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Corruption à l'IAAF : Lamine Diack voulait financer sa campagne électorale au Sénégal

Selon les informations que possèdent nos confrères de Lequipe.fr, Lamine Diack, l'ancien président de l'IAAF, visait les élections présidentielles au Sénégal en 2012. Et pour financer sa campagne électorale, il voulait utiliser l'argent versé par des athlètes russes, au cœur du scandale de corruption qui secoue l'instance internationale. Il ne s'était finalement pas présenté mais a gardé les fonds...


Rédigé par leral.net le Vendredi 18 Décembre 2015 à 12:22 | | 19 commentaire(s)|

Corruption à l'IAAF : Lamine Diack voulait financer sa campagne électorale au Sénégal
L’affaire de dopage et de corruption au sein de l’athlétisme russe et de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) prend une tournure très politique. On connaissait l’implication de hauts responsables au sein du sport russe, mais on ignorait que l’argent versé par les athlètes russes était en grande partie censé servir à la carrière politique de Lamine Diack, l’ancien président de l’IAAF.

Selon nos informations, Diack a en effet très sérieusement envisagé de se présenter aux élections présidentielles sénégalaises de 2012 et aurait sollicité ses amitiés russes pour financer sa campagne électorale. L’ancien spécialiste de la longueur a finalement renoncé à effectuer le grand saut mais gardé l’argent, qui aurait atterri sur des comptes à Singapour via une société fictive, Black Tidings, contrôlée par son fils, Papa Massata Diack, par ailleurs conseiller de la fédération internationale.

Lamine Diack et son fils auraient proposé aux athlètes russes contrôlés positif de retarder ou d'étouffer leur dossier contre de fortes sommes d'argent
L’ancien patron de l’athlétisme mondial, son fils et son conseiller, Habib Cissé, ont été mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé par le juge Van Ruymbeke en novembre. Ils auraient proposé aux athlètes russes contrôlés positif de retarder ou d’étouffer leur dossier contre de fortes sommes d’argent. Le système mis au point au sein de l’IAAF permettait à ces athlètes de disputer les Jeux Olympiques de Londres, en 2012, alors qu’ils auraient dû être suspendus par leur fédération sur demande de la fédération internationale.

La commission indépendante diligentée par l’AMA et dirigée par son ancien président, le Canadien Richard Pound, doit rendre publique en janvier la seconde partie de son rapport, traitant justement de la corruption.








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