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Contribution : L’affaire Segura : un non événement ?

Depuis que l’affaire Segura, du nom de l’ex représentant du Fonds Monétaire International (FMI) au Sénégal a éclaté, il ne se passe plus un jour sans que l’on en parle. Vu sous cet angle, c’est effectivement un événement, au sens de ce qui fait l’actualité, ce dont tout le monde parle ou ce dont on ne peut pas ne pas parler. Mais, passés les premières clameurs, le roulement des tambours et les indignations légitimes ou démagogiques, il est souhaitable que l’on évoque ce scandale, oui c’en est un, sous un angle moins « émotionnel ».


Rédigé par leral.net le Samedi 14 Novembre 2009 à 16:01 | | 16 commentaire(s)|

Contribution : L’affaire Segura : un non événement ?
Le premier constat à faire c’est que l’affaire Segura a été « gonflée », démesurément évoquée et traitée, trop souvent, dans une totale ignorance des faits et des enjeux.
Le Président Abdoulaye Wade, n’a pas, lui non plus, mis à l’aise, ceux qui voulaient ou pouvaient l’aider, comme son très compétent Ministre et Porte Parole du Gouvernement, Monsieur Moustapha Guirassy. Sa propension à vouloir tout gérer, lui-même, ont été, à n’en pas douter, des facteurs dramatisants, gênants et troublants. Il aurait pu ne rien dire et se refuser à tout commentaire personnel.
Après tout, et c’est le second constant, le FMI n’est pas une œuvre de bienfaisance, sa présence, et celle de toutes les autres institutions de Brettons Wood, dans notre économie, n’a d’autres objectifs que de garantir la suprématie de l’ordre économique actuel dans le monde au profit, exclusif, du monde occidental. Ses fonctionnaires sont grassement payés grâce aux bénéfices tirés des services de la dette. Le Sénégal et son peuple ont payé le prix fort, durant les années de feu des ajustements dits structurels inefficaces et inhumains. Pourquoi le Président de notre pays devrait-il avoir à rendre compte, personnellement, à une telle institution qui se refugie, depuis sa création, derrière des théories économiques scientifiquement contestables, moralement insoutenables et d’une totale inefficacité pour les économies « assistées ». De ce point de vue, même si l’acte qui a consisté à gratifier Monsieur Alex Segura d’une forte enveloppe, est condamnable, le président n’avait pas à rendre compte, à s’expliquer devant une quelconque autorité du FMI. Il aurait pu exiger, et obtenir, que cette affaire soit traitée avec « discrétion » et le Ministre des finances aurait pu être chargé, oralement, de dire au Directeur du FMI, que l’acte n’avait pas un caractère malveillant. Le FMI n’a pas intérêt à opposer au Sénégal, dans ses relations avec nous, des arguments « moraux », toute sa pratique étant fondée sur l’absence de morale et d’humanité.
Il y a, en effet, et c’est le troisième constat, une confusion dans la tête de beaucoup de nos compatriotes, car lorsque le FMI parle de bonne gouvernance, il ne s’agit nullement d’une utilisation judicieuse des finances publiques au bénéfice des populations locales, mais il s’agit pour ces gens de leur garantir que nos états peuvent leur rembourser les prêts aux taux usuriers et aux coûts déraisonnables qu’ils consentent à nos économies. C’est pourquoi, quelque soit les actes répréhensibles et antinationales que nos gouvernants peuvent poser, tant qu’ils seront en mesure de rembourser les prêts, de garantir que les entreprises occidentales fassent des affaires, en toute sécurité sur nos sols, le FMI et compagnie ne bougeront pas le plus petit doigt. Le FMI n’est pas une institution alliée des peuples opprimés et démunies mais bien un repaire de pseudos experts, au service exclusif des multinationales et des anciens colonisateurs dont nous ne savons pas encore, hélas, nous passer, mais qu’il ne faut jamais considéré, un seul instant, comme des creusets de vertus ou comme des alliés bienveillants.
