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Cour d'Assises de Dakar: Une Sud-africaine condamnée à 10 ans ferme pour trafic de drogue

Wilma Achour, une Sud-africaine de 37 ans, va devoir rester encore cinq ans en prison, suite à sa condamnation, jeudi, à 10 ans de prison ferme par la Cour d’assises de Dakar, pour trafic international de drogue, a constaté l’AP. Elle devra également payer une amende 787 millions de francs CFA.


Rédigé par leral.net le Jeudi 10 Juillet 2014 à 21:20 | | 0 commentaire(s)|

Cour d'Assises de Dakar: Une Sud-africaine condamnée à 10 ans ferme pour trafic de drogue
L’accusée qui s’est présentée comme superviseur dans une compagnie d’import-export, a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire qu’à la barre. Mais elle a soutenu qu'elle ignorait ce que contenaient les paquets qu’elle transportait.

Les faits remontent au 15 juin 2009 quand la femme divorcée et mère de deux enfants a été appréhendée en provenance de Sao Paulo (Brésil), à l’aéroport de Dakar avec à l’intérieur de son sac à dos 3,750 kilogrammes de cocaïne.

En effet, selon les enquêtes préliminaires, le comportement de cette dame à son arrivée à l’aéroport a fait penser aux policiers qu’elle serait une mule.

Elle a avoué les faits avant d’expliquer aux enquêteurs que cette drogue lui avait été remise par un Nigérian du nom de Jake durant ses congés au Brésil au mois de mai 2009, pour son convoi à Dakar moyennant une somme de 660 euros, soit un peu plus de 400 mille FCFA.

Quelques jours après son retour dans son pays, elle avait reçu un message téléphonique de Jake lui donnant les références de son billet d’avion Afrique du Sud-Sao Paulo-Dakar. En réponse, elle lui avait communiqué son numéro de compte bancaire où il lui a transféré 500 dollars.

Interrogée sur les raisons qui l’ont poussée à accepter cette mission, elle a avoué avoir perdu son travail et avait besoin de cet argent pour ses enfants, précisant qu’au moment des faits elle avait divorcé.

Le président de la cour s’est étonné qu’elle n’ait plus de travail et qu’elle se paye quand même des vacances. L’accusée a répondu que ce voyage était déjà envisagé avant qu’elle ne perde son travail.

‘’J’avais besoin de cet argent mais aujourd’hui je regrette. C’est la première fois que cela m’arrive. Cela a bouleversé ma vie et je pense beaucoup à mes enfants’’, a-t-elle ajouté, en pleurs, devant le président et ses assesseurs.

Durant son réquisitoire, l’avocat général, Habib Samba Aw, a estimé que l’accusée est une victime qui a été utilisée. Selon M. Aw, même si elle est une mule, elle peut bénéficier de cette circonstances atténuantes.

Il a tout de même demandé sa condamnation à 15 ans de travaux forcés et 100 millions de francs d’amende.

Me Mbaye Jacques Ndiaye, avocat de la défense, a soutenu que sa cliente est ‘’coupable d’avoir perdu son travail et coupable d’être pauvre''.

''Wilma est une mule, un passeur, mais pas un trafiquant, car cette drogue n’est pas sa propriété et elle ne savait pas qu’elle la transportait’’, a dit Me Ndiaye.

Trouvant le réquisitoire de l’avocat général sévère pour quelqu’un qui a accepté de collaborer avec la justice, Me Ndiaye a ajouté que sa cliente a été victime de l’infraction qu’elle a elle-même commise mais les circonstances atténuantes militent en sa faveur. Il a ainsi demandé une application bienveillante de la loi.
APS






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