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Côte d’Ivoire : l’ex-aide de camp de Simone Gbagbo condamné à 20 ans de prison pour « assassinat »

le 5 Août 2015 à 11:29 | Lu 392 fois

Côte d’Ivoire : l’ex-aide de camp de Simone Gbagbo condamné à 20 ans de prison pour « assassinat »

Le commandant Anselme Séka Yapo, ancien chef de la sécurité rapprochée de l’ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo, a été condamné mardi par un tribunal militaire à vingt ans de prison pour« assassinat » durant la crise postélectorale de 2010-2011.

« Le tribunal déclare Séka Yapo coupable d’homicide volontaire (…) et le condamne à 20 ans de détention militaire », a déclaré le juge Tahirou Dembelé, après près de trois heures de délibération.

La « destitution du corps de la gendarmerie » dont fait partie le commandant Anselme Séka Yapo a été prononcée comme peine complémentaire.

Lundi 3 août, le procureur militaire avait requis la prison « à perpétuité » pour ce gendarme, poursuivi pour l’assassinat en avril 2011, au plus fort de la crise, du chauffeur de l’ancien ministre chargé des droits de l’Homme et actuel porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir), Joël N’Guessan.

Ouvert le 9 juin, ce procès concernait huit officiers, dont deux piliers de l’appareil sécuritaire de l’ex-président Laurent Gbagbo, pour des exactions commises durant la crise postélectorale de 2010-2011. Un neuvième prévenu ne s’est jamais présenté à l’audience.

Le commandant Jean-Noël Abéhi, l’autre homme fort de l’ancien régime, qui dirigeait le plus grand camp de gendarmerie du pays, basé à Abidjan, a été condamné à « cinq ans de prison » pour« désertion à l’étranger ». Le parquet avait requis 15 ans.

En revanche, les six autres officiers, qui comparaissaient libres, ont été déclarés « non coupables » de« violation de consignes »« Je suis satisfait de ce verdict qui sonne la fin de l’impunité » s’est félicité, le colonel Ange Kessi, commissaire du gouvernement (équivalent de procureur militaire). De leur côté, les avocats des deux condamnés ont laissé entendre qu’ils allaient faire appel de jugement. « Nous avons des voix de recours que nous allons porter devant les hautes juridictions », a déclaré Me Modeste Abié.
lemonde