Or la classe politique, principalement l’opposition, a, à mon avis commis une faute, et continue d’en commettre, en faisant de l’affaire Segura un cheval de bataille contre le Président Abdoulaye Wade, c’est ignorer ou faire semblant d’ignorer les règles et les coutumes dans nos relations avec les fonctionnaires du FMI et des institutions de Brettons Wood : tout est fondé sur la qualité des liens que l’on a avec les hommes et les femmes qui travaillent pour ces institutions. Que vous leur offrez une mallette d’argent ou une statuette africaine, que vous les traitez comme des princes ou comme de « vrais experts », si vous ne pouvez pas créer et nourrir des liens personnels avec eux, vous risquez de perdre du temps dans des négociations interminables, de voir des investissements essentiels et urgents sans financements et la colère des populations vous emporter ou vous obliger à prendre des décisions difficiles ou à opérer des choix déchirants.
Feu Iba Ndiaye Diadji, ancien Secrétaire général du SUDES, m’a dit un jour : « si je sens que je vais, en tant que défenseur des intérêts des plus faibles, dans le même sens que l’adversaire de classe, je m’arrête et je réfléchis avant de poser le prochain jalon de ma lutte ». Cette sagesse ne m’a jamais quitté et je crois aujourd’hui que toute action qui tend à fragiliser nos gouvernants devant des institutions qui ne cherchent que des moyens de pression pour leur faire accepter des conditionnalités aux conséquences dramatiques pour nos peuples relèvent d’une irresponsabilité inacceptable. Les financements que le Président Abdoulaye wade va rechercher et obtenir, auprès de ces institutions internationales n’iront pas dans sa poche, ils serviront à finir l’autoroute à péage, à refaire les routes dans les villes ou dans les campagnes et à construire de nouvelles classes pour nos enfants ou de nouveaux centres de santé. Ce sont là des actions qui ne peuvent pas attendre l’arrivée d’une nouvelle équipe aux affaires. Pensons-y.
En outre, et c’est le quatrième et dernier constat, cela ne sert à rien, pour combattre le régime libéral, de diaboliser son chef à outrance. Il ne faut pas, quand on a la prétention de vouloir être aux affaires, un jour prochain, faire feu de tout bois, dans le seul souci de faire « tomber » ceux qui sont là. Vous ne pouvez pas diaboliser des actes que demain vous aurez à renouveler ou à accepter.
Par, ailleurs, en démocratie pour prendre le pouvoir, ce sont les électeurs qu’il faut avoir à cœur de conquérir. Or, l’une des manières de faire cette conquête est totalement improductive : agir pour « ôter » l’adversaire du cœur des électeurs en le faisant paraître comme le mal absolu. Car même si on réussit à réaliser cet objectif, vous n’irez pas loin avec ça, une fois le pouvoir conquis; vous aurez tellement concentré vos forces et vos moyens à cette tâche que vous avez oublié de penser à l’essentiel, à savoir comment résoudre les problèmes qui se posent à nos sociétés en temps réel tout en préservant l’avenir ?
L’exercice du pouvoir est synonyme de prise de risques et de prise de décisions contestables mais pour que cela ait un sens il ne faut jamais s’éloigner de la lucidité et succomber au populisme. C’est pourquoi, j’estime que pour la classe politique, notamment l’opposition, l’affaire Segura doit être un non événement dont il faut, très vite, oublier la survenue.
