Leral.net | S'informer en temps réel

Crise humanitaire : L’Unicef lance un appel de 2,8 milliards de dollars

le 27 Janvier 2016 à 12:13 | Lu 307 fois

Avec près d’un enfant qui vit dans les zones en conflit, l’UNICEF vient de lancer un appel humanitaire de 2,8 milliards de dollars.


La situation est grave. Avec la montée en flèche des crises, beaucoup d’enfants n’ont plus regagné le chemin de l’école. C’est pourquoi l’’UNICEF lance un appel de 2,8 milliards de dollars afin d’aider 43 millions d’enfants du monde entier pris dans des crises humanitaires. 
En effet, pour la toute première fois, la plus grande partie des sommes concernées par cet appel 25% ira à l’éducation des enfants vivant dans des situations d’urgence. Cette année, souligne un communiqué, l’UNICEF prévoit d’augmenter de façon considérable le nombre d’enfants qui obtiendront un accès à l’éducation dans les situations d’urgence, le faisant passer de 4,9 millions, le chiffre pour le début 2015, à 8,2 millions pour 2016. Plus de la moitié 5 millions seront des enfants syriens vivant à l’intérieur du pays ou dans les pays voisins. 


«Des millions d’enfants sont privés de leur éducation. L’éducation est une mesure indispensable pour les enfants car elle leur donne la possibilité d’apprendre et de jouer en dépit des tirs, des 
grenades et du carnage. Cette année, un quart de notre appel est consacré à l’éducation», affirme Afshan Khan, Directrice des programmes d’urgence à l’UNICEF. 
Selon toujours la même source, l’appel de l’UNICEF pour 2016 a doublé par rapport à celui d’il y a trois ans à la même époque. Le conflit et des conditions météorologiques extrêmes obligent de plus en plus d’enfants à quitter leur foyer et expose des millions d’autres à de graves pénuries alimentaires, à la violence, aux maladies, à des exactions ainsi qu’au risque d’une scolarisation compromise. 
De même, dans le monde, environ un enfant sur neuf vit à présent dans des zones de conflit. En 2015, les enfants vivant dans des pays et des zones touchés par des conflits connaissaient un risque deux fois plus élevé.

lejecos