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DÉBUT D’ETE A DAKAR : Tenues légères, sachets d’eau fraîche, pas encore la grande bousculade pour les ventilos

La chaleur pointe le bout du nez dans les artères de la ville de Dakar, et dans les chaumières. Même si elle ne s’est pas encore définitivement installée, les débuts des longues journées de canicule plongent déjà les Dakarois dans l’angoisse. Les pull-overs, chandail, col rond et autres manteaux qui protégeaient contre le froid sont rangés dans les tiroirs en attendant d’autres hivers. La tendance sera elle au t-shirt léger et au body moulant le corps et ne laissant pas indifférent ? En tout cas, côté rafraîchissements, c’est déjà la bamboula pour les vendeurs.


Rédigé par leral.net le Dimanche 30 Mai 2010 à 04:45 | | 0 commentaire(s)|

DÉBUT D’ETE A DAKAR : Tenues légères, sachets d’eau fraîche, pas encore la grande bousculade pour les ventilos

ATTITUDES ET HABITUDES

15 heures passées, nous sommes presque à la fin du mois de Mai et celui de juin s’annonce le plus « tropicalement » possible. Installé dans un car Ndiaga Ndiaye assurant la liaison entre l’université CAD et la banlieue Dakaroise, on sue à grosses gouttes, la canicule aidant! En plus de la supporter tant bien que mal, la chaleur attise une dispute entre l’apprenti du car et un groupe de jeunes, garçons et filles, se rendant a Hann maristes et refusant de payer plus que 100 francs, prix qu’il trouve normal pour rallier cette cité. L’une d’elles répondant au doux prénom de Marie-Rose, s’égosille en direction de l’apprenti, «il fait assez chaud dans ton rafiot. Ne nous fais pas traîner encore plus. »
La chaleur à elle le don d’attiser les mœurs ? Apparemment oui ! «Quand il fait chaud je m’énerve très vite, c’est comme quand j’ai faim d’ailleurs» m’explique dans un éclat de rire une jeune fille «CF». La vingtaine, étudiante au département de Lettres Modernes rencontrée a l’UCAD. En attendant donc les premières gouttes de pluie qui filtreront les rayons ardents du soleil, elle m’explique les solutions qu’elle a pour moins ressentir la chaleur. « Vous savez, il ne faut pas être un génie pour le deviner »me lance t’elle. « Je change d’abord d’habitude vestimentaire. Je suis toujours en jean et t-shirt, pendant l’hiver, je mettais aussi un chandail ou un body longues manches. Mais maintenant que c’est la chaleur, ce sera mini et jupe ample en plus des… » Finit elle dans ce même éclat de rire. Difficilement, c’est d’autres filles. Elles disent que la mode de cet été sera plutôt aux couleurs exotiques. C’est en tout cas ce que renseigne l’habillement de ces jeunes gens. Mes nouvelles « amies »auront la même attitude vestimentaire que CF pendant cet été avouent elles certes, mais elles pensent aussi que « le respect de certaines valeurs pèseront aussi sur leurs manières de s’habiller » Débardeurs, culottes, bas, minijupes ; pantalons kakis, hauts croisés ou dos nus de toutes couleurs inonderont donc bientôt le marché Sénégalais et les tiroirs et étagères des armoires des jeunes filles Du côté des garçons, on n’est point très bavard, mais certains pensent que pour chaque saison convient un type d’habillement et ils ne s’inquièteront pas de mettre des habits moulés a leurs pectoraux. Tout cela promet un été torride! À chaque type d’habillement, il ya aussi des chaussures.

LES PLAGES PAS ENCORE ENVAHIES

Les différentes plages de Dakar Ngor, Pointe des Almadies, Yoff Bceao etc, ne connaissent pas encore l’engouement habituel selon les garçons et filles rencontrés. Pour eux, la raison est que dans les écoles, les programmes continuent jusqu'à la mi-juin ou a des dates plus éloignées, pour certains. Cependant un petit tour sur ces lieux très prisés en période de chaleur renseigne que les jours de congé et les mercredis après midi, il arrive que des groupes de jeunes se retrouvent à batifoler dans les eaux des différentes plages de la Capital. Les bains de nuit sont aussi courants d’après des amateurs. Et ce, malgré la fraîcheur des soirées qui est encore persistante à Dakar.

ON SE RAFRAICHIT COMME ON PEUT

Contre la chaleur la solution la plus adéquate est de se rafraîchir. Les chariots et autres pousse-pousse sont donc à profusion dans chaque coin et recoin de la Capitale. Leurs propriétaires offrent de l’eau dans des sachets industriels ou remplis du liquide précieuxpar le soin du vendeur lui-même, des boissons fraîches sont aussi proposées. Avec des prix qui varient de 25 a 50 francs, ces vendeurs de rafraîchissements avouent s’en sortir pas mal et cela se comprend même s’ils ne veulent pas relever leurs économies journalières. Ils sont pour la plupart des ressortissants guinéens établis au Sénégal et avouent que les sachets d’eau industriels sont les plus demandés par les Dakarois, un souci d’hygiène sûrement. Même s’ils n’étanchent pas carrément la soif, comme le fait l’eau, les sachets de jus de 100 francs ou les bouteilles remplies du même liquide sont prisés, comme quoi sous le chaud soleil de Dakar, tous les moyens sont bons pour se rafraîchir

LA VENTE DE VENTILOS FREINEE PAR LA CRISE

La crise économique affecte le citoyen sénégalais moyen et cela ce fait sentir auprès des commerçants de ventilateurs.Fallou F, l’un d’eux, originaire de la ville de Touba et rencontré à Stèle Mermoz renseigne que « la vente des ventilateurs n’est pas encore a son paroxysme, c’est même pour cela qu’il propose aussi de petits objets de décoration de maison. Cependant tout le monde sait que c’est une habitude sénégalaise que d’acheter au dernier moment.».

Pour le prix des ventilateurs, cela dépend plutôt de la marque mais Evernal est la plus demandée, renseigne la commerçant.


rewmi






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