Le FMI ne pourra prendre aucune décision efficace contre le Président Abdoulaye Wade pour le « punir » d’avoir donné un cadeau suspect à un de ses agents. Toute décision punitive venant de cette institution ne se fera qu’au détriment de notre peuple. Ce faisant, les faibles énergies que nous avons doivent être investies dans des directions plus proches des préoccupations des masses populaires. Toute agitation politicienne, durable, autour de l’affaire Segura, tend à affaiblir nos fonctionnaires dans les futures négociations avec les bailleurs de fonds et constitue une démagogie dangereuse et irresponsable.
L’intérêt national commande un autre comportement et plus de civisme. Nous avons le devoir, même si nous n’aimons pas nos dirigeants, de les protéger dans des situations où les enjeux dépassent des individus et concernent la nation dans toute son intégralité. Les mots doivent avoir un sens, les engagements pour des causes doivent avoir des finalités soucieuses d’un avenir meilleur pour notre peuple.
Et si nous sommes tant incapables de comprendre que malgré la laideur de certains de leurs actes, les gouvernants actuels font partis de nous, qu’ils aiment ce pays, autant que nous pouvons l’aimer, que nous pouvons les combattre et travailler à leur perte électorale, sans jamais les détester, sans jamais compromettre les intérêts nationaux, alors à quoi bon vouloir nous mettre à leur place ?. Car, après tout, qu’aurons-nous de plus qu’eux? Quelle alternative allons-nous proposer à notre peuple ? La négation permanente des actes du gouvernement actuel ? La violence verbale contre les tenants du pouvoir actuel?
Et si nous essayons autre chose que le dénigrement ? Et si nous acceptons que les problèmes qui se posent à notre peuple exigent plus de rigueur, de civisme et de lucidité de notre part?
Et si nous pouvions faire bloc, en toute circonstance, face aux bailleurs de fonds excroissances des politiques coloniales, néocoloniales et impérialistes ? Et si nous commencions à réfléchir, chacun ou chacune, au sens et à la signification de ce que nous disons, faisons ou ne faisons pas pour notre peuple et non plus seulement à nous contenter de dénonciation ?
Mais sommes-nous prêts à être autre chose que des moutons de panurge ? Que des instruments de puissances maléfiques et déshumanisées ? Que des apatrides qui ne parlent et n’agissent sans aucun souci des conséquences de leurs prises de position ou de leurs actes sur le peuple qui les a pourtant nourris et protégés ?
Que nous soyons journalistes, enseignants, élèves, étudiants, opposants, tenants du pouvoir, fonctionnaires ; que nous soyons des paysans, des éleveurs, des pêcheurs, des artisans ou des émigrés, ces questionnements nous interpellent tous.
Il s’agit, pour chacun de nous de savoir prendre des risques pour le pays, de refuser de cautionner des actes qui compromettent l’avenir de notre peuple ou de nous engager dans des luttes sans autres issues que celles de la défaite collective.
C’est pour toutes ces raisons que l’affaire Segura ne mérite pas, de mon point de vue, une mobilisation populaire et ne doit pas continuer à faire l’objet de discussions ou de discours démagogiques. Après tout, c’est au FMI de gérer ses agents, de veiller à leur probité et à leur loyauté envers leur employeur. Car, toute faille venant d’eux sera exploité, comme une opportunité, par leurs interlocuteurs, que ce soit le Président Abdoulaye Wade ou demain Moustapha Niasse. C’est la logique du monde libéral dont le FMI est l’un des plus grands chantres. Franchement, il n’y a pas de quoi fouetter un chat !

