourtant, ce conflit ne profite ni au Sénégal ni à la Gambie. S’il y a des pertes, ce sont les deux pays qui vont en pâtir. Surtout au plan économique. Jusque-là, on n’a pas vu le Secrétariat exécutif de l’Apr donner sa position. Porte-parole adjoint de l’Apr, Abdou Mbow s’est prononcé, hier, sur Rfm. Cependant, il a donné son avis et non celui du parti.

Par contre, lors de son dernier Secrétariat exécutif national, le Ps a brossé toute l’actualité occultant le blocus de la Transgambienne. Diplomate de formation, Ousmane Tanor Dieng avait l’occasion de donner des pistes de sortie de crise. Il faudra repasser. Lors de cette réunion, les Socialistes ont plutôt mis l’accent sur la crise dans l’éducation en appuyant le gouvernement. Une position qui s’explique à juste titre, car deux de leurs camarades siègent au sein du gouvernement. A l’Afp, la dernière réunion, tenue vendredi dernier, visait à prononcer des sanctions contre des responsables progressistes qui ont voté « Non » au référendum du 20 mars dernier. Par cet acte, Moustapha Niasse réaffirmait sa loyauté au Président Macky Sall. La Ld, quant à elle, s’est prononcée sur le scandale financier des Panama papers, mais elle a oublié la question relative à la Gambie.

Le Quotidien






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