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Coup de théâtre dans l'affaire des agressions à Cologne

le 11 Février 2016 à 15:02 | Lu 674 fois

La police allemande a fait le point sur les agressions sexuelles en masse de la nuit du Nouvel An à Cologne. Selon De Morgen, qui se base sur un article de Die Welt, la majorité des suspects appréhendés ne sont pas des demandeurs d'asile mais viennent d'Algérie et du Maroc. L'affaire prend désormais une autre tournure.


Coup de théâtre dans l'affaire des agressions à Cologne
Dès l'apparition du scandale, de nombreuses voix s'étaient élevées: des réfugiés avaient commis des agressions sexuelles en masse à Cologne lors de la nuit du Nouvel An. L'enquête prend néanmoins aujourd'hui une autre tournure.

Sur les 58 suspects interpellés jusqu'à présent, seuls trois d'entre eux venaient d'une région en guerre, a déclaré le procureur Ulrich Bremer au journal allemand Die Welt. Parmi les suspects, il y a 25 Algériens, 21 Marocains et trois Tunisiens. Trois Allemands et deux Syriens ont également été appréhendés. Les autres viennent d'Irak, de Libye, d'Iran et du Monténégro. Plusieurs d'entre eux sont mineurs.

"Jusqu'à présent, la police a interrogé près de 300 personnes en rapport avec ces agressions. En plus de ces interrogatoires, nous avons à disposition plus de 590 heures de matériel vidéo et nous avons analysé 1,1 million de mouvements par données téléphoniques", selon Bremer dans Die Welt.

Le nombre de plainte est actuellement de 1054. Dans 454 cas, il s'agit de violence sexuelle. Pour les 600 autres, on parle de délits et de vols. Les résultats de l'enquête confirment que les faits ont surtout été commis par des bandes de jeunes d'origines nord-africaines.

Des motifs sexuels? Pas seulement
En janvier, des sources policières anonymes avaient évoqué auprès des médias allemands que la plupart des auteurs étaient des Syriens qui venaient d'arriver en Allemagne. Le chef de la police aurait délibérément caché l'origine des auteurs.

Selon cette même source anonyme, les auteurs voulaient surtout s'en prendre aux passantes pour des motifs sexuels et pas pour les dépouiller. Il apparaît donc aujourd'hui que ce n'est pas le cas.

Treize personnes sont actuellement derrière les barreaux pour leur participation aux faits de la Saint-Sylvestre. Parmi eux, cinq sont soupçonnés d'agression sexuelle. Les autres sont détenus pour vol, recel, violence ou rébellion envers les forces de l'ordre.

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