Tamba Danfakha
tntprodakar.over-blog.net
talantamba@yahoo.fr



1.Posté par Coucou le 14/11/2009 20:58 | Alerter
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Il faut être fou pour croire que l'affaire Segura est un non événement. Si quelqu'un prend sur lui de le croire, je suis certain que l'histoire lui prouvera le contraire. Mais comme l'on dit qu'il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, que pouvons faire pour que les gens n'aient plus leur propre lecture des évidences ?

2.Posté par Moussa le 14/11/2009 21:13 | Alerter
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L'auteur de cet article veut se faire remarquer. Il n'y a que lui qui pense que cette affaire est un non évennement.Si c'en est pas un qu'st ce qui peut l'être alors. C'est le plus grand scandale que notre pays n'a jamais connu.Et puis on sait ce qu'est le FMI. C'est pas ça le problème.Le problème c'est ce que le monde entier qualifie de corruption. Soit plus pertinent mon cher.

3.Posté par célui le 15/11/2009 00:27 | Alerter
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Ce texte n'est que contradictions, rien à en tirer.

4.Posté par tnt le 15/11/2009 01:23 | Alerter
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pourquoi vous ne prenez pas la peine de lire et de comprendre?
si vous êtes incapables de lire un texte en entier c'est que vous n'êtes pas serieux. Et vous ne faites que chahuter. Mais des gens qui chahutent sont des boulets pour notre pays.
Alors prenez le temps de lire le texte en entier avant de dire n'importe quoi sinon de grâce laissez l'histoire se faire sans vous.
J'attends vos contre arguments. Vous en avez, n'est ce pas?

5.Posté par muxmux le 15/11/2009 01:29 | Alerter
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tamba danfakha est un vrai crétin

6.Posté par djato le 15/11/2009 02:07 | Alerter
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on se calme muxmux.
pourquoi t'exciter ainsi : il s'agit de débats d'idées. Il a écrit ce qu'il pense. Moi j'ai vraiment tout lu comme nous invite tnt. Je trouve que le texte est profond et va au delà des habituelles élucubrations.
Alors pour une fois débatons argumentons

7.Posté par coco le 15/11/2009 09:45 | Alerter
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Nul cet article.
Le FMI ne peut se comporter ainsi que c'est écrit dans ce texte que parce que c'est un état dirigé avec une option "libérale".Tout en se critiquant ils sont complices sur le dos des populations.Rien à voir avec ce qui se passe dans des états comme le Vénézuela ,Bolivie,Pérou..... qui peut s'opposer au FMI du fait de leur choix d'une idéologie non libérale.
Avec un parti "libéral" au pouvoir, le Sénégal ne peut que se plier au bon vouloir du FMI et autres "rapaces".

8.Posté par Abd le 15/11/2009 09:49 | Alerter
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Oui coco ce texte est bourré de contradictions .Extraits:
""il est souhaitable que l’on évoque ce scandale, oui c’en est un, sous un angle moins « émotionnel ». ""
"""Après tout, c’est au FMI de gérer ses agents, de veiller à leur probité et à leur loyauté envers leur employeur"""
Et c'est donc aussi au peuple de sanctionner les écarts de son président........

9.Posté par Abd le 15/11/2009 09:55 | Alerter
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Là c'est du "délire" ce texte:
"""" c’est ignorer ou faire semblant d’ignorer les règles et les coutumes dans nos relations avec les fonctionnaires du FMI et des institutions de Brettons Wood : tout est fondé sur la qualité des liens que l’on a avec les hommes et les femmes qui travaillent pour ces institutions. Que vous leur offrez une mallette d’argent ou une statuette africaine, que vous les traitez comme des princes ou comme de « vrais experts », si vous ne pouvez pas créer et nourrir des liens personnels avec eux, vous risquez de perdre du temps dans des négociations interminables, de voir des investissements essentiels et urgents sans financements et la colère des populations vous emporter ou vous obliger à prendre des décisions difficiles ou à opérer des choix déchirants.""

10.Posté par sengenis le 15/11/2009 10:35 | Alerter
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À l'occasion de la tournée européenne du président Macky Sall, la DSE (délégation des sénégalais de l'extérieur) APR FRANCE organise un grand meeting ce samedi 21 Novembre au 144 avenue du président Wilson à Saint-Denis
Tous les sénégalais y sont invités ainsi que la presse (nationale et internationale).

11.Posté par djato le 15/11/2009 11:01 | Alerter
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abd tu cites des passages mais tu ne nous éclaires pas sur les contradictions.
Mais je suis d'accord avec toi quand tu dis que le peuple est le seul juge du président : au fond le texte si j'ai bien compris ne dit pas autre chose.
Pour coco je ne suis pas sûr que les états africains comme le sénégal aient vraiment le choix : les ajustements structurels des années 80 et 90 ont étét le fait d'un régime socialiste au Sénégal.

