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DECOUVERTE - Asc Ville de Dakar (D1, basket) : Des bleues pour le maintien

La ville de Dakar apprend ses premiers pas dans l’élite du basket sénégalais. Le club parrainé par la Mairie de Dakar, mise sur la jeunesse pour faire durer son nouveau bail avec le National 1. Par Boly BAH


Rédigé par leral.net le Vendredi 19 Décembre 2008 à 12:31 | | 0 commentaire(s)|

DECOUVERTE - Asc Ville de Dakar (D1, basket) : Des bleues pour le maintien
«L’équipe n’a ni les qualités techniques ni les capacités tactiques du Jaraaf. On a été mentalement faible en première mi-temps. Mais si on ne retient que la deuxième mi-temps, on peut avoir des lendemains meilleurs.» Ce résumé condensé de l’entraîneur de l’Asc Ville de Dakar (L’ascvd), Cheikhou Diouf, décrit les aptitudes technico-tactiques de ce début de saison du promu féminin. Les filles de la Ville de Dakar ont effectué un premier pas lourd de défaite face aux Jaraaf, pour leur entrée dans l’élite. La Vice-championne 2008 a quasi massacré les bleues de la ville de Dakar (68-43). Mais, c’est cela le dur chemin de l’apprentissage.
Fraîche championne de la D2, l’Asc Ville Dakar, est ainsi entrée dans la dure réalité de l’élite. Mais cela ne les ébranle guère. Même le vent frisquet qui les pique les os sur leur terrain à plein air n’a baissé leur ardeur guerrière. A la piscine olympique, leur antre d’entraînement, elles se tuent au travail. Le travail physique et les stratégies défensives sont au menu de leur cours du jour. Très studieuses, les jeunes de la Ville, par l’âge et par la joie juvénile qu’elles dégagent, sont en quête d’une base. Une bonne ossature pour se maintenir en D1.
Justement, le maintien, c’est l’objectif que s’est fixé Cheikou Diouf, le coach de l’équipe orange de la Ville de Dakar. Le coach des causes perdues. Confidence : «J’aime relever les défis. Partout où ça va mal, je pose ma casquette sans poser de condition». Sermon du technicien à la casquette. «Dépositaire du projet de la Ville de Dakar», Cheikhou qui émarge encore à l’Us Gorée, a réussi la première étape de son projet sur trois ans (2007-2010), pour construire un groupe et une équipe performante.
La montée en poche, le technicien est en route pour sa mission qui est de maintenir l’équipe en D1 pour la présente saison. Pour 2009-2010, il ambitionne d’être parmi les quatre meilleures équipes. Cheikhou vise les play-off. Concernant la mise en œuvre du plan de relance du basket de la Ville de Dakar, le superviseur Goréen a misé sur la jeunesse. L’équipe a une moyenne d’âge d’environ 21 ans. Mais, la Ville de Dakar compte sur l’expérience de Fatou Kiné Kane (23 ans), une expatriée fraîchement rentrée de Suisse, pour insuffler un vent d’expérience dans le jeu des promus. Le coach est tout heureux de sa perle rare. «Elle va apporter son soutien.» Un rôle qu’elle compte remplir avec beaucoup d’envie.
«NOTRE CREDO, LA DEFENSE ET LE JEU RAPIDE»
Sur le terrain, la jeune fille prend à cœur son rôle de grande sœur-modèle. Elle fait entendre sa voix, replace ses coéquipières, réorganise la défense. Outre cette ancienne Duchesse, les Bleues Dakaroises ont accueilli Fatou Fam de la Sibac et Astou Mbacké Thiam du Guédiawaye basket-club.
Coacher une équipe galvanise davantage le technicien de métier. La mission est noble. Avec un promu, il faut de la pédagogie. A suivre les certitudes de Cheikhou, c’est là où l’on reconnaît les meilleurs. Un bleu présente généralement un basket à refaire. «Un promu, c’est la formation. Il faut retravailler les acquis individuels et collectifs. Poser une culture tactique», renseigne le superviseur de l’Us Gorée.
Aujourd’hui, la Ville de Dakar a résolu l’une des équations pour faire de vieux os dans l’élite. La motivation et une structure défensive. «Mentalement, on a les moyens de motiver nos joueuses. Nous serons prêts physiquement et défensivement.» La défense, c’est l’arme de Dakar pour signer un long bail avec la D1. Les filles ont des jambes et du cœur. Elles ont de l’envie et un physique, pour tenir 40 minutes de bataille. D’où la profession de foi de Cheikhou Diouf : «Je ferais tout pour masquer les faiblesses de mes joueuses. Si on arrive à 50 ou 60 % de cet objectif, ce serait bien.»
Logée dans la poule B du National 1, «la plus difficile de toute, si on sait que toutes les équipes à part l’Asfo ont joué les play-off», Cheikhou et son adjoint Bocar Kane vont essayer de se frayer un chemin dans «ce championnat qui ne représente plus l’élite. Il a un niveau de jeu pour les espoirs.» 20 ans, c’est bien l’âge de l’Espoir et des Ambitions.

bolyba@lequotidien.sn






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