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Corruption : Le secteur des affaires pointé du doigt

Selon la commission économique africaine, la corruption coûte jusqu’à 25% du PIB du continent, jusqu’à 25% du coût des contrats, a indiqué , jeudi , à Dakar , Kamel Ayadi consultant international, formateur et militant associatif en transparence, gouvernance et stratégie contre la corruption, l’éthique et la Responsabilité Sociétale des Entreprises.


Rédigé par leral.net le Jeudi 17 Décembre 2015 à 21:50 | | 0 commentaire(s)|

D’après une enquête très récente de transparency international, le secteur le plus touché par  le phénomène de la corruption en Afrique est le secteur de la police et des affaires, a-t-il ajouté lors d’un séminaire mensuel sur le développement de l’Institut Africain de Développement Economique et de Planification (IDEP), sur le thème « Entreprises Africaines, transformation structurelle et bonne gouvernance : quelles solutions face aux nouvelles exigences de transparence et d’intégrité ». 
Pour la première fois le secteur des affaires a été pointé du doigt comme étant l’un des secteurs où il ya un niveau élevé de corruption a-t-il informé. 
M. Ayadi a fait savoir que la corruption est un facteur d’inflation, car explique- t- il  « La corruption augmente les revenus des individus malhonnêtes mais également  des coûts des services, ce qui justifie dans ce cas qu’elle peut entrainer une inflation,  une augmentation des revenus qui ne correspondent pas à la productivité d’où une hausse du pouvoir d’achat ». 
La norme 37001,  une norme de gestion de risque de corruption,  a été mise en place, à cet effet,  pour apporter des solutions à ce phénomène. Il explique que «  la corruption est une question de management qui doit être régie  par des règles de management pour pouvoir au même titre que la qualité, la sécurité en entreprise, doit être mis en place des mesures proportionnées et raisonnable pour gérer la corruption ». 
 Selon lui, Le projet de loi de cette norme est à l’étape finale car elle a été rédigée et doit être approuvée  par les pays membres de l’ISO. 
Elle sera ainsi obligatoire d’où la tenue de cette rencontre afin de sensibiliser les entreprises sur ce qui les attends, et même  les entreprises publiques. « L’Etat doit donner un exemple et imposer une dynamique de transparence aux entreprises privées  en exigeant que celles-ci ne puissent participer aux appels d’offre publiques que si elles montrent qu’elles ont intégrées les mesures raisonnables proportionnées de lutte anti-corruption », a-t-il proposé . 
En ce qui concerne la Responsabilité Sociétale des Entreprises, M. Ayadi dira que « les entreprises africaine sont un peu à la traine par rapport à la RSE ». 
Il estime qu’il y’a certes une prise de conscience mais cela nécessite encore plus de dynamique  beaucoup de temps et de sensibilisation .en plus les efforts des Etats ne sont pas louables dans ce domaine. 






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