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Crise burkinabè : Hollande salue l’‘’investissement personnel’’ de Macky Sall

Le président de la République française a remercié Macky Sall pour son ‘’investissement personnel’’ dans la résolution de la crise politique au Burkina Faso et rappelé sa condamnation la plus ferme du coup d’Etat survenu la semaine dernière à Ouagadougou, a appris l’APS.


Rédigé par leral.net le Lundi 21 Septembre 2015 à 20:22 | | 22 commentaire(s)|


François Hollande s’est entretenu par téléphone avec Macky Sall, le chef de l’Etat sénégalais et président en exercice de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) pour évoquer la grave situation au Burkina Faso, rapporte lundi le site de l’Elysée. Selon la même source, M. Hollande a indiqué que la France ‘’soutiendrait pleinement’’ la CEDEAO pour parvenir à ‘’des élections équitables et transparentes dans les meilleurs délais’’.
Il a aussi confirmé que la France ‘’se réservait la possibilité d’appliquer des sanctions contre ceux qui s’opposeraient à la tenue d’élections régulières’’ et qu’elle ‘’mobiliserait également ses partenaires européens en ce sens’’.L’Elysée souligne que François Hollande a appelé l’ensemble des forces impliquées dans le putsch à ‘’déposer immédiatement les armes et à rendre le pouvoir aux autorités légitimes, faute de quoi elles devraient en assumer toutes les conséquences’’. Il a confirmé que la coopération civile, financière et militaire française avaient été suspendues au Burkina Faso et ce jusqu’à la reprise effective de la transition, sous autorité civile.
François Hollande a tenu à exprimer sa solidarité à l’ensemble des familles et des proches des victimes des violences inacceptables survenues ces derniers jours.
Après trois jours de concertations dans un hôtel de Ouagadougou, le chef d’Etat sénégalais et président en exercice de la CEDEAO Macky Sall, a rendu public, dimanche un ’’projet d’accord politique’’ devant mener au départ des putschistes du pouvoir.
Ce plan de sortie de crise qui doit être soumis mardi à Accra (Ghana) aux chefs d’Etat de l’organisation régionale lors d’un sommet extraordinaire, prévoit le retrait des militaires du gouvernement. Ces militaires pourraient bénéficier d’une loi d’amnistie.
Les candidats du CDP (l’ex-parti au pouvoir) exclus des élections prévues en octobre devraient finalement pouvoir participer aux futurs scrutins, décalés ‘’au plus tard au 22 novembre’’.
De son côté, le chef de la junte, le général Gilbert Diendéré, a annoncé lundi soir qu’il acceptait de libérer le Premier ministre du gouvernement de transition, Yacouba Isaac Zida, "en signe d’apaisement".
Dans un communiqué, le général Diendéré dit craindre que la situation actuelle ne conduise "au chaos, à la guerre civile et à des violations massives des droits de l’homme" dans le pays.

Cette annonce intervient dans un contexte d’extrême tension.
En effet, l’armée du Burkina Faso a annoncé dans la journée que des unités loyales au gouvernement de transition basées en province convergeaient vers la capitale pour déloger les putschistes du Régiment de sécurité présidentiel (RSP), auteurs du coup d’Etat.






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