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Croisement Keur Massar : Les gendarmes arrêtent un chauffeur transportant de la drogue contenue dans des bonbonnes de gaz

Les gendarmes de la brigade de zone franche industrielle - sous la houlette de l’expérimenté adjudant-chef, Khota Diop, commandant de ladite brigade - se sont illustrés à nouveau dans leur croisade contre la délinquance dans la banlieue de Dakar. Ils ont en effet procédé à l’arrestation d’un chauffeur de bus transportant de l’herbe prohibée. Un coup de pied dans la fourmilière des dealers.


Rédigé par leral.net le Jeudi 7 Mai 2015 à 09:51 | | 3 commentaire(s)|

Croisement Keur Massar : Les gendarmes arrêtent un chauffeur transportant de la drogue contenue dans des bonbonnes de gaz
Vingt quatre kilogrammes de chanvre indien (24kg) ont été découverts dans des bonbonnes de gaz à bord d’un bus à hauteur de l’intersection de la commune de Keur Massar. L’autocar est conduit par un certain A. Diagne, 60 ans, qui évolue dans le transport de marchandises constituées de poisson fumé, de pain de singe et du charbon. Il a été appréhendé par les hommes en bleu, déféré au parquet, puis placé sous mandat de dépôt pour détention et trafic de chanvre indien.

La drogue était dissimulée dans trois bouteilles de gaz vides. Les deux bonbonnes contenaient chacune 9 kg et la troisième 6 kg. Le mis en cause a ouvert le cul de chaque bouteille un orifice de forme rectangulaire avant d’y fourrer la camelote.Après cela, il referme l’orifice de la bonbonne avec un métal retenu par une vis qui fixe le fer par un arrêtoir de fabrication artisanale. Il met ensuite là-dessus une légère couche de mastic et de peinture de la même couleur que ladite bonbonne, histoire d’éviter d’éveiller le moindre soupçon et d’effacer toute trace d’effraction suspecte.

Selon nos sources, le chauffeur de bus est pris en filature, de Ziguinchor à Dakar, par des hommes en bleu en civil. Ces derniers se faisant discrets, embarquent alors et prennent place. Mais, à chaque étape d’arrêt, ils descendent du bus, feignent de se dégourdir les jambes, vérifient du regard les bagages des passagers, puis remontent à bord. Au croisement de Keur Massar, le conducteur se gare sur le bas-côté de la chaussée, se retire à l’ombre d’un arbre et permet aux clients de descendre leurs bagages. Les gendarmes en civil entrent en action et interpellent le chauffeur sur la propriété des trois bouteilles de gaz. Ils vérifient les bonbonnes avec l’apprenti chauffeur et découvrent du chanvre indien à l’intérieur. Ils appréhendent le conducteur de bus et le placent en garde à vue à la brigade. Livré à un enquêteur, A. Diagne passe aux aveux, mais affirme ignorer la nature du contenu des bonbonnes de gaz. Il se décharge sur les nommés O, dit Ouzin, et Y. Fall, et retrace les péripéties de sa rencontre avec ceux-ci.

« Après ma retraite, j’ai décidé de me lancer dans le commerce en faisant la navette entre Ziguinchor et Dakar. Je m’y rendais souvent pour acheter du pain de singe, du poisson fumé et du charbon pour ensuite les revendre auprès des clients. Pendant trois ans, je faisais la navette et je m’en sortais bien. Ouzin et Y. Fall ont été mis en rapport avec moi par un ami travaillant à la Seras. Ils m’ont dit avoir un ami du nom de V. S. qui leur envoie souvent des marchandises, depuis Badiouré. Mais, ces temps-ci, ils affirment n’avoir plus quelqu’un pour les amener leurs colis. Ils ont déclaré que les marchandises étaient constituées de bonbonnes de gaz et d’aluminium. J’ai accepté leur offre moyennant des espèces sonnantes, variant entre 70 mille francs, 20 mille francs et 100 mille francs. Seulement, je ne me suis jamais posé la question de savoir pourquoi ces gens-là voulaient se procurer des bouteilles de gaz alors qu’il y en a ici, à Dakar, à la pelle. J’étais plutôt intéressé par l’argent qu’on me payait pour transporter leurs marchandises. J’ignorais vraiment qu’il s’agissait de la drogue. Mon apprenti-chauffeur m’a cependant une fois interpellé sur le fait que je transportais de la drogue dissimulée dans des bonbonnes de gaz. Il m’a expliqué et j’ai commencé à avoir des doutes. Il m’a réclamé de l’argent et je lui ai remis 50 mille francs pour acheter son silence. C’est à la brigade que j’ai su que c’était de la drogue. Je fixais rendez-vous à mes partenaires d’affaires devant la radio Oxygène Fm de Pikine pour leur remettre leurs colis. J’ai coopéré avec les gendarmes pour tenter de les piéger en leur disant au téléphone de venir récupérer la marchandise. Mais, lorsqu’ils ont senti le coup, ils ont rompu la communication », indique le mis en cause.

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