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Crise au Soleil : Le départ du directeur général Mamadou Sèye réclamé

Les travailleurs du quotidien national Le Soleil membres du Synpics ne veulent plus de leur directeur général Mamadou Sèye. En conférence de presse hier, ils l’ont accusé de mauvaise gestion, avant de réclamer, pour la énième fois, son départ de la direction de l’astre national.


Rédigé par leral.net le Mercredi 29 Juillet 2009 à 14:52 | | 0 commentaire(s)|

Crise au Soleil : Le départ du directeur général Mamadou Sèye réclamé
Le soleil s’assombrit de jour en jour du côté de Hann. Pour la deuxième fois en moins d’une année, les travailleurs du quotidien national Le Soleil demandent la démission de leur directeur général. ‘Les travailleurs du Soleil regroupés au sein de l’intersyndicale (Synpics-Cnts) réclament le départ immédiat de leur directeur général Mamadou Sèye pour faute de gestion’, déclare Ibrahima Khalilou Ndiaye, le responsable de la section Synpics de l’astre national, lors d’une conférence de presse tenue dans les locaux du journal. Et d’ajouter que ses camarades ‘exigent’ la démission de leur patron, simplement parce qu’il a fait preuve d’une mauvaise gestion et a fini par étaler l’étendue de ses limites dans la conduite de l’entreprise Le Soleil qui doit rester, selon eux, un patrimoine national. D’après Ibrahima Khalilou Ndiaye, les reproches faits à leur patron sont fondés.

Les salariés de l’astre national, qui affirment avoir les preuves de leurs accusations, révèlent que Le Soleil dispose d’une unité d’impression numérique qui n’a jamais fonctionné, obligeant le groupe à imprimer le journal ailleurs et à supporter des charges supplémentaires, depuis l’arrêt de Grafisol. Il y a aussi, poursuivent-ils, ces transferts d’argent qui ont été effectués en dehors des règles de gestion, notamment de tout crédit documentaire, et qui sont destinés à l’acquisition de véhicules pour le personnel, pour près de 90 millions de francs Cfa. Lesquelles voitures n’ont jamais été livrées au Soleil. En plus, à en croire Ibrahima Khalilou Ndiaye, cette mauvaise gestion, qui se traduit par une situation financière et sociale difficile, risque de précipiter la faillite de l’entreprise et se manifeste également par un retard excessif dans le paiement des salaires. Ainsi, certains travailleurs n’ont pas encore perçu leur salaire du mois de juin. Il s’y ajoute le non-reversement à l’Ipres et à la Caisse de sécurité sociale des cotisations sociales toujours prélevées à la source. En outre, de plus en plus, les travailleurs comme les membres de leurs familles voient leurs ordonnances rejetées des pharmacies, eu égard à l’énorme dette de l’Ipm, et ne peuvent plus bénéficier de soins au niveau de certains médecins ou structures sanitaires puisque leur direction n’est pas en règle avec celles-ci.

Cependant, même si la situation est difficile, ces travailleurs n’entendent pas, pour autant, paralyser le fonctionnement de leur organe de presse, en observant une journée sans Soleil. Clamant leur patriotisme et affirmant être uniquement animés par la volonté de sauvegarder leur outil de travail, ils n’envisagent pas, pour l’instant, d’observer une grève générale, même si par ailleurs, le dépôt d’un préavis de grève n’est pas exclu. Ils en appellent simplement à l’autorité publique pour qu’elle fasse partir Mamadou Sèye, qui est à la tête de l’entreprise depuis cinq ans. Mais auparavant, l’Etat est invité à accélérer le paiement des 850 millions de francs (une rétribution sur deux exercices budgétaires) sur les 2 milliards qu’il doit à leur société.

D’autre part, les travailleurs exigent la lumière sur le patrimoine foncier de l’entreprise. Estimant à plus de 2 milliards la valeur de ce foncier, ils craignent que leur directeur ne fasse main basse sur les terres du journal. ‘Nous disposons d’informations selon lesquelles une partie du patrimoine aurait été immatriculée au nom de Mamadou Sèye et d’autres personnalités. Qu’on éclaire notre lanterne par rapport à la question du bail’, exige Ibrahima Khalilou Ndiaye, le responsable de la section Synpics de l’astre national.

Après la conférence de presse, nous avons tenté de recueillir la version de Mamadou Sèye. Il était malheureusement absent de son bureau.

LUTTE POUR L’AMELIORATION DU SERVICE PUBLIC : Vers une unité d’action de la Rts, du Soleil et de l’Aps

L’union fait la force. Cet adage, les travailleurs des différents médias d’informations du service public veulent en faire leur credo. Ibrahima Khalilou Ndiaye, le responsable de la section Synpics au Soleil, renseigne que tous les travailleurs de l’astre national, de la Radio télévision sénégalaise (Rts) et de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) ont décidé de s’organiser et d’unir leurs forces pour l’amélioration de leurs conditions de travail.

D’ailleurs, à en croire le responsable syndical, les délégués de la Rts étaient attendus à la conférence de presse d’hier. Malheureusement, ils organisaient une réunion à la même heure, dit-il. Ainsi, les travailleurs de ces trois organes du service public ont décidé d’organiser, dans les prochains jours, des manifestations communes.






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