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Crise du système éducatif : Abdoulaye Ndoye du Cusems exige l’alignement des indemnités pour éviter une année blanche

Le Secrétaire général du Cusems, qui n’a pas signé les accords, revient sur les péripéties d’un accord controversé avec le gouvernement dans un entretien accordé au quotidien Le Témoin. M. Ndoye exige de part de l’Etat d’accepter le principe de l’alignement des indemnités de logement, car cela ne sera pas différé, avant de discuter sur les modalités.


Rédigé par leral.net le Lundi 4 Mai 2015 à 11:28 | | 17 commentaire(s)|

Crise du système éducatif : Abdoulaye Ndoye du Cusems exige l’alignement des indemnités pour éviter une année blanche
Le système scolaire sénégalais est miné par des grèves et des débrayages à répétition depuis plus de deux mois. Même si le gouvernement a signé un accord avec le Grand Cadre des syndicats d’enseignants, le jeudi dernier, pour la suspension de la grève, le gouvernement doit aussi faire des efforts allant dans le sens de convaincre le Cusems. Son Secrétaire général, Abdoulaye Ndoye, doit rencontrer le Premier ministre ce soir à 16 h pour trouver une solution définitive à cette crise. Mais, M. Ndoye a, lors d’un entretien accordé au Quotidien Le Témoin, montré sa détermination à poursuivre la grève si le gouvernement ne donne pas satisfaction à leur revendication. « Le Cusems a suggéré à l’Etat d’accepter le principe de l’alignement qu’on ne peut différer, puis discuter après sur les modalités », renseigne le Secrétaire Général du Cusem. « Nous avons très tôt alerté, en début d’année, et invité le gouvernement à prendre les mesures qu’il faut afin d’avoir une année scolaire apaisée en prenant l’initiative d’adresser une lettre intitulée : « Lettre d’alerte pour une année scolaire apaisée » au Premier ministre », indique M. Ndoye qui ajoute : "En se félicitant de notre lettre, le Premier ministre nous informe, en octobre, que des instructions seront données pour son étude diligente. Toutefois, le Cusems a pris les devants en organisant un panel au siège du Cusems aux Parcelles Assainies, avec tous les acteurs du système éducatif, afin de prévenir les crises. Ensuite nous avons déposé notre préavis de grève du 12 novembre au 12 décembre 2014 et observé deux débrayages en guise d’avertissement".

Toutefois, M. Noye déplore la stratégie adoptée par le gouvernement dans la gestion de cette crise scolaire. « Le pourrissement comme réponse du gouvernement et la stratégie de diabolisation nous ont amené à cette crise », accuse-t-il. D’ailleurs, explique M. Ndoye « le gouvernement avait trouvé les revendications des syndicalistes réalistes et réalisables, mais il n’a jamais respecté ses engagements ». « L’alignement de l’indemnité de logement n’est pas une nouvelle revendication », rappelle-t-il. Il informe qu’« en 2007, Wade y avait déjà fait le constat d’un désaccord. En 2011, on nous a opposé l’instrument de soutien à la politique économique (Ispe) de l’Etat ». Alors dit-il : "Au Sénégal, les écarts salariaux sont le vrai problème. Mais avec le nouveau régime, dans le protocole d’accord signé en 2014, on a évoqué une étude sur le système de motivation et de rémunération et que les résultats seraient publiés avant fin 2014 avec des corrections dans le budget 2015. Le Cusems est le seul syndicat à marquer son désaccord, pour nous, l’alignement c’est un principe de dignité, de justice et d’égalité. Comme le préconise l’Unesco. Doit-on rappeler que l’enseignant fait 75% de son travail à maison".

En effet, la question de confiance existe entre les deux parties. Car, dit-il, « sur l’étude, le gouvernement annonce une disponibilité en fin avril alors que le cabinet fait état d’une échéance du pré-rapport au plus tôt en fin mai. Dans ces conditions, il y a rupture de confiance ». M. Ndoye de dire que « le motif de la non soutenabilité et l’octroi à d’autres corps des indemnités brandis par le gouvernement, face aux lenteurs administratives, avec la délivrance des actes administratives, les mises en solde, le paiement des rappels, on voit que le gouvernement n’avait rien fait, puisqu’il parle d’opération coup de poing. Quand l’enseignant n’a pas son acte d’intégration, ni avancement, son salaire est gelé. Il y a des enseignants dont les salaires sont bloqués depuis 10 ans, alors que c’est avec l’avancement que l’enseignant peut prétendre améliorer ses revenus".






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