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Crd sur l'éducation à Kaolack et Kaffrine : Des futilités, selon Abdou Faty du Grand cadre

Le coordonnateur du Grand cadre des syndicats d’enseignants ne trouve pas utiles les Comités régionaux de développement (Crd) organisés par le ministre de l’Education nationale dans les régions de Kaolack et Kaffrine. Pour lui, c’est une perte de temps, des futilités. Il s'en est, d'ailleurs, pris à Serigne Mbaye Thiam qu'il accuse d'avoir un agenda politique caché avant de mettre en garde les médiateurs.


Rédigé par leral.net le Samedi 5 Septembre 2015 à 10:03 | | 3 commentaire(s)|

« Serigne Mbaye Thiam ne fait rien d’autre que de la politique politicienne, une campagne déguisée pour un rapprochement de ses bases naturelles à Kaolack et à Kaffrine », a dit Abdou Faty dans les colonnes du Pop. Le Sg du Sels/A renseigne, en effet, que « le Premier ministre l’a instruit, le 30 avril, de convoquer une rencontre pour la gestion démocratique, il ne l’a jamais fait ». « Il fuit les organisations syndicales, il fuit le débat, apostrophe les enseignants à travers la presse et refuse de discuter concrètement des problèmes de l’école », fulmine-t-il. Le Coordonnateur du Grand cadre pense que l’école a besoin de concertation pour que les accords soient réalisés, pour que les mesures données par le chef de l’Etat, après le Conseil présidentiel, puissent être opérationnalisées. « Mais laisser l’essentiel pour se consacrer à l’accessoire, aux futilités comme ces Crd-là, c’est aller droit au mur. Nous disons également que si Serigne Mbaye Thiam ne se conforme pas aux instructions du Premier ministre, à savoir négocier pour la gestion démocratique, si l’école ouvre ses portes, nous allons considérer qu’on n’a plus de ministre de l’Education, il ne sera plus notre interlocuteur parce qu’en réalité, il a d’autres préoccupations », menace Abdou Faty.

M. Faty soupçonne leur ministre de tutelle d'avoir des ambitions inavouées et avertit les médiateurs : « En réalité, il a un agenda politique caché et nous attirons également l’attention des médiateurs à savoir le Haut conseil du dialogue social, la Commission Education de l’Assemblée nationale, le Conseil économique, social et environnemental, l’Ape, la Cosydep… que c’est un devoir moral pour eux de se prononcer ». « Ils étaient tous dans la salle le 30 avril quand le Premier ministre disait qu’ensemble, ils allaient surveiller les dispositifs de mise en œuvre des accords. Aujourd’hui, le dispositif est grippé et ils se terrent tous comme des rats et ne se prononcent pas. Nous demandons à ces médiateurs de se prononcer pour éviter que, demain s’il y a crise, on les considère comme des gens non crédibles », martèle-t-il.






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