12.Posté par babs le 15/11/2009 14:48 | Alerter
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monsieur,

en lisant votre texte, je ne sais pas sur quoi vous voulez aller. Le problème est qu'il y a eu trop de scandales depuis 2000. Certes, les socialistes aussi ont fait trop de mal aux sénégalais. Mais, ce qui est fait est fait et faut voir le présent et songer à l'avenir. L'alternance est venue avec un monde économique plus dur : donc les peuples ne peuvent plus tolérer des erreurs de ce genre. C a d que leur argent doit être utilisé pour eux et c'est tout dans des bonnes orientations et non à gratifier tel ou tel proche de la cour du Roi ou créer des agences (gouffres d'argent) qui supplantent les ministères ou des sénats ou des conseils économiques et sociaux ou des budgets de voyages et de bamboula ou de créer des consulats, des ambassades partout dans le monde avec beaucoup d'emplois fictifs et de complaisances et passons des enveloppes attribuées aux chefs religieux et coutumiers etc...Voilà monsieur l'état actuel du Sénégal ! Les temps sont plus durs qu'avant donc les impôts et autres recettes fiscales de l'Etat doivent avoir leur sens dans leurs utilisations. C'est pour toutes ces choses que les Sénégalais en ont marre. Avant l'affaire Ségura / Wade, les inondations sont intervenues et on a su que les sapeurs pompiers n'ont pas de matériels adéquats pour leur intervention même pour un banal incendie ils peinent à travailler. Les 90 millions pourraient servir par exemple à acheter du bon matos etc..etc...Aussi, les ministres qui sont grassement payés par les contribuables et remaniés à tout coin de rue sont trop nombreux. Je vous donne les ministères utiles à l'heure actuelle : économie + finances, éducation, santé, affaires étrangères, agriculture + pêche +maritime, transports, tout le reste doit être des secrétaires d'états. Donc avec 15 ministres et secrétaires d'état le Sénégal peut être dirigé. Vous savez, Monsieur, un pays où il n'yen pas de sanctions (pour les incivilités - le peuple n'est pas éduqué et c'est aux dirigeants de donner les bons exemples - , pour les détournements, malversations à chaque branche de décision) ne peut avancer. Je suis convaicu qu'avec une bonne gestion et une rationnalisation des dépenses, le Sénégal pourrait décoller depuis..Car, nous avons été dotés par des facteurs naturels immenses comme la mer (pour les poissons), le tourisme, notre position géographique, des terres fertiles et nos capacités à imaginer, créer et innover donc des potentialités humaines considérables.

13.Posté par l'auteur le 15/11/2009 15:05 | Alerter
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babs tu as parfaitement raison sur tout ce que tu as dit.
Je ne sais pas si tu as lu le livre de cheikh hamidou kane, l'aventure ambigu : la grande royale dit qu'il faut accepter d'envoyer les enfants des diallobés à l'école pour apprendre à vaincre sans avoir raison! L'éfficacité ne peut pas toujours conjuguer avec la quête effrénée de la ... vérité.
Au fond voilà ce que je veux faire comprendre à vous tous : je n'ai pas envie de me mal me coucher au soir des prochaines élections parceque ce système (celui de maitre wade et des siens) qui ne donne pas satisfaction aux sénégalais pourrait sortir victorieux. et vous savez pourquoi? parceque l'opposition gaspille son temps et son energie dans des débats, certes importants, mais non prioritaires. Lors des dernières élections municipales et rurales, l'opposition était absente de 130 collectivités locales : comment voulez-vous contrôler le bon déroulement d'une opération électorale si vous n'êtes présents physiquement? Ensuite il faut encore une fois le dire : l'affaire Ségura est une impasse pour tous qui veulent en faire leur cheval de bataille. Au pire ce sont les sénégalais qui payeront les pots cassés : jamais les tenants actuels du pouvoir!
Donc pour moi il faut concentrer les éfforts au travail de terrain, de contact avec les électeurs et de préaparation matérielle des futures opérations électorales.
C'est démagogique de passer son temps à dénoncer tout et son contraire sans avoir en vue des perspectives claires et crédibles
Continuons à débattre avec des ....idées

14.Posté par makh le 15/11/2009 16:05 | Alerter
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Ndiambar je respecte ton point de vue,mais cette affaire est scandaleuse ,nous dormons en balieu dans l eau ,on mange pas bien,on a pas de boulot,les enfants meurent ds les pirogues pour barcelone ,notre majestè de president se permet d offrir une centaine de millions a un agent de fmi ,nourri, blanchi,vehiculè. Des fois on se rend pas compte des scandales au senegal,des gens pauvres de naissance qui manipulent des milliards apres 4,5,6...ans de pouvoir c est de la follie et on en parle deliberement
et dire que presk 70%de la pop sont pauvres ,ca me donne envie de vomir et de cracher a la figure tous ceux qui avancent l idèes de defendre un de leurs actes

15.Posté par babs le 15/11/2009 16:58 | Alerter
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A tous : auteur du texte comme commentateurs !

