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Cour d’Assises de Saint-Louis : Famara Ndiaye tue Moustapha Diop et prend 10 ans de travaux forcés

Pour la première affaire au rôle de cette première session de la cour d’assises de l’année judiciaire 2011, Famara Ndiaye a été condamné à 10 années de travaux forcés. Il a été reconnu coupable du meurtre de Moustapha Diop.


Rédigé par leral.net le Mardi 22 Février 2011 à 18:20 | | 0 commentaire(s)|

Cour d’Assises de Saint-Louis : Famara Ndiaye tue Moustapha Diop et prend 10 ans de travaux forcés
Les faits remontent au 29 décembre 2008, à Saint-Louis, plus précisément au quartier Sud. Ce jour là, vers 14 heures, le commissariat de l’Île a été avisé téléphoniquement qu’une bagarre venait d’éclater au quartier Sud (dans l’Île) et que l’un des antagonistes avait grièvement blessé l’autre. Le transport immédiat effectué sur les lieux, les policiers on réussi à mettre la main sur Famara Ndiaye, alors que la victime, Moustapha Diop, est acheminée à l’hôpital où il décédera des suites de ses blessures occasionnées par un couteau.

A la barre, Famara Ndiaye est revenu sur les faits, expliquant que la victime et lui avait effectué un échange de portable. Par la suite, il s’est rendu compte que le portable était défectueux. Il a alors pris le pari de se rendre chez la victime pour reprendre son téléphone. Une fois chez Moustapha Diop, ce dernier refuse de lui remettre son téléphone. Une bagarre éclate, mais les deux protagonistes seront séparés. Contre toute attente, Famara Ndiaye va revenir et s’en prendre une nouvelle fois à Moustapha Diop, mais cette deuxième confrontation sera fatidique, puisque ce dernier va être mortellement poignardé. Et le certificat médical délivré par l’homme de l’art fait état d’une plaie du cœur par arme blanche d’une largeur d’un centimètre et d’une profondeur de deux centimètres.

Interrogé par le président Madieyna Diallo, Saliou Ndiaye, qui était présent sur les lieux, a expliqué que Famara Ndiaye et Moustapha Diop se sont disputés à cause d’un téléphone portable. Il est alors intervenu pour les séparer. Après avoir persuadé la victime de rentrer chez elle et l’accusé de s’en aller, il a, à son tour, regagné son chantier, qui était dans les environs. C’est par la suite qu’il a été alerté par des cris et a accouru pour constater que Moustapha Diop gisait sur le sol, se vidant de son sang. Ce témoignage a davantage enfoncé l’accusé.

Pour l’avocat général, l’assassinat est bien établi car Famara Ndiaye, après la séparation, s’est procuré un couteau, pour poignarder mortellement la victime. Selon Saliou Ndiaye, l’intention est bien établi, car Famara Ndiaye a non seulement utilisé un couteau, a visé le cœur de Moustapha Diop. Pour le représentant du ministère public, il n’existe ni légitime défense ni excuse de provocation, car l’accusé a lui-même provoqué la victime en venant la trouver chez elle. Il a demandé à la cour de déclarer Famara Ndiaye coupable du chef d’assassinat et requis contre lui vingt ans de travaux forcés.

La défense, constituée de Mes Mactar Diop et Cheikh Ahmet Tidiane Diouf, ont expliqué que leur client, qui est sujet à une épilepsie associée à des troubles cardiaques, ne jouissait pas de ses facultés au moment des faits. Ils ont écarté la thèse de l’assassinat et demandé à ce qu’on lui reconnaisse de larges circonstances atténuantes. La cour a finalement disqualifié l’assassinat en meurtre et Famara Ndiaye a été condamné à dix ans de travaux forcés.

Omar Aly Sall






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