L'attitude de ' l'opposition' par rapport à L'affaire Segura / Wade ne peut créditer le gouvernement de l'alternance. Je m'explique : les modes de gestion du pays (je parle en toutes connaissances de cause) n'augure pas un avenir meilleur vu le contexte économique actuel et à venir. Nous nous devons de resserrer nos façons de diriger et aller à l'essentiel. Encore une fois, nous avons d'énormes potentialités géographiques, humaines, etc.. à nous de les utiliser à bon escient. Le FMI et la BM sont là pour maintenir leurs privilèges donc aux PMA et notamment le Sénégal de poser leurs exigences. Comment ? En montrant une autre image de celle d'aujourd'hui d'abord par une autre pratique de gouverner. C a d que le développement passe par nous sur tous les plans. Nos valeurs et potentialités doivent être toujours mis en avant et non courber l'échine comme de par le passé avec le PS et actuellement avec les Wade. Nous nous devons de toujours penser au peuple qui souffre et le satisfaire ne demande pas des prouesses. Ainsi, lors des votes des budgets, l'Etat doit toujours se soucier de lui, pour lui et vers lui. Sinon, tout dirigeant passe à côté de sa mission. Nous sommes des peuples analphabètes en langue officielle (français) qui nous a été imposé, par conséquent les aux dirigeants de faire leur rôle car ça les incombe.

16.Posté par l'auteur le 15/11/2009 17:44 | Alerter
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Makh,
Que dieu me préserve de défendre les scandales de Wade et de ses fils.
Je vis en banlieue, je connais les problèmes, je voyage très souvent à l'interieur du pays, je connais ce qui se passe dans mon pays.
Mais les cris, les insultes et les larmes n'y féront rien : ils seront toujours là si nous ne mettons pas en place une vraie stratégie de conquête du pouvoir.
Il faut se concentrer sur l'essentiel : la collecte des suffrages des sénégalais!
Mais il ne suffira pas de conquérir le pouvoir : il faut s'assurer qu'il y aura des ruptures dans la façon de traiter et de penser les affaires du pays.
C'est le sens de mon article
Babs,
Je constate, encore une fois, une grande convergence dans nos convictions. C'est pourquoi, je crois neccessaire d'attirer l'attention sur ce qu'il faut éviter de faire (car cela ne nous mène nulle part, les faux débats comme l'affaire ségura, car cela ne peut rien donner de positif pour les simples gens et pendant ce temps les tenants du pouvoir s'organisent pour conserver leurs prébendes).
Quand vous êtes un responsable, que vous devez décider, vous avez une foule de possibilités, mais vous devez choisir et vous ne pouvez choisir qu'une seule et forcement ce choix là est contestable. quand on veut changer les choses on doit faire des choix car on ne peut tout faire : se battre à la place du FMI ou travailler à transformer le mécontentement populaire actuel en défaite pour le pouvoir et en succès pour l'opposition. mais il faut s'assurer que celle-ci arrivée au pouvoir ne reproduira pas les mêmes pratiques qu'elle ne cesse de dénoncer, en ce moment. c'est votre rôle à vous, à moi, à la presse et à la société civile d'attirer l'attention sur les mauvaises pratiques et sur des actions qui ne conduisent qu'à gaspiller l'énergie populaire. que ce soit le fait du pouvoir ou de l'opposition

La mobilisation autour de l'affaire Ségura est un gaspillage des energies populaires.

en lieu et place je prefère la mobilisation autour des revendications actuelles des populations et de l'organisation, sur le terrain, des forces politques et sociales pour garantir le départ du régime actuel

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